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mardi 8 juillet 2008

Merrill Lynch étudie la cession d'une partie de ses parts dans BlackRock et Bloomberg

La banque d'affaires américaine, durement touchée par la crise des "subprimes", a besoin de vendre une partie de ses actifs.

Merrill Lynch doit lever de nouveaux fonds. La banque américaine a été un des établissements les plus touchés par la crise des crédits hypothécaires à risque ("subprime"). Après que la banque a enregistré une perte de 1,962 milliard de dollars au premier trimestre, les analystes anticipent un manque de 1,46 milliard de dollars au deuxième (contre un bénéfice de 2,1 milliards de dollars pour la même période de 2007).

Depuis l'été dernier, l'établissement new-yorkais a déjà levé 15,3 milliards de dollars de capitaux frais. Mais cela n'est pas suffisant. Merrill Lynch étudie donc la possibilité de céder une partie de sa participation dans le fond d'investissement américain BlackRock et dans le capital de l'agence d'information financière Bloomberg.

La banque américaine contrôle 49% du capital de BlackRock, participation dont la valeur a été évaluée à 13 milliards de dollars par le PDG de Merrill Lynch, John Thain. En cas de cession, la banque ne vendrait qu'une partie de ses titres BlackRock afin de préserver le partenariat stratégique noué avec le fonds d'investissement. Quant à la participation de 20% dans le capital de Bloomberg, le Wall Street Journal avance un prix de cession de 5 milliards de dollars.

Mais les discussions, à un stade préliminaire, pourraient encore échouer, ajoute le journal. Le nombre d'acquéreurs possibles est limité par le statut de la société, non cotée et étroitement contrôlée par Michael Bloomberg avec 72% du capital. A part Michael Bloomberg, seuls quelques fonds d'investissements pourraient être intéressés, ce qui implique de Merrill Lynch devra vendre ses parts avec une forte décote.

Le 11 juin lors d'une conférence d'investisseurs organisée par Deutsche Bank, John Thain, avait indiqué que la cession de ces deux principales participations de son groupe n'était plus taboue. "L'an passé, dans le contexte de l'augmentation de capital, nous avions considéré d'utiliser certains actifs", avait-il alors reconnu. "Si nous devions à nouveau lever de l'argent frais, nous procéderions au même examen de nos actifs" afin de prendre "les décisions qui font sens". John Thain avait alors précisé que la participation dans Bloomberg était seulement "un bon investissement", alors que celle dans BlackRock était "plus stratégique".

latribune.fr

lundi 23 juin 2008

Essilor rachère Satisloh pour 340 millions d'euros


Satisloh fournit des machines pour lentilles optiques. La transaction, qui doit encore recevoir l'aval des autorités compétentes, devrait ête finalisée dans le courant du second semestre.


Le groupe suisse Schweiter annonce ce lundi la vente de sa filiale Satisloh pour 340 millions d'euros au français Essilor.
La transaction, qui doit encore recevoir l'aval des autorités compétentes, devrait ête finalisée dans le courant du second semestre, explique dans un communiqué le spécialiste des machines.
Satisloh fournit des machines pour lentilles optiques. L'entreprise a enregistré en 2007 un chiffre d'affaires de 270 millions de francs suisses (167 millions d'euros) pour un résultat opérationnel de 42 millions. Elle emploie 410 personnes.
latribune.fr

dimanche 15 juin 2008

Le projet de la vente de Postbank s'accélère

La Tribune.fr - 06/06/08

Selon des sources proches du dossier, la vente de la première banque de détail allemande pourrait se faire rapidement après l'ouverture des comptes aux groupes intéressés. La maison mère, Deutsche Post, aurait reçu des propositions dépassant les 10 milliards d'euros.

Si Deutsche Post n'a pas encore annoncé officiellement la vente de sa filiale bancaire Postbank, une cession de la première banque de détail allemande apparaît néanmoins de plus en plus probable et devrait même, selon des sources proches du dossier citées ce vendredi par Reuters, se faire rapidement.

Deutsche Post pourrait ainsi céder en quelques semaines seulement la participation majoritaire qu'elle détient dans Postbank une fois que les parties intéressées auront eu accès aux comptes de la banque postale allemande.

Il faut dire que cette dernière a d'ores et déjà recu de multiples manifestations d'intérêt dont certaines dépasseraient même nettement les 10 milliards d'euros et émaneraient d'acteurs étrangers du secteur financier.

Du côté des banques allemandes, Commerzbank et Allianz auraient monté une approche commune. Allianz est en train de scinder en deux sa filiale bancaire en difficultés, Dresdner Bank, avec d'un côté la banque de détail et de l'autre la banque d'investissement Dresdner Kleinwort.

L'objectif est d'être en mesure de jouer un rôle majeur dans le mouvement de consolidation du secteur bancaire amorcé en Allemagne. Un rapprochement entre Commerzbank, Dresdner et Postbank pourrait en effet donner naissance à un champion national qui rivaliserait avec le premier groupe bancaire allemand Deutsche Bank.

latribune.fr

lundi 26 mai 2008

Le fonds d'investissement KKR pourrait être bientôt l'actionnaire principal d'Infineon

Le groupe allemand de semiconducteurs aurait l'intention de vendre ses propres actions au groupe de capital-investissement, qui détiendrait ainsi 40 à 50% des parts. En échange, KKR vendrait à Infineon NXP, l'ancienne division de semiconducteurs du néerlandais Philips.

Le groupe allemand de semiconducteurs Infineon aurait l'intention de vendre ses propres actions via une augmentation de capital au groupe de capital-investissement KKR. Selon le journal allemand Die Welt publié samedi, ce dernier deviendrait ainsi l'actionnaire principal d'Infineon avec 40% à 50% des parts.

En échange, KKR vendrait NXP, l'ancienne division de semiconducteurs du néerlandais Philips, à Infineon. La transaction aurait du sens pour le groupe allemand qui n'aurait pas les moyens de s'offrir NXP sans cela.

Le journal ne précise pas le calendrier d'un éventuel accord et se borne à indiquer que KKR pourrait être "bientôt" le nouvel actionnaire principal d'Infineon, groupe dont la capitalisation boursière est de 4,72 milliards d'euros.

Le cas échéant, un tel accord soulèverait des questions sur le sort de l'activité d'Infineon dans les communications sans fil, étant donné que KKR a vendu le mois dernier l'activité sans fil de NXP à une coentreprise contrôlée par STMicroelectronics, rival d'Infineon en Europe.

Die Welt précise que le président du directoire d'Infineon, Wolfgang Ziebart, était hostile à un accord avec KKR et NXP, ce qui a conduit à son remplacement, imminent, par Max Dietrich Kley, le président du conseil de surveillance d'Infineon.

De son côté, notre partenaire allemand Handelsblatt a rapporté vendredi qu'Infineon était en discussions avec son concurrent néerlandais NXP en vue d'une "coopération plus étroite". Le journal précise que les discussions sont entrées dans une phase "sensible" mais ne portent pas sur un éventuel rachat. L'enjeu des pourparlers serait "un rapprochement des activités opérationnelles des deux sociétés".

latribune.fr

Club Med progresse sur des informations de la vente de Jet Tours à Thomas Cook

Comme l'indique La Tribune ce lundi, le Club Méditerranée est entré en négociations exclusives pour vendre sa filiale Jet Tours à Thomas Cook. Une information saluée par les investisseurs : le titre Club Med gagne 1,40% à 33,30 euros.

Après un premier échec fin 2007, le Club Méditerranée est entré en négociations exclusives pour vendre sa filiale Jet Tours à Thomas Cook. Selon une information de la revue professionnelle L'Echo Touristique, developpée ce lundi par La Tribune, les négociations pourraient aboutir avant la mi-juin.

En mars dernier, La Tribune avait déjà révélé que le Club Med avait tenté de vendre Jet Tours fin 2007 à des acquéreur tels que le suisse Kuoni, Look Voyages et Thomas Cook, mais les discussions avaient achopé sur le prix demandé de 75 millions d'euros.

Jet Tours est toutefois une cible intéressante pour Thomas Cook qui cherche à se developper en France. Le groupe a tenté cette année sans succès de racheter le troisième voyagiste français Fram.

De son côté, "il n'est plus stratégique pour le Club Méditerranée de rester propriétaire de Jet Tours, dont l'offre moyen-haut de gamme se partage entre la vente de séjours dans ses hôtels club Eldorador et la vente de circuits touristiques", explique La Tribune, évoquant le recentrage souhaité par le président du groupe, Henri Giscard d'Estaing.

Une stratégie saluée par les investisseurs ce lundi à la Bourse de Paris. Le titre Club Mediterranée signe une des plus fortes hausses du SRD, en progression de 1,40% à 33,30 euros.

latribune.fr

lundi 5 mai 2008

Bristol-Myers Squibb vend une filiale pour plus de 4 milliards de dollars

Le groupe pharmaceutique américain veut se recentrer sur les biotechnologies.

Grosse opération pour le groupe pharmaceutique américain Bristol-Myers Squibb. Il a annoncé vendredi la cession de sa filiale ConvaTec, spécialisée dans le traitement des plaies, pour environ 4,1 milliards de dollars. Les acquéreurs sont les fonds Nordic Capital et Avista Capital, selon un communiqué publié par le groupe.

"Nous avions annoncé en décembre dernier notre évolution vers un groupe de biotechnologies et que, dans le cadre de cette transformation, nous passerions en revue nos activités non-pharmaceutiques", a expliqué le PDG de Bristol, James Cornelius. "Depuis, nous avons déjà annoncé la vente de Medical Imaging (imagerie médicale) et un projet d'entrée en Bourse de Mead Johnson", division d'aliments nutritionnels, a rappelé le PDG.

Medical Imaging a été cédé en décembre pour 525 millions de dollars au fonds Avista, qui se porte maintenant acquéreur de Convatec. Avec la cession de ConvaTec, l'ensemble de ces désengagements "fait partie de notre stratégie de développement vers une entreprise de biotechnologies de nouvelle génération", a ajouté le PDG.

Nordic Capital est un fond européen fondé en 1989. Il a des participations dans diverses industries. Avista Capital, qui a vu le jour en 2005, est un fonds américain investissant principalement dans les secteurs de la santé et des médias.

A la Bourse de New York, vendredi, l'action Bristol-Myers Squibb prenait 0,17% à 23,39 dollars après cette annonce, lors des échanges électroniques suivant la clôture de la séance. Avec son plan de restructuration, Bristol-Myers prévoit de réduire de 10% ses effectifs, soit environ 4.300 emplois, et de fermer la moitié de ses 38 sites de production pour dégager 1,5 milliard de dollars d'économies d'ici 2010.

L'opération a aussi pour but une refonte du modèle économique du groupe, qui cherche à contourner la concurrence des fabricants de génériques en se développant dans les médecines de spécialité.

latribune.fr

vendredi 2 mai 2008

Kerkorian prêt à pousser Ford à vendre Volvo et Mercury

Le milliardaire américain, actionnaire de Ford avec plus de 5% du capital, pourrait inciter le constructeur américain à ce qu'ilse sépare de ses deux marques dans les mois à venir.

Jerry York, un proche de l'investisseur milliardaire Kirk Kerkorian, actionnaire de Ford , s'attend à ce que le constructeur américain vende ses marques Volvo et Mercury mais qu'il conserve la marque haut de gamme Lincoln. Dans un entretien publié par l'édition en ligne du magazine spécialisé Automotive News, Jerry York a en effet indiqué: "je crois (...) que le directeur général de Ford, Alan Mulally va mettre Volvo sur le marché d'ici un an et demi". Et d'ajouter. "Il n'y a aucune justification rationnelle pour conserver Volvo et Mercury."

Ses propos sont les premiers publiés depuis la montée de Tracinda, la holding d'investissement de Kerkorian, au capital du deuxième constructeur automobile américain. Lundi, Tracinda a annoncé détenir environ 4,7% de Ford et a offert d'acheter environ 1% supplémentaire sur le marché.

Cette initiative conduit certains observateurs à spéculer sur la possibilité que Kirk Kerkorian fasse pression sur la direction de Ford pour qu'il poursuive ses cessions d'actifs après la vente de Jaguar et Land Rover à l'indien Tata Motors. Ce n'est pas la première fois que Kerkorian investit dans le secteur automobile. Mais rarement il est parvenu à ses fins pour faire changer de stratégie les conseils d'administration des constructeurs. Jerry York, qui a siégé au conseil d'administration de General Motors en 2005 et 2006 en tant que représentant de Kirk Kerkorian, avait milité sans succès pour que GM se sépare des marques Saab et Hummer. Kirk Kerkorian avait parallèlement incité GM à rechercher une alliance avec Renault-Nissan, sans succès également.

latribune.fr