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mardi 8 juillet 2008

Merrill Lynch étudie la cession d'une partie de ses parts dans BlackRock et Bloomberg

La banque d'affaires américaine, durement touchée par la crise des "subprimes", a besoin de vendre une partie de ses actifs.

Merrill Lynch doit lever de nouveaux fonds. La banque américaine a été un des établissements les plus touchés par la crise des crédits hypothécaires à risque ("subprime"). Après que la banque a enregistré une perte de 1,962 milliard de dollars au premier trimestre, les analystes anticipent un manque de 1,46 milliard de dollars au deuxième (contre un bénéfice de 2,1 milliards de dollars pour la même période de 2007).

Depuis l'été dernier, l'établissement new-yorkais a déjà levé 15,3 milliards de dollars de capitaux frais. Mais cela n'est pas suffisant. Merrill Lynch étudie donc la possibilité de céder une partie de sa participation dans le fond d'investissement américain BlackRock et dans le capital de l'agence d'information financière Bloomberg.

La banque américaine contrôle 49% du capital de BlackRock, participation dont la valeur a été évaluée à 13 milliards de dollars par le PDG de Merrill Lynch, John Thain. En cas de cession, la banque ne vendrait qu'une partie de ses titres BlackRock afin de préserver le partenariat stratégique noué avec le fonds d'investissement. Quant à la participation de 20% dans le capital de Bloomberg, le Wall Street Journal avance un prix de cession de 5 milliards de dollars.

Mais les discussions, à un stade préliminaire, pourraient encore échouer, ajoute le journal. Le nombre d'acquéreurs possibles est limité par le statut de la société, non cotée et étroitement contrôlée par Michael Bloomberg avec 72% du capital. A part Michael Bloomberg, seuls quelques fonds d'investissements pourraient être intéressés, ce qui implique de Merrill Lynch devra vendre ses parts avec une forte décote.

Le 11 juin lors d'une conférence d'investisseurs organisée par Deutsche Bank, John Thain, avait indiqué que la cession de ces deux principales participations de son groupe n'était plus taboue. "L'an passé, dans le contexte de l'augmentation de capital, nous avions considéré d'utiliser certains actifs", avait-il alors reconnu. "Si nous devions à nouveau lever de l'argent frais, nous procéderions au même examen de nos actifs" afin de prendre "les décisions qui font sens". John Thain avait alors précisé que la participation dans Bloomberg était seulement "un bon investissement", alors que celle dans BlackRock était "plus stratégique".

latribune.fr

mardi 1 juillet 2008

Rachat par Bank of America approuvé par les actionnaires de Countrywide


Ce changement de main intervient sur fond de poursuite judiciaire après lacrise des subprime.

C'est la fin de l'indépendance de Countrywide, principal acteur du crédit immobilier aux Etats-Unis, frappé de plein fouet par la crise des subprime, ces prêts hypothécaires à haut risque.

Ses actionnaires ont approuvé mercredi soir son rachat par Bank of America, BofA pour 2,8 milliards de dollars sur la base des cours de mardi. Soit dix fois moins que ce que valait Countrywide début 2007 avant que n'éclate cette crise des subprime.

Ce changement de main intervient sur fond d'affaire judiciaire. Les procureurs généraux des états de Californie et de l'Illinois poursuivent le directeur général de Countrywide Angelo Mozilo et son directeur financier David Sambol pour avoir encouragé les ménages désargentés à s'endetter malgré tout via ces fameux subprime afin d'acquérir leur bien immobilier.

latribune.fr

Lloyds TSB intéressée par Dresdner Bank


Commerzbank et Santander seraient également sur les rangs. Mais Commerzbank et Dresdner pourraient également fusionner.

Lloyds TSB aurait déposé une offre de rachat sur la Dresdner Bank à laquelle s'intéressent déjà l'allemande Commerzbank et l'espagnole Santander, rapporte l'hebdomadaire allemand Der Spiegel dans son édition de ce lundi. La maison mère de la Dresdner, l'assureur munichois Allianz, négocie depuis plusieurs semaines avec Lloyds en vue d'un éventuel rachat et la banque allemande. Interrogé par l'AFP à Londres, un porte-parole de Lloyds a refusé tout commentaire, évoquant des "spéculations".

La presse allemande rapportait par ailleurs récemment que les discussions pour une éventuelle fusion entre la deuxième banque privée allemande Commerzbank et la Dresdner Bank étaient devenues un peu plus concrètes, les interlocuteurs ayant commencé à passer en revue les comptes de la première, qui a en échange obtenu accès à des "données sensibles" de sa cible.

Lloyds TSB et Commerzbank sont déjà en concurrence pour la reprise de la Postbank, première banque de détail du pays avec environ 14,5 millions de clients, et dont la maison mère Deutsche Post veut se défaire.

latribune.fr

La Société Générale reprend les actifs de son véhicule financier Pace

L'établissement financier a procédé au rachat des actifs d'un véhicule financier spécialisé ou SIV.

La Société Générale indique que la vente des actifs s'est opérée "à juste valeur de marché" mais cette recette n'a pas été suffisante pour rembourser la tranche en capital de la dette.
La Société Générale indique que la vente des actifs s'est opérée "à juste valeur de marché" mais cette recette n'a pas été suffisante pour rembourser la tranche en capital de la dette.
La Société générale a déclaré lundi soir qu'elle n'avait pas renouvelé la ligne de liquidités visant au refinancement de son SIV (structured investment vehicule) Pace et qu'elle a procédé, le 13 juin, au rachat de 100% des actifs du véhicule. Ils étaient évalués à 4,3 milliards de dollars.

La banque indique que "le produit de cette vente a été utilisé par Pace pour le paiement complet de sa dette senior, en particulier des billets de trésorerie et des bons à moyens terme négociables".

La Société Générale indique que la vente des actifs s'est opérée "à juste valeur de marché" mais cette recette n'a pas été suffisante pour rembourser la tranche en capital de la dette, d'environ 300 millions de dollars à fin novembre 2007 et dans laquelle la Société Générale avait investi 103,5 millions de dollars.

La décision de la Société générale peut être liée à l'annonce récente de ll'agence de notation fianncière Standard & Poor's qui a retiré ses notes sur la dette senior de Pace et révélé que les ventes des actifs de ce SIV n'ont pas permis de rembourser les détenteurs de la tranche en capital de la dette.


latribune.fr

dimanche 15 juin 2008

BNP Paribas en recul malgré la reprise des activités de Bank of America

La Tribune.fr - 11/06/08

Le groupe bancaire français va reprendre les activités dite de "prime brokerage" (services aux hedge funds) actions de BofA. Son titre recule pourtant de 1,89%.

BNP paribas deviendra ainsi un des principaux acteurs de cette spécialité outre-Atlantique.
BNP paribas deviendra ainsi un des principaux acteurs de cette spécialité outre-Atlantique.
BNP Paribas a annoncé mardi soir qu'elle allait reprendre les activités dite de "prime brokerage" (services aux hedge funds) actions de Bank of America (BofA) pour un montant non dévoilé - il serait de l'ordre de 300 millions de dollars soit 200 millions d'euros - et devenir ainsi un des principaux acteurs de cette spécialité outre-Atlantique. Cette transaction reste soumise au feu vert des autorités compétentes. Elle compte la finaliser au cours du deuxième semestre.

Dans son communiqué, le groupe bancaire français souligne que "les activités de prime brokerage actions de Bank of America fournissent une large gamme de services aux hedge funds : financement sécurisé, règlement-livraison et conservation de titres, prêts de titres, présentation aux investisseurs, solutions informatiques sur mesure... Il s'agit d'une activité à faible risque, peu consommatrice de capital et orientée vers le service aux clients".

BNP Paribas précise que Bank of America a connu dans ce métier "13 années de croissance soutenue" et y dispose de plus de 300 collaborateurs et d'un portefeuille de clients qui compte plus de 500 hedge funds.

Ce renforcement n'a pas suffi à soutenir le titre ce mercredi dans un marché, il est vrai, mal orienté : l'action BNP Paribas recule en fin de séance de 1,89% à 59,65 euros.


latribune.fr

Le projet de la vente de Postbank s'accélère

La Tribune.fr - 06/06/08

Selon des sources proches du dossier, la vente de la première banque de détail allemande pourrait se faire rapidement après l'ouverture des comptes aux groupes intéressés. La maison mère, Deutsche Post, aurait reçu des propositions dépassant les 10 milliards d'euros.

Si Deutsche Post n'a pas encore annoncé officiellement la vente de sa filiale bancaire Postbank, une cession de la première banque de détail allemande apparaît néanmoins de plus en plus probable et devrait même, selon des sources proches du dossier citées ce vendredi par Reuters, se faire rapidement.

Deutsche Post pourrait ainsi céder en quelques semaines seulement la participation majoritaire qu'elle détient dans Postbank une fois que les parties intéressées auront eu accès aux comptes de la banque postale allemande.

Il faut dire que cette dernière a d'ores et déjà recu de multiples manifestations d'intérêt dont certaines dépasseraient même nettement les 10 milliards d'euros et émaneraient d'acteurs étrangers du secteur financier.

Du côté des banques allemandes, Commerzbank et Allianz auraient monté une approche commune. Allianz est en train de scinder en deux sa filiale bancaire en difficultés, Dresdner Bank, avec d'un côté la banque de détail et de l'autre la banque d'investissement Dresdner Kleinwort.

L'objectif est d'être en mesure de jouer un rôle majeur dans le mouvement de consolidation du secteur bancaire amorcé en Allemagne. Un rapprochement entre Commerzbank, Dresdner et Postbank pourrait en effet donner naissance à un champion national qui rivaliserait avec le premier groupe bancaire allemand Deutsche Bank.

latribune.fr

vendredi 13 juin 2008

La Fed donne son feu vert au rachat de Countrywide par Bank of America

La Tribune.fr - 06/06/08

Ce rachat à quatre milliards de dollars renforce Bank of America sur le marché américain des prêts immobiliers.

La banque centrale américaine, la Fed (Federal Reserve) a donné ce jeudi soir son feu vert au rachat de Countrywide par Bank of America.

Le premier prêteur immobilier aux Etats-Unis a été mis au bord de la faillite du fait de la crise des subprime, ces prêts hypothécaires à risque dont les défaillances ont déclenché l'été dernier la crise financière et boursière.

Avec ce rachat à quatre milliards de dollars, Bank of America va détenir environ un quart du marché américain des prêts immobiliers.

latribune.fr

lundi 26 mai 2008

Criteria, holding de La Caixa, prend 20% d'une banque mexicaine pour 1,5 milliard d'euros

Le groupe espagnol, qui financera l'opération par endettement et sans faire appel au marché, souhaite boucler l'opération avant la fin de l'année.

Criteria, la holding de participations industrielles de la caisse d'épargne espagnole La Caixa, a annoncé ce lundi la signature d'un accord pour prendre 20% du groupe mexicain Financiero Inbursa pour 1,5 milliard d'euros, soit un prix par action de 38,5 pesos mexicains (environ 2,35 euros).

La holding précise dans un communiqué que "la prise de participation se fera à travers une augmentation de capital et une ventes d'actions" de Financiero Inbursa. L'espagnol, qui financera l'opération par endettement et sans faire appel au marché, souhaite boucler l'opération avant la fin de l'année.

L'objectif de cette prise de participation est de faire de Financiero Inbursa "le véhicule pour l'expansion de la banque de détail" de La Caixa sur le continent américain.

latribune.fr

vendredi 23 mai 2008

Naissance d'un nouveau géant bancaire en Australie

Westpac Banking, la quatrième banque australienne, va fusionner avec St George Bank, pour créer la première banque du pays.

L'affaire n'a pas trainé. Westpac Bankaing et St George Bank sont tombées d'accord pour fusionner. Il s'agit d'une réorganisation majeure dans le secteur bancaire australien puisque le mariage entre Westpac Banking, la quatrième banque australienne et St George Bank, la cinquième, pour créer la première banque du pays par la capitalisation boursière. Le nouveau groupe bancaire, valorisé à environ 66 milliards de dollars australiens (40 milliards d'euros), devrait déloger la National Australia Bank de sa position de première banque d'Australie. La future banque détiendrait 25% du marché des prêts immobiliers aux particuliers et des actifs de 550 milliards de dollars australiens pour 10 millions de clients.

Le projet, lancé par le nouveau directeur général de Westpac, Gail Kelly, qui a pris ses fonctions il y a moins de quatre mois après avoir dirigé St George pendant près de six ans, pourrait déclencher une vague de consolidation dans le secteur financier australien, estiment des analystes. Westpac a justifié l'opération par la perspective d'un meilleur accès aux financements et par des opportunités d'économies.

Les actionnaires de St.George Bank se verront proposer 1,31 action Westpac pour chaque action St.George, soit une prime de 28,5% par rapport au cours de clôture de vendredi. L'offre valorise St.George Bank à 18,6 milliards de dollars australiens, soit 33,10 dollars l'action St.George. A l'issue de l'opération, les actionnaires de St.George détiendraient 28,1% de la nouvelle entité.

L'accord prévoit une période d'exclusivité de deux semaines, pendant laquelle les termes de la fusion vont être négociés. La fusion est conditionnée à l'accord des autorités australiennes de la concurrence. Les analystes ne s'attendent pas à l'émergence d'une offre concurrente sur St George émanant d'un autre grand établissement, en raison des obstacles réglementaires et de la baisse récente des valeurs financières à la Bourse de Sydney. Westpact, valorisée 12,9 fois le bénéfice estimé, affiche en effet le plus haut multiple des grandes banques du pays. St George, au contraire, a vu son PER tomber sous sa moyenne historique à 11,5.

La cotation des deux titres, suspendue lundi, devait reprendre ce mardi.

latribune.fr

mardi 29 avril 2008

Vers une fusion Société Générale-BNP Paribas?

Selon les Echos, la Société Générale aurait mandaté deux banques d'affaires américaines pour étudier les différents scénarios de mariages possibles avec sa rivale de la rue d'Antin.

Sylvain D'Huissel
14/10/2007 | Mise à jour : 22:10


C'est un des plus vieux ''serpents de mer'' des marchés. L'hypothèse d'un mariage entre BNP Paribas et Société Générale refait surface ce matin. Selon le quotidien ''Les Echos'', cette dernière aurait mandaté deux banques d'affaires, dont Morgan Stanley, pour examiner plusieurs projets de fusion avec sa vieille rivale de la rue d'Antin. Le journal précise en outre qu'une offre inamicale ne serait pas à exclure.
La Société Générale, via son porte parole, s'est refusé à tout commentaire sur cette rumeur. Le titre de la Société Générale progressait de 0.24% à 139.83 euros à la bourse de Paris, quand celui de BNP Paribas bondissait de 2.50%, à 88.01 euros,

Précédent

Les rumeurs de fusion entre les deux banques ne datent pas d'hier. En 1999, la Société Générale fait une offre amicale sur Paribas. Réplique immédiate de la BNP, qui répond par une double contre offre, à la fois sur Paribas et la Socgen. Demi-succès pour BNP: la banque emportera Paribas, mais pas la Société Générale. Depuis, les rumeurs vont bon train.
Récemment, ce scénario semblait s'être éloigné: la banque rouge et noire avait même des velléités de rapprochement en Italie, avec Unicredit. Des rumeurs avaient circulé sur le fait que Daniel Bouton voyait en cette alliance un mariage pertinent. Dans une liste de huit prétendants où la BNP n'était pas citée, c'était bien cette option qui semble-t-il avait ses faveurs. Capitalia l'aura toutefois devancé. Exit donc la solution italienne: le PDG de la Société Générale serait désormais rétif à l'idée d'un mariage à trois avec la nouvelle entité Unicredit-Capitalia, Bouton semblant sensiblement privilégier l'idée d'un mariage entre égaux.

La direction partagée

Jusqu'ici pourtant, la SocGen n'avait pas évoqué l'hypothèse BNP. Cette dernière avait dernièrement exclu l'idée d'une telle alliance sur son site internet. Daniel Bouton y semblait lui-même opposé: cela ne manquerait pas, en effet, de poser des problèmes de concurrence au regard de la taille des réseaux en France. Mais les dernières grandes batailles dans le secteur bancaire, avec notamment ABN Amro et Unicredit, pourraient avoir fait réfléchir Daniel Bouton. D'autant que le gouvernement actuel verrait semble t-il d'un bon œil la constitution d'un champion national.
Reste à vaincre les réticences internes: le projet ne ferait pas l'unanimité au sein de la direction. Seul constat néanmoins partagé par tous: la nécessité de se marier, au plus vite…

LE FIGARO

vendredi 18 avril 2008

Royal Bank of Scotland obligé de se renflouer après l'acquisition d'ABN Amro

La deuxième banque britannique prépare une augmentation de capital d'"au moins cinq milliards de livres" (plus de 6 milliards d'euros) pour améliorer ses fonds propres mis à mal depuis l'acquisition d'ABN Amro l'an dernier.

La deuxième banque britannique, Royal Bank of Scotland, préparerait une augmentation de capital d'"au moins cinq milliards de livres" (plus de 6 milliards d'euros) pour améliorer ses fonds propres mis à mal depuis l'acquisition d'ABN Amro l'an dernier, affirme ce vendredi le Daily Telegraph. Certains avancent même une augmentation de capital de 12 milliards de livres (15 milliards d'euros).

L'opération sera annoncée la semaine prochaine, en marge d'un rapport d'activité trimestriel, a ajouté le quotidien, citant des sources du secteur. Le groupe organise son assemblée générale annuelle le 23 avril, et l'opération pourrait être annoncée ce jour-là, ont observé d'autres journaux.

Le groupe a réagi en publiant dans la nuit un communiqué affirmant qu'il avait "noté les spéculations sur une possible émission de titres" et qu'il "confirme que son rapport d'activité semestriel, couvrant ses performances en termes d'activité et de capital, sera publié la semaine prochaine".

Une telle levée de fonds serait la première organisée par une grande banque britannique depuis l'éclatement de la crise du crédit, alors que leurs consoeurs américaines ou suisses y ont eu massivement recours, pour certaines à plusieurs reprises. Elle constituerait un véritable coup de tonnerre dans la City alors que les grandes banques britanniques semblaient avoir traversé jusqu'ici sans trop de mal la crise des "subprimes", à l'exception bien sûr de la banque Northern Rock dont le modèle d'activité particulièrement fragile constituait un cas à part et qui a dû être nationalisée. Cela représente un changement radical pour la deuxième banque britannique qui insistait précédemment sur le fait qu'elle n'avait pas besoin d'augmenter ses fonds propres.

Une opération de cette envergure pourrait aussi pousser les actionnaires à réclamer la tête du directeur général du groupe écossais, Fred Goodwin, l'artisan du rachat d'ABN Amro (en commun avec les banques Fortis et Santander) qui reste la plus grosse acquisition (71 milliards d'euros) jamais réalisée dans l'histoire du secteur bancaire. Ils pourraient en effet lui reprocher d'avoir surpayé ABN Amro et d'avoir fragilisé les finances du groupe, avec un niveau de fonds propres "tier one" qui a chuté à 4,25% après l'acquisition, alors que "son propre objectif est de 5,5%", remarquait le Daily Telegraph.

latribune.fr

samedi 12 avril 2008

Le rachat d'IKB par BayernLB n'est pas acquis

Le président des caisses d'épargne bavaroise, grand actionnaire de la banque régionale BayernLB, ne cache pas son septicisime.

Le feuilleton de la concentration des banques semi-publiques en Allemagne, touchées par la crise du subprime, est loin d'être terminé. Le président des caisses d'épargne bavaroise (Sparkassen), grand actionnaire de la banque régionale BayernLB - aux cotés de l'Etat-région ou Land de Bavière - déclare ainsi ce vendredi dans le Handelsblatt à propos de l'éventuel rachat de la banque en difficulté IKB (800 millions d'euros de pertes sur l'exercice 2007-2008), spécialiste du financement des PME : "je suis extrêmement sceptique mais jeter un oeil ne coûte rien".

Il rappelle que "BayernLB n'a déposé pour l'instant qu'une offre non contraignante" pour IKB. Un souci potentiel pour L'Etat allemand, qui détient 43% dans IKB via son bras financier la banque publique KfW mais qui souhaite se retirer.

Concernant une fusion de BayernLB avec une autre banque régionale, le dirigeant se veut également prudent. "Pour l'instant, le plus important est de surmonter la crise, nous tirerons un bilan à la fin de l'année", indique-t-il. Il se redit favorable à une fusion avec LBBW, banque régionale du Bade-Wurtemberg, au Sud-Ouest de l'Allemagne.

latribune.fr

BNP Paribas seul candidat au rachat d'une filiale de Bank of America

La banque française serait désormais la seule candidate au rachat de l'activité "prime brokerage" (services aux fonds spéculatifs) mise en vente par l'établissement américain.

Ils étaient au départ 20 prétendants pour reprendre l'activité "prime brokerage" (services aux fonds spéculatifs) que Bank of America a mis en vente en janvier. Puis quatre autour de BNP-Paribas, JPMorgan Chase, Jefferies Group et Barclays. Or selon des sources proches du dossier citées par l'Agence Reuters, BNP Paribas serait désormais le seul candidat.

Le groupe américain souhaite se séparer de cette activité pour réduire sa présence dans la banque d'investissement et le trading, qui pèsent sur ses résultats. Les analystes estiment que la cession pourrait lui rapporter entre 50 et 150 millions de dollars.

BNP Paribas serait finalement le seul établissement à ne pas avoir renoncé: JP Morgan se consacre désormais au rachat de Bear Stearns tandis que Jefferies, banque d'investissement de taille moyenne, et Barclays, ont conclu que l'activité de Bank of America ne correspondait pas à leurs besoins, ont dit les sources.

Emission obligataire pour la banque française
BNP Paribas annonce l'émission ce vendredi l'émission pour trois milliards d'euros d'obligations à échéance du 14 avril 2010. Le taux du coupon a été fixé à 50 points de base au-dessus de l'Euribor 3 mois. La notation a été fixée à Aa1 par l'agence de notation financière Moody's. BNP Paribas est chef de file de l'opération.

latribune.fr

Un ancien patron d'UBS prône une scission de la banque

Cette déclaration a d'autant plus de poids que Luqman Arnold dirige le fonds d'investissement britannique Olivant qui détient 0,7% du capital d'UBS.

Le géant bancaire suisse UBS fragilisé par la crise du subprime va-t-il être démantelé ? Son ancien patron, Luqman Arnold, suggère en tout cas une scission de ses activités et une remise à plat totale de sa stratégie..

Cette hypothèse plait beaucoup à la Bourse de Zurich où le titre UBS décolle du coup de plus de 3,5% lors des premiers échanges à 33,56 francs suisses, dans un marché calme, en progression de moins de 0,4%.

Cette déclaration a d'autant plus de poids que Luqman Arnold dirige le fonds d'investissement britannique Olivant qui détient 0,7% du capital d'UBS. Il propose, dans un courrier à UBS publié sur le site internet d'Olivant, de diviser le groupe en deux, d'un côté la gestion de fortune qui resterait une société de droit suisse, de l'autre la banque d'investissement qui deviendrait anglo-saxonne (américaine ou britannique).

Il prône aussi la cession de la branche de gestion d'actifs ainsi que de certaines activités en Asie. Cela permettrait de renforcer les fonds propres de la banque, toujours très fragiles selon cet ex dirigeant.

UBS a annoncé mardi que sa perte totale face à la crise du subprime atteint 37 milliards de dollars. D'où des pertes abyssales et la nécessité de nouvelles augmentations de capital. La Bourse avait paradoxalement paru apprécier ces annonces, perçues comme une opération vérité et un solde de tout compte face à la crise.

latribune.fr

Bear Stearns: la Fed autorise son rachat par JPMorgan

La Banque centrale américaine a donné son feu vert à l'acquisition de la banque d'investissement Bear Stearns par JPMorgan Chase, deux semaines après l'annonce de l'opération, un délai exceptionnellement court qu'elle explique par "l'urgence" de la situation.

Compte tenu de l'urgence de la situation, la Fed, la Banque centrale américaine, vient de faire savoir qu'elle autorisait le rachat de Bear Stearns par son compatriote JPMorgan Chase. "Sur la base des faits et des circonstances, le conseil d'administration a estimé qu'il existait une situation d'urgence qui rendait nécessaire de mener à bien sans délai la proposition de JPMorgan", a indiqué la Réserve fédérale. Le communiqué de la Fed lève le dernier obstacle réglementaire à la prise de contrôle de Bear Stearns par JPMorgan Chase, dans la mesure où le département de la Justice et les autres régulateurs n'ont pas élevé d'objections.

L'acquisition devra intervenir dans une période commençant dans cinq jours calendaires et se terminant dans trois mois, a précisé la Banque centrale. Bear Stearns et JPMorgan Chase avaient indiqué la semaine dernière espérer formaliser l'opération au plus tard le 8 avril.

La Fed avait joué un rôle totalement inédit dans le sauvetage de Bear Stearns, une banque d'investissement dont le contrôle n'est normalement pas de son ressort, en arguant des riques pour l'ensemble du système financier américain qu'aurait présenté une faillite de l'établissement. La Banque centrale américaine a notamment accepté de financer l'opération en fournissant 30 milliards de dollars de liquidités à JPMorgan Chase. La Fed n'a pas non plus tiqué devant une modalité des plus originales de ce sauvetage: l'opération s'effectuera par la vente d'un bloc d'actions donnant droit à 39,5% du capital, sans que les actionnaires n'aient été consultés.

Cette approche hautement inhabituelle a provoqué l'émotion de la commission bancaire du Sénat américain, qui a convoqué pour demain jeudi les principaux protagonistes de l'affaire, dont le président de la Fed Ben Bernanke. "L'accord de vente entre JPMorgan Chase et Bear Stearns soulève de sérieuses questions en ce qui concerne le rôle joué par la Réserve fédérale, le Trésor et la SEC (l'autorité de surveillance de la bourse) pour faciliter un accord", a récemment relevé son président, le sénateur démocrate Christopher Dodd.

latribune.fr

La Banque Palatine devient filiale à 100% de la Caisse d'Epagne

Le groupe Caisse d'Epargne a racheté pour 367 millions d'euros la totalité de la participation détenue par le géant bancaire italien Intesa Sanpaolo dans leur filiale commune de crédits aux PME, la Banque Palatine.

Le groupe Caisse d'Epargne a racheté lundi pour 367 millions d'euros la totalité de la participation détenue par le géant bancaire italien Intesa Sanpaolo dans leur filiale commune de crédits aux PME, la Banque Palatine. Du coup, cette dernière est devenue filiale à 100% de la CNCE.

"La Caisse Nationale des Caisses d'Epargne (CNCE) a procédé ce jour à l'acquisition de la totalité de la participation résiduelle détenue par Intesa Sanpaolo au capital de la Banque Palatine, soit 36,6% du capital", a indiqué la CNCE dans un communiqué. L'Ecureuil détenait jusque-là 60% de cette banque. Intesa Sanpaolo pouvait vendre sa participation dans la Banque Palatine à l'Ecureuil, en vertu du pacte d'actionnaires liant les deux groupes depuis juillet 2003.

Cette acquisition "permet avec l'ancrage complet de la Banque Palatine dans le groupe Caisse d'Epargne d'envisager avec encore plus de force le développement du groupe sur le marché des entreprises et des entrepreneurs", se sont félicités Charles Milhaud, président du groupe Caisse d'Epargne, et Daniel Karyotis, président du directoire de la Banque Palatine, cités dans le communiqué.

La CNCE "poursuit sa stratégie (...) en renforçant les liens entre les différents acteurs de ce marché: Caisses d'Epargne, Banque Palatine et Natixis", née en 2006 de la fusion des activités de banque de gros des Banques Populaires et des Caisses d'Epargne, ajoute le texte.

latribune.fr

vendredi 28 mars 2008

Allianz serait prête à marier sa filiale Dresdner Bank avec Commerzbank et Postbank

L'assureur allemand pourrait fusionner sa filiale bancaire Dresdner Bank avec Commerzbank et Postbank pour créer un géant qui ferait contrepoids au numéro un national, Deutsche Bank.

Le bancassureur allemand Allianz, propriétaire de Dresdner Bank, réfléchit à une fusion de cette dernière avec Commerzbank et Postbank pour créer un géant qui ferait contrepoids au numéro un national Deutsche Bank, rapporte vendredi le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Allianz envisage dans un premier temps une fusion entre Dresdner Bank et Commerzbank. Par la suite Commerzbank prendrait une participation dans Postbank avec l'aide d'Allianz, précise l'article.

Ce scénario du "grand coup" est seulement un parmi d'autres modèles envisagés à l'heure actuelle, souligne le journal, sur la foi de sources du secteur bancaire, et il n'y pas encore eu de négociations concrètes en ce sens. Mais pour le patron d'Allianz Michael Diekmann, ce serait le moyen de se débarrasser de Dresdner Bank, achetée il y a sept ans et mauvais élève du groupe, tout en s'assurant un accès aux clients de la banque postale Postbank pour écouler ses produits d'assurance, explique le quotidien. Comme Allianz, Postbank est présent sur le marché de masse.

Allianz envisage parallèlement une vente pure et simple ou une introduction en Bourse de Dresdner Bank suivie d'une distribution des actions Dresdner aux actionnaires d'Allianz, poursuit le journal, sans préciser la source de ces informations.

Le secteur bancaire allemand est actuellement agité par une vague de spéculations: outre le sort de Dresdner Bank, l'avenir de Postbank, détenu en majorité par Deutsche Post, fait l'objet de rumeurs récurrentes. Commerzbank, deuxième banque allemande, a déjà fait part de son intérêt pour Postbank.

latribune.fr

mardi 25 mars 2008

JP Morgan annonce un accord d'achat de Bear Stearns à 10 dollars l'action


JP Morgan achète 39,5% de la cinquième banque d'investissement américaine en quasi faillite à la suite de la crise des subprimes. Le titre Bear Stearns est suspendu à Wall street.

JP Morgan Chase & Co et Bear Stearns viennent d'annoncer, ce lundi 24 mars, un accord pour que la première banque achète, dans le cadre d'une émission d'action, 39,5% de sa consoeur, cinquième banque d'investissement américaine en quasi faillite à la suite de la crise des subprimes. JPMorgan Chase relève son offre toute en titres sur Bear Stearns à 10 dollars par action environ, contre deux dollars précédemment.

Chaque action ordinaire Bear Stearns sera échangée contre 0,21753 action ordinaire JPMorgan. En outre, JPMorgan va racheter 95 millions d'actions nouvelles Bear Stearns, représentant 39,5% environ du capital en circulation de la banque d'investissement. Le rachat se fera au même prix que celui de l'offre d'achat. JP Morgan paiera 10 dollars l'action Bear Stearns payable en action JP Morgan. Le titre Bear Stearns est suspendu à Wall street ce lundi. Le rachat doit être bouclé d'ici au 8 avril.

A 10 dollars l'action, Bear Stearns, cinquième banque d'investissement américaine, est valorisée à un peu plus d'un milliard de dollars. Cette valorisation représente un peu moins d'un tiers de celle correspondant au dernier cours coté de Bear Stearns avant l'annonce du rachat par JP Morgan et environ un dixième de la valorisation moyenne de 2007.

Le 16 mars dernier, JP Morgan, soutenu par la Réserve fédérale américaine, avait annoncé qu'il paierait 2 dollars par action pour racheter Bear Stearns. L'augmentation du prix d'achat à 10 dollars vise à calmer la colère de certains actionnaires de la banque d'investissement.

JP Morgan Chase, qui s'est engagé à garantir toutes les dettes de Bear Stearns, devra supporter le premier milliard de pertes pouvant résulter du refinancement des actifs de sa cible, mais c'est la Fed qui supportera les éventuels 29 milliards de pertes suivants, dans le cadre de son plan de financement spécial associé à ce rachat.

Le titre Bear Stearns était en hausse de 67,11% vers 13h40 GMT dans les échanges électroniques préalables à l'ouverture de Wall Street. Il a clôturé jeudi, dernier jour de cotation en date après la fermeture de Wall Street vendredi pour cause de week-end pascal, en hausse de 21,48% à 6,39 dollars.


latribune.fr

dimanche 2 décembre 2007

Le titre Northern Rock s'envole, Virgin désigné candidat favori pour la reprise

Le groupe Virgin de Richard Branson vient d'être désigné comme candidat favori au rachat de la banque britannique en difficulté Northern Rock qui retrouve du coup des couleurs en Bourse. Le consortium formé par Virgin devrait immédiatement rembourser 11 milliards de livres sur le montant estimé de 25 milliards (34,8 milliards d'euros) emprunté à la Banque d'Angleterre par l'établissement de Newcastle.

Le dossier Northern Rock est en passe d'être bouclé. Le groupe Virgin, propriété de Richard Branson vien d'être désigné comme candidat favori au de la banque britannique en difficulté Northern Rock. Cette annonce a fortement rassuré le marché puisque le titre regagnait plus de 50% en milieu de matinée à 135 pence l'action. Vers midi la hausse s'établissait à +28,75% soit 110,6 pence l'action.

Un beau rebond à comparer avec le cours de clôture de vendredi à 85,9 pence. Cette nouvelle valorisation pourrait cependant poser problème. Selon le Sunday Times, d'hier, le consortium emmené par Virgin lancerait une offre sur Northern Rock à un prix compris entre 20 et 40 pence si son offre était retenue. Un prix bien loin des derniers cours de Northern Rock.

Le consortium de Virgin, qui prévoit de rebaptiser Northern Rock "Virgin Money" une fois la reprise effective, réunit l'assureur américain AIG, le spécialiste des rachats d'entreprises WL Ross, le fonds d'investissement Toscafund et le groupe de Hong Kong First Eastern. Ce consortium prévoit d'injecter 1,3 milliard de livres de capitaux frais. La moitié de ce montant sera apporté par le consortium lui-même et l'autre moitié proviendra d'une augmentation de capital réservée aux actionnaires actuels de la banque au prix unitaire prévu de 25 pence l'action.

Le consortium formé par Virgin devrait immédiatement rembourser 11 milliards de livres sur le montant estimé de 25 milliards (34,8 milliards d'euros) emprunté à la Banque d'Angleterre par l'établissement de Newcastle, précisait un peu plus tôt une source proche du dossier à l'Agence Reuters. Virgin rembourserait l'intégralité du prêt avant de payer les actionnaires de Northern Rock.

Parmi les autres candidats potentiels à la reprise de la banque figurent un consortium américain constitué du groupe d'investissement Cerberus et de la société de crédit à la consommation GMAC.

latribune.fr

Les réseaux en ligne Viadeo et Tianji fusionnent

Les sociétés francaise et chinoise décident de s'unir pour conquérir le marché du réseau social professionnel.

Un Facebook pour les pro! Les perspectives offertes par le gigantesque marché chinois n'ont pas échappé à Viado, la plate-forme de réseau social en ligne pour les professionnels. De fait, parce qu'il reste compliquer de créer ou de racheter une entreprise chinoise, Viadeo et son homologue chinoise Tianji qui comptent respectivement 1,8 million d'abonnés en France et en Europe et 1,2 en Chine ont simplement décidé d'unir leurs forces pour tenter de devenir l'un des leaders mondial du secteur des réseaux en ligne.

*Cette fusion doit permettre de partager nos produits, d'échanger nos technologies ainsi que nos fichiers clients. Elle ouvre egalement de nouvelles opportunités commerciales", explique Derek Ling, le president de Tianji.

Pour Dan Serfaty, le président fondateur de Viadeo, qui accompagne la délégation d Ubifrance (Agence conseil en développement international) à Pekin - parallèlement à la visite officielle de Nicolas Sarkozy -, outre les perspectives commerciales qu'il laisse présager, ce rapprochement "permet egalement de construire un pont supplémentaire entre la France et la Chine".

Fabien Piliu, envoyé spécial à Pekin