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mardi 1 juillet 2008

Wendel: le gendarme de la Bourse enquête sur l'acquisition des titres Saint Gobain

L'Autorité des marchés financiers (AMF) a ouvert une enquête pour s'assurer que la société d'Ernest-Antoine Seillière a bien respecté la règlementation lors des achats des titres Saint Gobain, révèle le quotidien Le Figaro.

Selon le quotidien Le Figaro de ce mardi, le gendarme de la Bourse (AMF pour l'Autorité des Marchés Financiers), aurait lancé une enquête sur Wendel, le holding d'investissement d'Ernest-Antoine Seillière. l'AMF s'intéresse de près aux conditions dans lesquelles Wendel est monté dans le capital de Saint Gobain pour en détenir désormais 21,5%. L'AMF cherche a vérifier si la société d'investissement a bien respecté la règlementation, en déclarant concrètement ses franchissements de seuils de 5% et 10% dans le capital de Saint Gobain.

Wendel a réagi en indiquant avoir totalement respecté la réglementation. Son titre a toutefois chuté ce mardi de 4,57% à 67,60 euros. Celui de Saint-Gobain a perdu 1,29% à 39,51 euros.

Le Figaro indique également que l'AMF étudierait en détail le plan d'intéressement qui a permis en 2007 à Ernest-Antoine Seillière ainsi qu'à un certain nombre de cadres dirigeants du groupe d'acquérir 4,5% du capital de Wendel.

Un montage financier qui intéresse également la justice française puisqu'une plainte contre X pour abus de bien social et recel a été déposée début juin par l'un des actionnaires familiaux de Wendel, Sophie Boegner.

latribune.fr

jeudi 27 mars 2008

Wendel et Saint Gobain recherchés après la publication de résultats

La société d'investissement a dégagé en 2007 un bénéfice net de 879 millions contre 365 millions en 2006. Wendel vise une nouvelle année de croissance pour l'exercice en cours. Et n'exclut pas de céder Editis comme la Tribune l'avait révélé en janvier.

La société d'investissement Wendel a enregistré un bond de 141% de son bénéfice net en 2007, à 879 millions d'euros (365 millions en 2006), grâce à une importante plus-value liée à l'introduction en Bourse de Bureau Veritas. Wendel vise pour 2008 "une nouvelle année de croissance", selon un communiqué publié ce jeudi matin.

Le "résultat net des activités", indicateur privilégié par le groupe pour mesurer la performance des activités des sociétés dans lesquelles il détient une participation , a progressé de 13% à 408 millions d'euros, précise Wendel dans un communiqué. A l'exception d'Oranje-Nassau, l'ensemble de ses participations ont en effet enregistré une hausse de leurs résultats, avec des bons points pour Bureau Veritas, Legrand et Editis.

A propos d'Editis, le président du directoire de Wendel, Jean-Bernard lafonta a indiqué ce jeudi pour la première que le groupe n'excluait pas de céder cette maison d'édition. La Tribune avait révélé le 29 janvier cette hypothèse. Le holding d'investissement Wendel qui en 2004 avait racheté Editis à Lagardère (propriétaire du premier éditeur français Hachette Livre), souhaiterait le vendre au cours du premier semestre 2008. Racheté 660 millions d'euros, Editis, le numéro deux de l'édition française avec des maisons comme Nathan, Plon et Robert Laffont, serait valorisé entre 750 et 950 millions d'euros. Selon nos informations, c'est l'espagnol Planeta qui tiendrait la cordre. Mais le groupe franco-belge Média-participations n'aurait pas dit son dernier mot.

Une autre participation pourrait être cédée, à savoir Starllergènes, dans laquelle Wendel détient 47% du capital, si le futur partenaire commercial du laboratoire souhaite en racheter le totalité du capital. Stallergènes espère obtenir, avant l'été, une autorisation de mise sur le marché allemand de son anti-allergique "Oralair", avec l'espoir que ce feu vert accélère les discussions en vue d'un partenariat avec un grand groupe susceptible de lui apporter un important développement commercial, en Europe mais aussi aux Etats-Unis. Jean-Bernard Lafonta a précisé que Wendel n'avait engagé, à ce jour, aucune discussion avec un laboratoire pharmaceutique.

Wendel proposera lors de l'assemblée générale des actionnaires du 9 juin le versement d'un dividende de 2 euros par action au titre de l'exercice 2007, soit 17,6% de plus que pour l'année 2006.

A la Bourse de Paris, le titre Wendel est recherché: il a pris 4,36% à 79,43 euros à la clôture. De son côté, Saint Gobain (voir encadré) a signé la meilleure performance du CAC. L'action a gagné 3,5% à 51,70 euros.

Wendel possède 20,6% du capital de Saint Gobain.
Dans un communiqué publié mercredi, Wendel annonce être monté à 20,6% du capital du groupe de matériaux de construction et de distribution Saint-Gobain et détient parallèlement 19,6% des droits de vote. Wendel indique qu'il ne compte pas prendre le contrôle du groupe mais qu'il "se réserve la possibilité de faire évoluer sa participation dans la limite de 21,5% du capital", selon les termes de l'accord passé avec Saint-Gobain et rendu public jeudi dernier. Les deux groupes viennent en effet de conclure un armistice qui voit Saint-Gobain accepter la montée en puissance de son grand actionnaire qui va se voir octroyer des sièges au conseil d'administration. Un accord entre les deux parties a aussi été trouvé sur l'utilisation des droits de vote double.


latribune.fr

dimanche 14 octobre 2007

ABB dispose de 3 milliards de dollars de cash pour des acquisitions

Après plusieurs années noires, le groupe peut afin envisager une stratégie d'acquisitions. Selon son directeur général, ABB disposerait de 3 milliards de dollars en cash qu'il espère dépenser d'ici 2008 en croissance externe.

Renouant avec les bénéfices, ABB veut maintenant développer sa croissance externe. Le groupe d'ingénierie helvético-suédois dispose ainsi de 3 milliards de dollars, soit 2,1 milliards d'euros en numéraire qu'il veut dépenser d'ici 2008 pour réaliser des acquisitions, a affirmé son directeur général Fred Kindle dans le Wall Street Journal en date de ce lundi.

"Nous devons faire quelque chose avec ce cash d'ici 2008", a-t-il déclaré. Le groupe préfère effectuer des acquisitions que d'investir l'argent dans un programme de rachat d'actions. "Je suis un entrepreneur, pas un gérant de fonds", se justifie ainsi le PDG.

Pour l'instant, le groupe n'est lancé dans aucun projet d'acquisition. "Nous avons analysé plus de 100 sociétés, mais (les discussions) sont principalement à l'arrêt en raison du prix", a indiqué Fred Kindle, affirmant que le groupe "fera des acquisitions, si nous sommes persuadés que c'est le bon choix". "Mais si nous ne pouvons pas réaliser une acquisition dans l'immédiat, nous pouvons (utiliser) notre argent pour croître de manière organique - et avoir du cash nous apporte certainement de la flexibilité".

latribune.fr