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mardi 1 juillet 2008

Le russe Severstal s'empare de l'américain Esmark pour 1,25 milliard de dollars


Le groupe sidérurgique américain Esmark a finalement accepté d'être avalé par son concurrent russe Severstal plutôt que par l'indien Essar. Severstal a toutefois relevé son prix d'achat de 17 à 19,25 dollars par action, ce qui valorise le groupe américain à 1,25 milliard de dollars, dette comprise.

Les deux groupes, qui discutaient d'un rachat depuis mai, ont finalement réussi à conclure un accord infligeant du coup un camouflet au conglomérat indien Essar, qui avait initialement bouclé fin avril avec Esmark un accord de rachat pour 671 millions de dollars.

Le russe Severstal a finalement cédé aux demandes de la direction d'Esmark en augmentant son offre de 17 à 19,25 dollars ce qui valorise le groupe américain à 1,25 milliard de dollars (avec la dette), selon un communiqué. Ce prix représente une prime de 15% par rapport au cours d'Esmark le 29 avril, la veille de l'annonce de l'accord initial de rachat. Mais il est inférieur de 3,9% par rapport au cours de clôture d'Esmark mercredi soir. L'action Esmark perdait d'ailleurs 6,20% à 19,20 dollars après cette annonce, lors des échanges électroniques suivant la clôture de la séance.

Le conseil d'administration d'Esmark, qui a approuvé l'offre relevée de Severstal, va recommander aux actionnaires de voter en faveur de la fusion. Le groupe russe a obtenu l'engagement "des actionnaires majoritaires" d'Esmark d'apporter leurs titres.

Le calendrier de rachat des titres a été prolongé au 18 juillet. L'autre postulant, Essar, a tiré très rapidemment les leçons de l'accord entre le russe et l'américain en retirant son offre. En dépit de cet échec, le groupe indien a assuré qu'il restait intéressé par le marché nord-américain où il a acheté l'an dernier deux petits producteurs d'acier.

latribune.fr

dimanche 15 juin 2008

Nouvelle acquisition pour ArcelorMittal

La Tribune.fr - 09/06/08

Le sidérurgiste reprend le recycleur de métaux canadien Bakermet pour accroitre encore un peu plus ses approvisionnements en matières premières. Bakermet a transformé quelque 117.934 tonnes de métaux ferreux et plus de 18 millions de tonnes de métaux non-ferreux en 2007.

ArcelorMittal annonce ce lundi l'acquisition du recycleur de métaux canadien Bakermet. Une nouvelle opération du géant mondial de l'acier pour accroître son autosuffisance en matières premières, dont les prix flambent.

ArcelorMittal a signé "un accord en vue d'acquérir Bakermet, une des principales sociétés de l'industrie du recyclage des métaux dans l'Est de l'Ontario (Canada)", indique le groupe dans un communiqué, sans préciser le montant.

Bakermet a transformé quelque 117.934 tonnes de métaux ferreux et plus de 18 millions de tonnes de métaux non-ferreux en 2007, précise-t-il, ce qui "garantira au site d'ArcelorMittal situé à Contrecoeur (dans la région de Montréal) l'autosuffisance en aval en métaux broyés". "Cette acquisition nous permet d'avoir un meilleur accès à nos matières premières-clé, ainsi qu'une meilleure maîtrise de celles-ci", a expliqué Jos Jacqué, patron d'ArcelorMittal Longs Carbone Amérique du Nord.

Alors que les prix des matières premières explosent, le numéro un mondial de l'acier veut accroître son autosuffisance, en fer comme en charbon. Il a annoncé notamment fin avril être entré dans le capital du producteur de charbon sud-africain Coal of Africa et, fin mai, dans la capital de l'australien Macarthur Coal.

latribune.fr

jeudi 6 décembre 2007

Baosteel dément vouloir déposer une offre sur Rio Tinto

Le sidérurgiste chinois n'a pas assez de liquidités, plaide son président. Le rapprochement potentiel entre Rio Tinto et BHP Billiton inquiète cependant la Chine dont les besoins en charbon sont immenses.

Le sidérurgiste chinois Baosteel s'efforce ce jeudi de faire cesser les spéculations sur la possibilité qu'il lance une contre-offre sur le groupe minier Rio Tinto, expliquant manquer des liquidités nécessaires. Dans une interview accordée au journal Shanghai Securities News, le président de Baosteel, Xu Lejiang, a démenti des propos que lui avait attribués mardi le quotidien 21st Century Business Herald selon lesquels son groupe envisageait une offre sur l'anglo-australien Rio Tinto, actuellement convoité par son grand rival, BHP Billiton.

"Je n'ai pas dit cela. C'est une invention de ce média", a confié le patron de Baosteel au Shanghai Securities. Cette dénégation a été relayée par le journal officiel de la Bourse chinoise, le China Securities Journal. Dans le 21st Century Business Herald, Xu Lejiang soulignait que le véhicule coté de son entreprise, Baoshan Iron & Steel, était prêt à débourser au moins 200 milliards de dollars pour prendre le contrôle de Rio Tinto. A ce jour, BHP Billiton propose une offre à 100% en actions valorisant Rio Tinto autour de 125 milliards de dollars. La direction de Rio Tinto a pour l'heure rejeté cette approche.

La prise de contrôle de Rio Tinto par un groupe venu de Chine serait de nature à déclencher une véritable polémique en Australie, alors que le pays vient d'élire un nouveau Premier ministre travailliste en la personne de Kevin Rudd. "Je ne vois pas comment Baosteel pourrait avoir la moindre chance de passer à travers les mailles du filet d'une enquête australienne sur les investissements étrangers", avance Gaven Wendt, analyste mines chez Fat Prophets, cité par Reuters.

En 2000, Canberra avait bloqué le rachat d'une société pétrolière australienne, Woodside Petroleum, par la compagnie anglo-néerlandaise Royal Dutch Shell, arguant de la nécessité de protéger les intérêts économiques nationaux. Si BHP a pu fusionner avec le sud-africain Billiton en 2001, c'est parce qu'il s'est engagé à maintenir son siège social en Australie et à garder l'action du groupe cotée à la Bourse de Sydney.

L'intérêt des Chinois pour le sidérurgiste Rio Tinto s'explique aisément, l'Australie détenant les réserves de charbon considérées comme parmi les plus élevées au monde.

Un rapprochement entre Rio Tinto et BHP Billiton donnerait naissance à un géant de 350 milliards de dollars de capitalisation qui contrôlerait 27% du marché mondial du minerai de fer. Le nouvel ensemble deviendrait également un acteur de tout premier plan sur les segments du charbon, du cuivre, de l'uranium et des diamants.

Fin novembre, un responsable de la fédération chinoise du fer et de l'acier s'était inquiété de la perspective d'un rachat de Rio Tinto par BHP et il avait confié à la presse que le mariage aboutirait à une situation de monopole.

latribune.fr

mercredi 5 décembre 2007

Acquisitions, investissements et mouvements chez ArcelorMittal

Le leader mondial de l'acier rachète le distributeur de produits sidérurgiques britannique NSD. Il prévoit aussi des acquisitions en Inde. Le groupe verra partir son président Joseph Kinsch en mai prochain. Il sera remplacé par Lakshmi Mittal lui-même.

Cela bouge chez ArcelorMittal. Le leader mondial de l'acier a annoncé ce mardi l'acquisition, pour un montant non dévoilé, du distributeur de produits sidérurgiques britannique NSD, "afin de renforcer sa présence commerciale" en Grande-Bretagne. NSD, spécialisé dans la vente de poutrelles lourdes et de tubes, réalise 89 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Cette opération européenne , zone où le groupe réalise 38% de son chiffre d'affaires - n'est qu'un des nombreux fer au feu du groupe dirigé par l'homme d'affaires britannique d'origine indienne Lakshmi Mittal. Ce dernier, dans un entretien au journal espagnol Gaceta de los Negocios, dit être en train d'étudier plusieurs acquisitions en Inde - où "nous n'avons pratiquement plus aucune possibilité de croissance organique" - afin "de participer au processus de croissance de ce pays".

Au Brésil aussi, le groupe est très actif. Il a annoncé récemment vouloir y investir dans les prochaines années pas moins de cinq milliards de dollars soit près de 3,5 milliards d'euros. Il y rachète également les minoritaires de l'ex filiale locale cotée en Bourse d'Arcelor, Inox Arcelor (dont il détient déjà 57% soit 96% des actions ordinaires et 36% des actions de préférence), ce qui doit l'amener à débourser encore 3,2 milliards de reals soit 1,78 milliard de dollars ou 1,2 milliard d'euros.

Enfin, ArcelorMittal a annoncé lundi que son président, Joseph Kinsch, démissionnera après la tenue de la prochaine assemblée générale, le 13 mai 2008. C'est Lakshmi Mittal lui-même qui reprendra le poste, soulignant ainsi sa totale main-mise sur le groupe comme le craignaient avant d'être rachetés les dirigeants d'Arcelor quand ils combattaient l'offre hostile de Mittal.

latribune.fr

Le chinois Baosteel envisage une contre-offre géante sur Rio Tinto

Le sidérurgiste chinois veut contrer le numéro un du secteur minier BHP Billiton qui a lancé une offre de 125 milliards de dollars sur son concurrent australien. Baosteel pourrait proposer plus de 200 milliards de dollars pour racheter Rio Tinto.

Rebondissement dans le dossier Rio Tinto. Alors que le groupe minier anglo-australien est au centre de tous les regards depuis l'offre de son concurrent et compatriote BHP Billiton, les marques d'intérêts d'autres groupes se font désormais jour. Le numéro un chinois de la sidérurgie Baosteel envisagerait ainsi de faire une contre-offre sur Rio Tinto.

"Nous envisageons (une offre). Il y a une très grande possibilité que le projet d'offre se poursuive", a déclaré le PDG du groupe Xu Lejian dans un entretien au 21st Century Business Herald, en soulignant qu'il était important pour Baosteel d'avoir ses propres mines.

Et le groupe chinois place la barre haute. Baosteel envisage ni plus ni moins une offre à plus de 200 milliards de dollars. "200 milliards ne sera sans doute pas suffisant", estime ainsi le PDG du sidérurgiste chinois.

Une proposition bien supérieure à celle de BHP, toute en titres, qui est évaluée à 125 milliards de dollars.


latribune.fr