mardi 1 juillet 2008

Lloyds TSB intéressée par Dresdner Bank


Commerzbank et Santander seraient également sur les rangs. Mais Commerzbank et Dresdner pourraient également fusionner.

Lloyds TSB aurait déposé une offre de rachat sur la Dresdner Bank à laquelle s'intéressent déjà l'allemande Commerzbank et l'espagnole Santander, rapporte l'hebdomadaire allemand Der Spiegel dans son édition de ce lundi. La maison mère de la Dresdner, l'assureur munichois Allianz, négocie depuis plusieurs semaines avec Lloyds en vue d'un éventuel rachat et la banque allemande. Interrogé par l'AFP à Londres, un porte-parole de Lloyds a refusé tout commentaire, évoquant des "spéculations".

La presse allemande rapportait par ailleurs récemment que les discussions pour une éventuelle fusion entre la deuxième banque privée allemande Commerzbank et la Dresdner Bank étaient devenues un peu plus concrètes, les interlocuteurs ayant commencé à passer en revue les comptes de la première, qui a en échange obtenu accès à des "données sensibles" de sa cible.

Lloyds TSB et Commerzbank sont déjà en concurrence pour la reprise de la Postbank, première banque de détail du pays avec environ 14,5 millions de clients, et dont la maison mère Deutsche Post veut se défaire.

latribune.fr

Safran lance une offre de 300 millions de dollars sur une division de Digimarc Le groupe français surenchérit sur une offre de 263 millions de dollars


Le groupe français surenchérit sur une offre de 263 millions de dollars (en cash et titres) de la part de L-1 Merger Agreement. Safran vise les activités dans les équipements et logiciels servant à l'émission de pièces d'identité.

Le groupe américain Digimarc annonce dans un communiqué avoir reçu une offre non sollicitée de la part du groupe français Safran pour l'acquisition de son activité ID (Secure IB business), à savoir les activités dans les équipements et logiciels servant à l'émission de pièces d'identité.

Safran propose 300 millions de dollars en cash. Le français surenchérit sur une offre précédente de la part de L-1 Merger Agreement qui proposait 263 millions de dollars en cash et en titre.

"Le conseil d'administration de Digimarc Corporation a considéré que l'offre de Safran était susceptible d'être supérieure à l'offre déposée le 23 mars 2008 par la société L-1 Identity Solutions Inc (groupe L-1 Merger Agreement), Safran est ainsi entré en discussion avec Digimarc Corporation", précise dans un communiqué le groupe français spécialisé dans l'aéronautique et l'électronique.

"Le marché en forte croissance des documents d'identité sécurisés devrait offrir aux activités de Sagem Sécurité (filiale du groupe Safran) de nouveaux débouchés et opportunités, ainsi que des zones de développement géographique complémentaires dans le domaine de la sécurité", indique Safran. Le rachat prendrait la forme d'une offre publique libellée entièrement en liquide sur la société Digimarc, après que celle-ci eut donné son indépendance à ses activités de filigranage électronique et restitué à ses actionnaires une partie de ses liquidités, explique Digimarc dans son communiqué.

En mars, Digimarc avait accepté de céder les activités convoitées par Safran au groupe américain L-1 Identity Solutions. Mais le conseil d'administration de Digimarc a considéré que la proposition de Safran pouvait être plus intéressante que celle de L-1. Digimarc fait valoir que l'accord signé avec L-1 l'autorisait à examiner une offre meilleure pour ses actionnaires et a donc décidé d'engager des discussions formelles avec Safran. Pour l'instant, le conseil d'administration n'a pas pris position officiellement sur l'offre du groupe français et l'accord avec L-1 reste en vigueur, souligne-t-il dans son texte.

L'offre de Safran est pour l'heure non engageante et le groupe français devra obtenir une série d'autorisations avant d'aller de l'avant, notamment du comité chargé d'examiner les investissements étrangers dans les secteurs sensibles, le Comité sur l'investissement étranger aux Etats-Unis (CFIUS).

latribune.fr

Wendel: le gendarme de la Bourse enquête sur l'acquisition des titres Saint Gobain

L'Autorité des marchés financiers (AMF) a ouvert une enquête pour s'assurer que la société d'Ernest-Antoine Seillière a bien respecté la règlementation lors des achats des titres Saint Gobain, révèle le quotidien Le Figaro.

Selon le quotidien Le Figaro de ce mardi, le gendarme de la Bourse (AMF pour l'Autorité des Marchés Financiers), aurait lancé une enquête sur Wendel, le holding d'investissement d'Ernest-Antoine Seillière. l'AMF s'intéresse de près aux conditions dans lesquelles Wendel est monté dans le capital de Saint Gobain pour en détenir désormais 21,5%. L'AMF cherche a vérifier si la société d'investissement a bien respecté la règlementation, en déclarant concrètement ses franchissements de seuils de 5% et 10% dans le capital de Saint Gobain.

Wendel a réagi en indiquant avoir totalement respecté la réglementation. Son titre a toutefois chuté ce mardi de 4,57% à 67,60 euros. Celui de Saint-Gobain a perdu 1,29% à 39,51 euros.

Le Figaro indique également que l'AMF étudierait en détail le plan d'intéressement qui a permis en 2007 à Ernest-Antoine Seillière ainsi qu'à un certain nombre de cadres dirigeants du groupe d'acquérir 4,5% du capital de Wendel.

Un montage financier qui intéresse également la justice française puisqu'une plainte contre X pour abus de bien social et recel a été déposée début juin par l'un des actionnaires familiaux de Wendel, Sophie Boegner.

latribune.fr

La Société Générale reprend les actifs de son véhicule financier Pace

L'établissement financier a procédé au rachat des actifs d'un véhicule financier spécialisé ou SIV.

La Société Générale indique que la vente des actifs s'est opérée "à juste valeur de marché" mais cette recette n'a pas été suffisante pour rembourser la tranche en capital de la dette.
La Société Générale indique que la vente des actifs s'est opérée "à juste valeur de marché" mais cette recette n'a pas été suffisante pour rembourser la tranche en capital de la dette.
La Société générale a déclaré lundi soir qu'elle n'avait pas renouvelé la ligne de liquidités visant au refinancement de son SIV (structured investment vehicule) Pace et qu'elle a procédé, le 13 juin, au rachat de 100% des actifs du véhicule. Ils étaient évalués à 4,3 milliards de dollars.

La banque indique que "le produit de cette vente a été utilisé par Pace pour le paiement complet de sa dette senior, en particulier des billets de trésorerie et des bons à moyens terme négociables".

La Société Générale indique que la vente des actifs s'est opérée "à juste valeur de marché" mais cette recette n'a pas été suffisante pour rembourser la tranche en capital de la dette, d'environ 300 millions de dollars à fin novembre 2007 et dans laquelle la Société Générale avait investi 103,5 millions de dollars.

La décision de la Société générale peut être liée à l'annonce récente de ll'agence de notation fianncière Standard & Poor's qui a retiré ses notes sur la dette senior de Pace et révélé que les ventes des actifs de ce SIV n'ont pas permis de rembourser les détenteurs de la tranche en capital de la dette.


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Safran: petite acquisition aux Pays-Bas

Le groupe a acquis Sdu-Identification BV (Sdu-I), fabricant de passeports et documents d'identité sécurisés, basé à Haarlem aux Pays-Bas.

Alors que Safran a lancé lundi une offensive sur une division de l'américain Digimarc, le groupe annonce ce mardi l'acquisition de Sdu-Identification BV (Sdu-I), fabricant de passeports et documents d'identité sécurisés, basé à Haarlem (Pays-Bas).

Avec un chiffre d'affaires supérieur à 90 millions d'euros en 2007, Sdu-I est l'un des premiers fabricants européens de documents d'identification sécurisés (permis de conduire, cartes d'identité et passeports électroniques et biométriques), explique dans un communiqué le groupe français, spécialisé dans les équipementes aéronautiques et l'électronique.

Le montant de cette acquisition, qui rejoindra le périmètre de Sagem Sécurité, filiale de Safran, n'est pas précisé. Le marché des documents d'identité devrait connaître une croissance annuelle de plus de 15% au cours des cinq prochaines années, estime le groupe français.

Safran a lancé une "offre non sollicitée" afin de racheter à la société américaine Digimarc ses activités dans les équipements et logiciels servant à l'émission de pièces d'identité, pour un montant de 300 millions de dollars.

latribune.fr

lundi 23 juin 2008

Essilor rachère Satisloh pour 340 millions d'euros


Satisloh fournit des machines pour lentilles optiques. La transaction, qui doit encore recevoir l'aval des autorités compétentes, devrait ête finalisée dans le courant du second semestre.


Le groupe suisse Schweiter annonce ce lundi la vente de sa filiale Satisloh pour 340 millions d'euros au français Essilor.
La transaction, qui doit encore recevoir l'aval des autorités compétentes, devrait ête finalisée dans le courant du second semestre, explique dans un communiqué le spécialiste des machines.
Satisloh fournit des machines pour lentilles optiques. L'entreprise a enregistré en 2007 un chiffre d'affaires de 270 millions de francs suisses (167 millions d'euros) pour un résultat opérationnel de 42 millions. Elle emploie 410 personnes.
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Fusion Gaz de France-Suez : l'autorité des marchés donne son feu vert

Gaz de France et Suez annoncent ce lundi avoir obtenu le visa de l'Autorité des marchés financiers sur le document relatif à leur projet de fusion, qui devrait intervenir le 22 juillet. Les actionnaires de chacun des groupes devront encore voter sur la fusion le 16 juillet. Suez Environnement précise ses perspectives de résultats.

L'Autorité des marchés financiers (AMF) a donné son aval à la fusion entre Gaz de France (GDF) et Suez, ont annoncé ce lundi les deux groupes d'énergie, qui tiendront leur premier conseil d'administration commun le 22 juillet. GDF et Suez "ont obtenu le 13 juin le visa 08-126 de l'AMF sur le prospectus relatif à leur projet de fusion", indiquent les deux groupes, dans un communiqué qui peut être consulté sur les sites Internet de l'AMF et des deux groupes.
Dans le cadre de la mise en Bourse de 65% du capital de Suez Environnement, le pôle des activités eau et déchets de Suez, les actionnaires de Suez recevront une action Suez Environnement pour 4 actions Suez, ont également annoncé les deux groupes dans un communiqué commun.
Les actionnaires de chacun des groupes devront encore voter sur la fusion, lors d'assemblées générales extraordinaires, déjà convoquées pour le 16 juillet.
Annoncé en février 2006, le projet de fusion a fait l'objet d'une nouvelle version, présentée début septembre après d'âpres négociations avec l'Elysée. Ce nouveau schéma prévoit l'échange de 22 actions Suez pour 21 actions GDF et, pour compenser la différence de valeur boursière entre GDF et Suez, une mise en Bourse de la majorité de Suez Environnement. Le 22 juillet, le nouveau groupe, nommé GDF Suez, sera coté en Bourse, le même jour que Suez Environnement. "Les actions Suez Environnement seront admises aux négociations sur les marchés" Euronext de Paris et Bruxelles, et "les actions GDF Suez émises seront admises aux négociations sur le marché Euronext Paris, GDF Suez faisant à cette occasion l'objet d'une cotation sur le marché Euronext Brussels et sur le marché réglementé de la Bourse de Luxembourg", indiquent les deux groupes.
"Le 22 juillet marquera la création de deux leaders mondiaux, l'un dans l'énergie et l'autre dans l'environnement", a fait valoir le PDG de Suez et futur président du nouveau groupe, Gérard Mestrallet, lors d'une conférence téléphonique. Pour 2007, en proforma (comme si les deux groupes avaient fusionné en 2007, ndlr), GDF et Suez ont dégagé ensemble un résultat net de 5,6 milliards d'euros, un chiffre d'affaires de 74,3 milliards d'euros et un résultat opérationnel courant de 8,3 milliards d'euros, et un Ebitda (résultat d'exploitation) de 13,1 milliards d'euros. La dette financière s'élève à 15,8 milliards d'euros.
GDF et Suez confirment leurs objectifs d'atteindre un Ebitda d'environ 17 milliards d'euros d'ici 2010, avec 1 milliard d'euros de synergies (économies) par an d'ici 2013, et des investissements de 10 milliards d'euros par an en moyenne sur 2008-2010. Ils réitèrent leur intention de distribuer 50% du résultat net aux actionnaires, avec une croissance du dividende par action de 10 à 15% par an et en moyenne entre le dividende payé en 2007 et celui payé en 2010.
Le 31 août seront publiés les comptes du premier semestre de chacun des groupes et les comptes semestriels du nouvel ensemble.
Suez Environnement coté à partir du 22 juillet Suez Environnement a annoncé ce lundi avoir reçu l'aval de l'AMF pour une cotation le 22 juillet sur Euronext Paris et Bruxelles. Dans le cadre de la fusion entre Suez et GDF, 65% du capital de la branche eau et déchets du groupe Suez seront distribués aux actionnaires de Suez, qui recevront une action Suez Environnement pour quatre actions Suez. Les principaux actionnaires (Groupe Bruxelles Lambert, Caisse des dépôts, Sofina, CNP Assurances, Areva) détiendront 12%, dans le cadre d'un pacte d'actionnaires de cinq ans conclu avec Suez. Les salariés en détiendront 2%, et le public 51%. Le reste du capital (35%) sera aux mains du nouvel ensemble GDF Suez. Du côté des perspectives, le groupe mise pour 2008 sur un résultat brut d'exploitation (Ebitda) compris entre 2,10 et 2,15 milliards d'euros. Sur la période 2009-2010, cet Ebitda devrait croître en moyenne de 8% par an, hors acquisitions stratégiques. Suez Environnement entend verser un dividende de 0,65 euro par action au titre de l'exercice 2008 et prévoit une croissance annuelle de son dividende au moins égal à 10% pour les deux années suivantes.

latribune.fr

dimanche 15 juin 2008

United Technologies va racheter pour 4 milliards de dollars de ses propres actions

La Tribune.fr - 12/06/08


Cette opération remplacera un précédent programme qui a permis au groupe de racheter pour 2 milliards de dollars de titres en 2007.

Le groupe diversifié américain United Technologies (UTC) a lancé un programme de rachat de ses propres actions de 4 milliards de dollars, selon un communiqué publié mercredi après la clôture de Wall Street. Le conseil d'administration a autorisé les dirigeants du groupe à racheter jusqu'à 60 millions d'actions ordinaires. Cette autorisation remplacera un précédent programme qui a permis au groupe de racheter pour 2 milliards de dollars de titres en 2007 et devrait lui permettre de consentir un effort équivalent cette année.

Cette annonce a été bien accueillies par les marchés. Le cours d'UTC était soutenu dans les transactions électroniques suivant la séance officielle de Bourse avec un gain de 0,30%, à 66,85 dollars.

Basée à Hartford, dans le Connecticut (nord-est des Etats-Unis), UTC est un mini General Electric, avec une présence dans de nombreux secteurs industriels: les moteurs d'avions (Pratt & Whitney), les hélicoptères (Sikorsky), la climatisation (Carrier), les équipements aéronautiques (Hamilton Sundstrand), les ascenseurs (Otis), les systèmes anti-incendies (UTC Fire & Security) et les piles à combustibles (UTC Power).

latribune.fr

Offre de rachat de France Télécom sur TeliaSonera: les réactions fusent

La Tribune.fr - 10/06/08

Même amicale, l'offre de rachat annoncée jeudi dernier par France Télécom sur l'opérateur suédo-finlandais TeliaSonera et aussitôt rejettée, ne fait pas l'unanimité. Le groupe français s'est donné quinze jours de réflexion avant de la lancer. Pendant ce temps-là, chacun y va de son commentaire.

La réaction est d'abord venue des investisseurs. En effet, à peine l'opérateur France Télécom annonçait-il - jeudi 5 juin - vouloir lancer une offre de rachat amicale sur son homologue, le suédo-finlandais TeliaSonera pour environ 33 milliards d'euros, que l'action du groupe français, cotée à Paris, ouvrait en baisse. Elle a perdu ce jour-là plus de 5%, clôturant à 18,25 euros. Pourtant rejetée par le conseil d'administration de TeliaSonera, jugeant l'offre sous-évaluée, Didier Lombard, le patron de France Télécom se voulait alors rassurant en défendant l'idée: "la position de TeliaSonera n'est pas un scoop. C'est une position normale à ce stade de la discussion". "Nous avons, expliquait-il, quinze jours de discussion devant nous".

Réaction également du ministre suédois des marchés financiers, Matts Odell qui a déclaré à des journalistes se ranger du côté de l'opérateur suédo-finlandais. La Suède, actionnaire de l'opérateur nordique à hauteur de 37,3%, a promis de vendre sa participation dans le cadre d'un programme de privatisation. "Nous accueillons toutes les parties intéressées mais dans le cas actuel nous partageons l'opinion du conseil d'administration de TeliaSonera lorsqu'il dit que l'offre ne reflète pas pleinement la valeur réelle et le potentiel du groupe", a-t-il expliqué.

Les syndicats du groupe sont également vite montés au créneau en dénonçant notamment "une course au gigantisme" qui conduira à "un surendettement" ou des "surenchères". Et le titre France Télécom a continué de plonger le lendemain de l'annonce, signant plus de 7% de baisse en deux séances. A tel point que le directeur financier de l'opérateur français, Gervais Pelissier, a fini par confier en fin de semaine, que le groupe pourrait renoncer à son projet de rachat si le cours de France Télécom continue à baisser. "Deux raisons pourraient nous conduire à retirer notre offre, a-t-il précisé dans le Journal du Dimanche,. La première serait qu'elle ne soit pas reçue amicalement par les actionnaires et le management de TeliaSonera. La seconde serait la poursuite des turbulences du marché".

Et lundi, justement, le cours s'est stabilisé, avant de repartir légèrement dans le vert ce mardi, en hausse de 0,75% à 18,04 euros. Mais les réactions ne cessent pas pour autant. Dans un entretien publié ce mardi par un journal norvégien, un représentant du personnel au conseil d'administration de TeliaSonera, Elof Isaksson a qualifié l'offre de l'opérateur français de "ridicule" et d'"inintéressante". "Et pourquoi devrait-on fusionner? s'interroge-t-il tout en déclarant: "Nous grandissons de plus en plus dans des marchés à l'est. C'est là que les opportunités se trouvent. Nous n'avons pas besoin de France Télécom pour cela mais eux ont besoin de nous". Et de mettre de l'huile sur le feu: "Parallèlement, Telenor a affiché son intérêt. D'après les rumeurs, des Allemands et des Russes auraient aussi commencé à se réveiller. Toutes les grosses compagnies européennes étudient aujourd'hui la possibilité d'entrer dans la course".

Contrôlé à 54% par l'Etat norvégien, Telenor a décliné tout commentaire sur son éventuel intérêt pour TeliaSonera.

Une fusion entre l'opérateur norvégien de télécommunications Telenor et le suédo-finlandais TeliaSonera pourrait constituer une bonne opération industrielle, a de son côté estimé lundi Ola Borten Moe, le président de la commission des affaires et de l'industrie du parlement norvégien. "Ce pourrait être une bonne idée si Telenor faisait une offre sur TeliaSonera. Ils ont été tout proche d'une fusion il y a plusieurs années et il est clair que des synergies entre les deux entreprises restent intéressantes" a-t-il déclaré.

Pour mémoire, rappelons les conditions de l'offre France Télécom sur TeliaSonera: le projet est constitué d'un "mix" de 52% en numéraire payable en euros pour un équivalent de 63 couronnes suédoises par action TeliaSonera, et de 48% en actions France Télécom sur la base d'un ratio d'échange de 3 actions nouvelles France Télécom pour 11 actions existantes TeliaSonera.

latribune.fr

BNP Paribas en recul malgré la reprise des activités de Bank of America

La Tribune.fr - 11/06/08

Le groupe bancaire français va reprendre les activités dite de "prime brokerage" (services aux hedge funds) actions de BofA. Son titre recule pourtant de 1,89%.

BNP paribas deviendra ainsi un des principaux acteurs de cette spécialité outre-Atlantique.
BNP paribas deviendra ainsi un des principaux acteurs de cette spécialité outre-Atlantique.
BNP Paribas a annoncé mardi soir qu'elle allait reprendre les activités dite de "prime brokerage" (services aux hedge funds) actions de Bank of America (BofA) pour un montant non dévoilé - il serait de l'ordre de 300 millions de dollars soit 200 millions d'euros - et devenir ainsi un des principaux acteurs de cette spécialité outre-Atlantique. Cette transaction reste soumise au feu vert des autorités compétentes. Elle compte la finaliser au cours du deuxième semestre.

Dans son communiqué, le groupe bancaire français souligne que "les activités de prime brokerage actions de Bank of America fournissent une large gamme de services aux hedge funds : financement sécurisé, règlement-livraison et conservation de titres, prêts de titres, présentation aux investisseurs, solutions informatiques sur mesure... Il s'agit d'une activité à faible risque, peu consommatrice de capital et orientée vers le service aux clients".

BNP Paribas précise que Bank of America a connu dans ce métier "13 années de croissance soutenue" et y dispose de plus de 300 collaborateurs et d'un portefeuille de clients qui compte plus de 500 hedge funds.

Ce renforcement n'a pas suffi à soutenir le titre ce mercredi dans un marché, il est vrai, mal orienté : l'action BNP Paribas recule en fin de séance de 1,89% à 59,65 euros.


latribune.fr

Le japonais Daiichi Sankyo s'empare de l'indien Ranbaxy

La Tribune.fr - 11/06/08

Le laboratoire japonais Daiichi Sankyo lance une offre d'achat amicale sur le premier groupe pharmaceutique indien, le fabricant de génériques Ranbaxy, pour un montant compris entre 3,4 et 4,6 milliards de dollars (2,2 et 3 milliards d'euros).

Nouvelle offensive des laboratoires japonais hors de leur territoire. Après Takeda c'est Daiichi Sankyo qui passe à l'action en rachetant l'indien Ranbaxy. Cette offre a été approuvée à l'unanimité par les conseils d'administration des deux groupes. L'acquisition aura lieu via une cession de titres par la famille Singh, fondatrice de Ranbaxy, qui détient au total environ 35% du capital, complétée par une offre publique d'achat (OPA) afin de parvenir à l'acquisition par le groupe japonais d'au moins 50% des droits de vote.

Cette transaction permettra aux deux entreprises de connaître "une croissance durable grâce à une diversification couvrant tous les aspects de l'industrie pharmaceutique", se sont-elles félicitées dans leur communiqué. L'opération vise également à réaliser des économies en "optimisant l'usage de la recherche et développement et les capacités de production des deux entreprises, tout spécialement en Inde", a poursuivi le texte.

Le PDG de Ranbaxy, Malvinder Singh, restera à la tête de l'entreprise. Plus de 90% du chiffre d'affaires de Ranbaxy provient des produits génériques. Mais comme tous les laboratoires indiens, Ranbaxy est désormais contraint de trouver ses propres produits et de ne plus copier les molécules des géants occidentaux du secteur, en vertu d'une loi indienne de 2005 rendant illégale la duplication de tout médicament breveté, en conformité avec les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Les laboratoires japonais, pour leur part, se sont lancés ces derniers mois dans une course aux acquisitions à l'étranger. De taille modeste par rapport à leurs homologues occidentaux, ils cherchent ainsi à assurer leur avenir. Le numéro un japonais Takeda a ainsi lancé en avril une offre publique amicale de 8,8 milliards de dollars (5,7 milliards d'euros) sur la société de biotechnologie américaine Millenium Pharmaceuticals, deux mois après avoir acheté la filiale nippone d'Amgen, ainsi qu'une série de molécules en développement, pour plus de 2 milliards de dollars.

latribune.fr

L'américain Staples réussit à mettre la main sur Corporate Express

La Tribune.fr - 11/06/08


Staples et Corporate Express ont trouvé un accord par lequel le spécialiste américain des fournitures de bureau rachètera son homologue néerlandais pour 3,1 milliards d'euros environ au total. Cette fusion rend caduc le rachat prévu du français Lyreco par Corporate Express.

Après des semaines de refus, le néerlandais Corporate Express a finalement accepté d'être racheté par l'américain Staples. Les deux groupes annoncent ce mercredi un accord par lequel le spécialiste américain des fournitures de bureau rachètera son homologue néerlandais moyennant 9,25 euros par action ordinaire, soit 3,1 milliards d'euros environ au total contre 7,25 euros prévus initialement. La fusion devrait être effective en juillet, ajoutent Staples et Corporate Express.

Cette opération va donner naissance au numéro un mondial du secteur. Corporate Express est le numéro un des fournitures de bureau pour professionnels, Staples s'adressant aussi aux particuliers. Le nouveau groupe aurait eu fin 2007 un chiffre d'affaire combiné d'environ 18 milliards d'euros, avec plus de 94.000 employés. Peter Ventres, PDG de Corporate Express, deviendra président de Staples International, responsable du groupe hors du Canada et des Etats-Unis. L'ensemble sera dirigé par l'actuel PDG de Staples, Ron Sargent.

La manoeuvre d'intimidation menée par l'américain a donc fonctionné. Staple avait en effet relevé son offre mardi dernier à 9,15 euros sur Corporate Express. Le groupe était revenu à la charge le lendemain en annonçant avoir acheté 12,3 % supplémentaires d'actions ordinaires du groupe néerlandais. En tout, Staples a mis la main sur un peu plus de 22 millions d'actions Corporate Express au prix de 9,15 euros.

Mieux encore: l'intéressé affirmait par ailleurs avoir recueilli l'engagement irrévocable de 23,3 % des actionnaires du groupe néerlandais. Autrement dit, il aurait désormais l'emprise sur 35,6 % du capital. Une façon d'intensifier un peu plus la pression sur les actionnaires encore récalcitrants.

La dernière proposition de Staples toute en cash est recommandée par le conseil de surveillance et le comité exécutif de Corporate Express, ont fait savoir les deux entreprises. Elles ajoutent que l'accord de fusion précédemment passé par Corporate Express avec Lyreco est devenu caduc. Le groupe français fait donc les frais du rapprochement américano-néerlandais. La reprise de Lyreco par Coporate était en effet, une belle opportunité pour le français de s'internationaliser un peu plus et de s'ouvrir les portes du premier marché mondial, à savoir les États-Unis. En consolation, Lyreco recevra 30 millions d'euros de dédommagement.

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TNS, en pleine fusion avec GfK, fournit néanmoins quelques informations à WPP

La Tribune.fr - 09/06/08


Malgré le rejet des deux offres de rachat lancées par le publicitaire britannique WPP, le groupe d'études de marché britannique TNS va lui fournir quelques informations, conformément, selon lui, au Code des fusions britanniques. Il fusionne actuellement avec son homologue allemand GfK.

Que se passe-t-il du côté des groupes d'études de marché? Alors que le britannique TNS a annoncé début juin qu'il fusionnait par échange d'actions avec son homologue allemand Gfk, il accepte par ailleurs de fournir des informations au groupe publicitaire WPP dont il a pourtant déjà rejeté deux offres de rachat.

Des informations fournies aux termes d'une obligation du Code des fusions britanniques, se défend TNS, insistant au passage sur les deux rejets de l'offre WPP qui "le sous-évaluait substantiellement". Dans un communiqué envoyé à la Bourse de Londres ce lundi, TNS indique donc avoir fourni certains éléments déjà communiqués à GfK.

Pas de revirement donc. TNS réaffirme que son conseil d'administration demeure "décidé à mener à bien la fusion dont il estime qu'elle est dans le meilleur intérêt des actionnaires". Ce rapprochement devrait en effet donner naissance au numéro deux mondial des études de marchés en termes de chiffre d'affaires, derrière l'américain Nielsen. L'opération devrait même être finalisée au cours du quatrième trimestre.

TNS, né de la fusion de Taylor Nelson AGB fin 1997 et de la société française Sofres, est actuellement numéro trois mondial (selon l'institut Honomichi). De son côté, GfK, créé en 1934, se classe cinquième.

WPP, numéro deux mondial de la publicité derrière l'américain Omnicom, très présent aussi dans les études marketing via sa filiale Kandar, fait les yeux doux à TNS depuis plusieurs mois. Les deux offres proposées le valorisant à plus de 1 milliard d'euros (948 millions de livres sterling pour la première et 992 millions pour la seconde).

A la Bourse de Londres, l'action TNS perdait 0,39% à 256,5 pence en fin de matinée, pendant que le titre GfK, coté à Francfort, perdait près de 4% à 27,18 euros. Même tendance pour l'action WPP, à Londres qui cèdait 1,22% à 566 pence.

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Le projet de la vente de Postbank s'accélère

La Tribune.fr - 06/06/08

Selon des sources proches du dossier, la vente de la première banque de détail allemande pourrait se faire rapidement après l'ouverture des comptes aux groupes intéressés. La maison mère, Deutsche Post, aurait reçu des propositions dépassant les 10 milliards d'euros.

Si Deutsche Post n'a pas encore annoncé officiellement la vente de sa filiale bancaire Postbank, une cession de la première banque de détail allemande apparaît néanmoins de plus en plus probable et devrait même, selon des sources proches du dossier citées ce vendredi par Reuters, se faire rapidement.

Deutsche Post pourrait ainsi céder en quelques semaines seulement la participation majoritaire qu'elle détient dans Postbank une fois que les parties intéressées auront eu accès aux comptes de la banque postale allemande.

Il faut dire que cette dernière a d'ores et déjà recu de multiples manifestations d'intérêt dont certaines dépasseraient même nettement les 10 milliards d'euros et émaneraient d'acteurs étrangers du secteur financier.

Du côté des banques allemandes, Commerzbank et Allianz auraient monté une approche commune. Allianz est en train de scinder en deux sa filiale bancaire en difficultés, Dresdner Bank, avec d'un côté la banque de détail et de l'autre la banque d'investissement Dresdner Kleinwort.

L'objectif est d'être en mesure de jouer un rôle majeur dans le mouvement de consolidation du secteur bancaire amorcé en Allemagne. Un rapprochement entre Commerzbank, Dresdner et Postbank pourrait en effet donner naissance à un champion national qui rivaliserait avec le premier groupe bancaire allemand Deutsche Bank.

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Nouvelle acquisition pour ArcelorMittal

La Tribune.fr - 09/06/08

Le sidérurgiste reprend le recycleur de métaux canadien Bakermet pour accroitre encore un peu plus ses approvisionnements en matières premières. Bakermet a transformé quelque 117.934 tonnes de métaux ferreux et plus de 18 millions de tonnes de métaux non-ferreux en 2007.

ArcelorMittal annonce ce lundi l'acquisition du recycleur de métaux canadien Bakermet. Une nouvelle opération du géant mondial de l'acier pour accroître son autosuffisance en matières premières, dont les prix flambent.

ArcelorMittal a signé "un accord en vue d'acquérir Bakermet, une des principales sociétés de l'industrie du recyclage des métaux dans l'Est de l'Ontario (Canada)", indique le groupe dans un communiqué, sans préciser le montant.

Bakermet a transformé quelque 117.934 tonnes de métaux ferreux et plus de 18 millions de tonnes de métaux non-ferreux en 2007, précise-t-il, ce qui "garantira au site d'ArcelorMittal situé à Contrecoeur (dans la région de Montréal) l'autosuffisance en aval en métaux broyés". "Cette acquisition nous permet d'avoir un meilleur accès à nos matières premières-clé, ainsi qu'une meilleure maîtrise de celles-ci", a expliqué Jos Jacqué, patron d'ArcelorMittal Longs Carbone Amérique du Nord.

Alors que les prix des matières premières explosent, le numéro un mondial de l'acier veut accroître son autosuffisance, en fer comme en charbon. Il a annoncé notamment fin avril être entré dans le capital du producteur de charbon sud-africain Coal of Africa et, fin mai, dans la capital de l'australien Macarthur Coal.

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