mardi 8 juillet 2008

Succès de l'OPA de la SNCF sur Geodis

Selon un premier rapport provisoire de l'Autorité des marchés financiers, la SNCF est en mesure de détenir plus de 95% du capital et des droits de vote de sa filiale.

La SNCF a réussi avec succès son OPA sur sa filiale de transport de marchandises et de logistique Geodis. Selon un résultat provisoire publié ce lundi par l'Autorité des marchés financiers (AMF) et qui devrait être publié définitivement "au plus tard le 10 juillet", la SNCF est en mesure de détenir plus de 95% du capital et des droits de vote de sa filiale.

La condition minimale, fixée par l'initiateur de l'offre, à savoir la détention des deux tiers du capital et des droits de vote de Geodis par la SNCF sur une base totalement diluée, "est satisfaite. L'offre aura donc une suite positive", précise l'avis de l'Autorité des marchés financiers.

La SNCF, qui détenait auparavant 42,37% du capital et 45,78% des droits de vote de Geodis, a lancé le 6 avril dernier une offre publique d'achat sur l'ensemble du capital Geodis, pour 600 millions d'euros, soit 135 euros par action avant paiement du dividende 2007.

A l'issue de l'offre ouverte du 28 mai au 1er juillet 2008 inclus, "SNCF Participations est en mesure de détenir 95,24% du capital et au moins 95,72% des droits de vote de Geodis (...) sur une base totalement diluée", soit un capital composé de 8.109.413 actions, selon l'AMF.

Par ailleurs, sur la base d'un capital composé de 7.873.521 actions, SNCF Participations "est en mesure de détenir (...) 98,09% du capital et au moins 98,22% des droits de vote", est-il précisé.

Le résultat sur une base totalement diluée comprend 374.307 actions Geodis susceptibles d'être créées par l'exercice d'options de souscription d'actions, dont la SNCF s'était également portée acquéreur.

latribune.fr

Seloger.com rachète le mensuel des petites annonces Belles Demeures

Le numéro un français de l'immobilier sur Internet, vient d'acquérir la totalité du groupe de presse Belles Demeures, spécialisé dans l'immobilier haut de gamme.

Après les mauvaises nouvelles annoncées la semaine dernière - révision des prévisions annuelles - SeLoger.com, numéro un français de l'immobilier sur Internet, passe à l'action. Il vient d'acquérir la totalité du groupe de presse Belles Demeures, spécialisé dans l'immobilier haut de gamme, selon un communiqué. Le prix d'achat n'a pas été révélé.

Le groupe Belles Demeures, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 3,5 millions d'euros à l'issue de l'exercice clos le 31 août 2007, édite un mensuel de petites annonces qui tire à 30.000 exemplaires et possède un site internet (www.bellesdemeures.com). "L'ensemble du secteur de petites annonces sur l'immobilier migre sur Internet, le luxe demeure le dernier bastion du support papier", a commenté Jean-Fabrice Mathieu, directeur général de SeLoger.com, à l'Agence France Presse (AFP). Et d'ajouter: "C'est pourquoi nous allons maintenir un bi-média, magazine et site internet pour Belles Demeures".

Seloger.com a révisé la semaine dernière ses résultats pour 2008 avec une nouvelle prévision de chiffre d'affaires comprise entre 69 et 70 millions d'euros, contre 73 millions prévu originellement, et un bénéfice net qui serait en progression de 30% par rapport à 2007 (11 millions d'euros).

Le site internet explique cette révision par le fait que "le second trimestre 2008 marque une confirmation du ralentissement de la conquête de nouveaux clients" à cause de "la moins bonne tenue du marché de l'immobilier (qui) entraîne un certain attentisme de la part des clients, notamment en province". L'action Seloger.com avait subit vendredi une sévère correction après cette révision de perspectives, perdant 8,40% à la Bourse de Paris. Lundi, le titre s'est stabilisé (+0,58 %) à 13,82 euros. Le capital de SeLoger.com est réparti entre le public (70%) et les fondateurs, managers et salariés du groupe (30%).

latribune.fr

lundi 7 juillet 2008

Compétition entre EDF et le futur groupe GDF-Suez pour le deuxième EPR français


Le futur groupe GDF-Suez vient d'annoncer que s'il construisait le deuxième EPR en France, il ne le ferait pas seul. Cependant le conseil d'administration ne se prononcera pas avant début 2009. EDF se dit, lui, déjà prêt à construire le second EPR

La première pierre du second EPR ne sera pas posée avant 2011, mais déjà la compétion entre les deux grands de l'électricité, EDF et le futur groupe GDF-Suez, est engagée.

"Dans l'hypothèse où GDF Suez déciderait d'être candidat à la construction et l'exploitation de ce deuxième EPR (European Pressurised water Reactor) en France, le nouveau groupe le ferait en coopération avec des partenaires électriciens français et/ou internationaux ainsi qu'avec des industriels électro-intensifs (gros consommateurs d'électricité, ndlr) intéressés", indique Suez dans un communiqué, sans plus de précision.

Le groupe français d'énergie, d'eau et de déchets "se félicite" de l'annonce faite jeudi par Nicolas Sarkozy, de la construction d'un deuxième EPR en France. Suez dont la fusion avec Gaz de France doit intervenir le 22 juillet, souligne également que ses équipes "travaillent depuis plusieurs mois sur les différentes options et ont renforcé à cet effet les échanges et la coopération avec Areva."

Suez a également répété que le conseil d'administration du nouveau groupe GDF Suez "arrêtera ses choix en matière de développements nucléaires en France, conformément au calendrier annoncé par le président de la république, soit au début de 2009 au plus tard". Suez a déjà conclu en janvier un partenariat avec Areva et le groupe pétrolier français Total pour proposer deux EPR aux Emirats arabes unis. Le groupe exploite par ailleurs sept réacteurs nucléaires de deuxième génération en Belgique, ainsi que des tranches nucléaires en France.

De son côté EDF s'est dit prêt à construire un deuxième EPR. Le groupe a mis en avant ses atouts rappelant qu'il dispose "de sites potentiels d'implantation, des compétences reconnues de ses salariés et de l'expérience nécessaire" avec la construction de l'EPR de Flamanville. Celle-ci a débuté en décembre et devrait se finir en 2012. Au total, EDF exploite aujourd'hui 58 réacteurs de deuxième génération

Aujourd'hui, rien n'est arrêté quant au choix de l'opérateur. Nicolas Sarkozy s'est contenté de préciser hier que la décision d'implantation de cette nouvelle centrale devrait être prise "d'ici 2009" pour pouvoir débuter le chantier en 2011.

latribune.fr

BSkyB pourrait lancer une offre de 2,5 milliards d'euros sur l'espagnol Digital Plus


Le groupe britannique de télévision payante BSkyB pourrait, selon le Financial Times, lancer une offre de plus de 2,5 milliards d'euros sur Digital Plus, une des filiales de télévision à péage du groupe de médias espagnol Prisa.

BSkyB, groupe britannique de télévision payante, pourrait vouloir faire de la croissance externe, croit savoir le "Financial Times". Plus précisément, le quotidien écrit que le groupe envisagerait de lancer une offre de plus de 2,5 milliards d'euros sur Digital Plus, une des filiales de télévision à péage du groupe de médias espagnol Prisa.

Même si, selon le quotidien qui cite des sources proches du dossier, aucune décision ne semble avoir été prise, BSkyB dispose de suffisamment de cash pour financer une telle opération.

Côté cible, la cession de Digital Plus est envisagée par le groupe Prisa qui, en mai dernier, avait dit y réféléchir dans le cadre d'une stratégie de désendettement. Et les prétendants ne manquent pas, semblerait-il. En effet, le journal rapporte que les groupes espagnols Telefonica et ONO, les français Viendi et France Télécom, sont également susceptibles d'être intéressés.

L'action BSkyB, cotée à Londres, perd plus de 1% à 452 pence peu après l'ouverture, dans un marché lui-même en baisse. En revanche, à la Bourse de Madrid, le titre Prisa gagne plus de 2% à 6,70 euros.

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Enquête européenne sur le rapprochement BHP Billiton-Rio Tinto


La Commission de Bruxelles a ouvert une enquête approfondie sur le projet de mariage entre le géant minier australien BHP Billiton et son concurrent anglo-américain Rio Tinto. La Commission se donne jusqu'au 11 novembre pour vérifier si les conditions de la concurrence seraient respectées.

Les services européens de la concurrence ont ouvert une enquête approfondie sur le projet de mariage controversé entre le géant minier australien BHP Billiton et son concurrent anglo-américain Rio Tinto, a annoncé vendredi la Commission européenne. "Ce sont surtout les marchés du minerai de fer, du charbon, de l'uranium, de l'aluminium et des sables minéraux qui suscitent des inquiétudes, car la reprise envisagée pourrait entraîner des hausses de prix et une réduction du choix proposé aux clients", explique la Commission dans son communiqué.

Pour le minerai de fer en particulier, la nouvelle entité aurait "une part importante du marché de l'approvisionnement" qu'elle contrôlerait "dans une très large mesure" avec son concurrent le plus proche. Pour la Commission, il y a donc "un risque sérieux" que le nouvel ensemble "soit tenté de revoir ses projets d'investissements à la baisse ou de les ralentir, ce qui entraînerait un réduction de l'offre disponible sur le marché et une hausse des prix".

Le secteur de la sidérurgie avait invoqué des arguments similaires pour demander à la Commission d'interdire l'offre de 147,4 milliards de dollars lancée par BHP Billiton sur Rio Tinto, et qualifiée d'hostile par ce dernier.

Sur le créneau du transport de minerai de fer par voie maritime, Rio Tinto et BHP Billiton sont numéros deux et trois mondiaux, avec respectivement 23,3% et 15,4% de part de marché en 2007, derrière le brésilien Companhia Vale de Rio Doce (CVRD, 33,5%), selon la fédération européenne Eurofer.

Les produits de base commercialisés par BHP Billiton et Rio Tinto sont utilisés en quantité importante "par de grands secteurs industriels" et sont "essentiels à la compétitivité européenne", a souligné vendredi la commissaire à la Concurrence Neelie Kroes, citée dans le communiqué. "L'envolée récente des prix des produits de base a eu de lourdes conséquences pour les industries qui les achètent, leurs clients et, en dernier ressort, l'ensemble des consommateurs d'Europe et du reste du monde", rappelle-t-elle.

"Dans ce contexte des plus sensibles, tout changement aggravant la situation pourrait avoir des effets extrêmement néfastes. La Commission veillera donc particulièrement à ce que ce rachat n'altère pas la concurrence en Europe", insiste la commissaire. La Commission se donne jusqu'au 11 novembre pour boucler son enquête.

latribune.fr

Recours contre le rachat de Neuf Cegetel par SFR


L'association UFC-Que choisir a déposé un recours auprès du Conseil d'Etat pour annuler le feu vert accordé le 15 avril par Bercy, selon Les Echos.

Le rachat de Neuf Cegetel par SFR pourrait être remis en cause. Un record contre cette opération est en effet déposé devant le Conseil d'Etat, révèle ce lundi le quotidien Les Echos.

C'est l'association de consommateurs UFC-Que choisir qui demande aux juges du Palais Royal d'annuler l efu vert accordé au rachat par Bercy le 15 avril dernier. UFC estime que SFR et sa maison mère Vivendi n'ont pas fait assez de concessions. Pour l'association, ce rachat crée un duopole.

Si l'association de consommateurs obtient gain de cause, l'intégration des deux sociétés sera suspendue.

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L'allemand Fresenius fait son entrée aux Etats-Unis en rachetant APP Pharmaceuticals


Le spécialiste du matériel de soins, l'allemand Fresenius, va acquérir le spécialiste dans les médicaments génériques administrés par intraveineusees. Une opération à 3,7 milliards de dollars (2,36 milliards d'euros).

Le groupe pharmaceutique allemand Fresenius annonce ce lundi l'acquisition de la société américaine APP, spécialisée dans les médicaments génériques administrés par intraveineuse, pour un montant d'au moins 3,7 milliards de dollars.

La firme allemande va payer 23 dollars en cash par titre aux actionnaires, selon un communiqué. La transaction devrait être bouclée fin 2008, début 2009, sous réserve du feu vert des autorités de concurrence. Les actionnaires pourraient aussi recevoir une prime supplémentaire allant jusqu'à 6 dollars par action, dépendant du succès de l'opération.

"Ce rachat est un pas important dans la stratégie de Fresenius Kabi (spécialisée dans la nutrition par intraveineuse et perfusion, ndlr): la société fait ainsi son entrée sur le marché pharmaceutique américain et jouera un rôle de premier plan dans le marché mondial des génériques par intraveineuse", souligne Fresenius.

APP, cotée sur le marché électronique américain Nasdaq, a dégagé un chiffre d'affaires de 647 millions de dollars en 2007 pour un résultat brut d'exploitation de 253 millions, indique Fresenius. La société, forte de quelque 1.400 salariés, dispose d'un portefeuille de plus de 100 médicaments utilisés dans les hôpitaux dans les domaines de l'oncologie, de l'anesthésie ou du traitement d'infections diverses. Elle vend ses produits aux Etats-Unis et au Canada.

Concrètement, la filiale américaine de Fresenius Kabi, sera fusionnée avec APP. Son fondateur et principal actionnaire, Patrick Soon-Shiong, devrait rejoindre la direction de Fresenius Kabi US Holding une fois l'opération achevée. Fresenius prévoit de financer le rachat à la fois via des emprunts et un recours à son capital propre. L'acquisition devrait être rentable dès la deuxième année.

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NBC Universal et deux fonds rachètent la chaîne de météo Weather Channel


En discussions exclusives depuis moins d'un moins, NBC Universal, dont le groupe français Vivendi détient 20% du capital, s'est associé pour racheter la célèbre chaîne de télévision de météo avec les fonds d'investissement Blackstone Group et Bain Capital. Le montant de l'opération serait de l'ordre de 3,5 milliards de dollars, soit moins que les prétentions demandées par le vendeur.

Weather Channel est la troisième chaîne la plus distribuée sur les réseaux câblés américains et est reçue dans 97% des foyers du pays.
Weather Channel est la troisième chaîne la plus distribuée sur les réseaux câblés américains et est reçue dans 97% des foyers du pays.
L'opérateur américain de télévision NBC Universal (groupe General Electric) a annoncé dimanche l'acquisition de la chaîne spécialisée dans la météo Weather Channel. Le montant de la transaction n'a pas été rendu public, mais le quotidien économique Wall Street Journal (WSJ) qui avait annoncé un peu plus tôt l'imminence de l'opération, l'avait chiffré autour de 3,5 milliards de dollars. NBC Universal, dont le groupe français Vivendi détient 20% du capital, s'est associé dans cette opération avec les fonds d'investissement Blackstone Group et Bain Capital.

L'actuel propriétaire de Weather Channel, le groupe non coté Landmark Communications, avait organisé en janvier des enchères pour sélectionner le repreneur. Le principal rival de NBC, Time Warner, s'en était retiré le mois dernier. NBC et ses partenaires avaient annoncé le 13 juin qu'ils étaient entrés en discussions exclusives pour racheter Weather Channel.

Landmark espérait initialement recueillir environ 5 milliards de dollars de cette cession, selon le WSJ, qui citait des personnes proches du dossier. La transaction porte sur Weather Channel mais aussi sur son site internet weather.com et sur une société spécialisée dans la fourniture de services météo aux télévisions. La transaction inclut aussi le fabricant de radars météorologiques Enterprise Electronics et une participation dans la société canadienne de services météorologiques Pelmorex.

Weather Channel est la troisième chaîne la plus distribuée sur les réseaux câblés américains et est reçue dans 97% des foyers du pays. Ses activités internet figurent parmi les quinze sites les plus fréquentés aux Etats-Unis et reçoivent près de 40 millions de visiteurs uniques par mois.

La transaction devrait être effective d'ici la fin de l'année. La chaîne continuera d'être gérée de manière indépendante avec une direction fournie par NBC. Weather Channel viendra compléter le portefeuille de chaînes d'information de NBC, déjà bien garni avec NBC News, MSNBC (informations politiques) et CNBC (informations financières).


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Face à la SNCF, Air France et Veolia pourraient s'allier dans le futur


Selon La Vie du Rail, l'opérateur ferroviaire pourrait voir se développer une solide concurrence avec l'ouverture du marché du transport de voyageurs.

La Vie du rail révèle que " ce que la SNCF redoutait est en train de se réaliser : dix-huit mois avant l'ouverture à la concurrence des liaisons ferroviaires internationales de voyageurs, Air France est en pleine négociation avec Veolia Transport pour conclure un partenariat. Cet accord doit aboutir à la création d'un "nouvel acteur de la grande vitesse ferroviaire en Europe".

Selon le journal spécialisé dans le ferrovaire, "depuis quatre ans, la compagnie française travaille sur cette idée : acheminer ses passagers par train sur certaines liaisons pas suffisamment rentables ou qui pourraient compléter ses dessertes aériennes".

La Vie du Rail rappelle qu'Air France "a déjà noué un partenariat avec Thalys pour l'acheminement de ses passagers entre Roissy et Bruxelles après avoir stoppé sa propre liaison. Mais Air France n'est pas satisfaite des conditions de transport, en raison notamment de la mauvaise correspondance entre les trains et les avions. Ce pourrait être une des toutes premières lignes concernées par l'alliance".

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Bosch lance son offre sur le spécialiste de l'énergie solaire ersol

Bosch devrait débourser plus de 1 milliard d'euros pour s'emparer d'ersol. L'entreprise allemande mise ainsi sur le développement des énergies renouvelables

Beaucoup voit cette opération comme le coup d'envoi de la consolidation du secteur, encore jeune, de l'énergie solaire. L'allemand Bosch vient d'annoncer, ce matin, sa volonté de s'emparer d'ersol, le spécialiste de cette énergie d'avenir.

Bosch devrait dépenser plus de 1 milliard d'euros pour acquérir le fabricant allemand de cellules de silicium, indispensables à la fabrication des panneaux solaires. Comme annoncée début juin, l'offre, qui a reçu le feu vert des autorités allemandes, s'établit à 101 euros par action. Elle commence aujourd'hui et prendra fin le 8 août prochain, selon le communiqué publié par Bosch.

L'entreprise allemande va débourser 546 millions d'euros pour racheter au fonds d'investissement Ventizz plus de 50% du capital. L'offre à 101 euros par action, qui survalorise le titre de 68% par rapport au cours des trois derniers mois, porte sur le reste du capital.

En plus du fonds Ventizz, d'autres actionnaires, détenant au total 3,56% du capital, ont assuré à Bosch qu'ils lui céderaient leurs titres. Le groupe de Stuttgart qui veut se renforcer sur le segment des énergies renouvelables, possède déjà près de 28% du capital d'ersol, titres acquis en Bourse. Au total, Bosch s'est donc déjà assuré du contrôle de près de 82% du capital de sa cible.

Ce type d'acquisitions pourrait se multiplier dans l'avenir. Selon les experts, le développement du secteur de l'énergie solaire, laisse présager l'émergence de grands groupes ou de pôles adossés à des géants industriels traditionnels.

latribune.fr

mardi 1 juillet 2008

Finmeccanica fait appel à ses actionnaires pour financer son acquisition américaine


Le groupe italien d'aéronautique et de défense va demander à ses actionnaires l'autorisation de procéder à une augmentation de capital d'un maximum de 1,4 milliard d'euros afin de financer le rachat de l'américain DRS.

Finmeccanica convoque ses actionnaires le 31 juillet prochain afin de leur demander l'autorisation de procéder à une augmentation de capital. Le groupe italien d'aéronautique et de défense a besoin d'argent pour financer sa dernière acquisition, l'américain DRS Technologies, que Thales convoitait également.

L'italien - qui est associé avec Thales pour les satellites - a conclu en mai un accord pour racheter le groupe américain d'électronique de défense DRS Technologies, pour environ 5,2 milliards de dollars (3,4 milliards d'euros), dont 1,2 milliard de dollars de reprise de dette. Cette acquisition est stratégiquement pertinente pour Finmeccanica, selon les analystes qui jugent cependant son prix élevé.

Les conditions de l'augmentation de capital seront décidées "à l'approche de la date de l'opération et selon les conditions de marché", indique Finmeccanica. Le groupe précise en outre que l'Etat, actionnaire à 33,7%, maintiendra sa participation au-dessus de 30% à la suite de l'opération. Le gouvernement a prévu un budget de 250 millions d'euros pour cette opération, dans son document de programmation budgétaire.

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Michelin se renforce dans le sud-coréen Hankook


Un accord en ce sens avait été conclu entre les deux firmes en 2003.

le champion français du pneu Michelin annonce ce vendredi dans un communiqué qu'il a porté sa participation à près de 10% dans le capital du groupe coréen de pneumatiques Hankook Tire.

Cette opération s'inscrit dans le cadre d'un accord signé en 2003 entre les deux groupes qui devait justement permettre à la firme français de monter jusqu'à 10%.

Michelin avait d'abord porté sa participation à 6,3% en mars 2006 puis à 8,9% en juin dernier.

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Le russe Severstal s'empare de l'américain Esmark pour 1,25 milliard de dollars


Le groupe sidérurgique américain Esmark a finalement accepté d'être avalé par son concurrent russe Severstal plutôt que par l'indien Essar. Severstal a toutefois relevé son prix d'achat de 17 à 19,25 dollars par action, ce qui valorise le groupe américain à 1,25 milliard de dollars, dette comprise.

Les deux groupes, qui discutaient d'un rachat depuis mai, ont finalement réussi à conclure un accord infligeant du coup un camouflet au conglomérat indien Essar, qui avait initialement bouclé fin avril avec Esmark un accord de rachat pour 671 millions de dollars.

Le russe Severstal a finalement cédé aux demandes de la direction d'Esmark en augmentant son offre de 17 à 19,25 dollars ce qui valorise le groupe américain à 1,25 milliard de dollars (avec la dette), selon un communiqué. Ce prix représente une prime de 15% par rapport au cours d'Esmark le 29 avril, la veille de l'annonce de l'accord initial de rachat. Mais il est inférieur de 3,9% par rapport au cours de clôture d'Esmark mercredi soir. L'action Esmark perdait d'ailleurs 6,20% à 19,20 dollars après cette annonce, lors des échanges électroniques suivant la clôture de la séance.

Le conseil d'administration d'Esmark, qui a approuvé l'offre relevée de Severstal, va recommander aux actionnaires de voter en faveur de la fusion. Le groupe russe a obtenu l'engagement "des actionnaires majoritaires" d'Esmark d'apporter leurs titres.

Le calendrier de rachat des titres a été prolongé au 18 juillet. L'autre postulant, Essar, a tiré très rapidemment les leçons de l'accord entre le russe et l'américain en retirant son offre. En dépit de cet échec, le groupe indien a assuré qu'il restait intéressé par le marché nord-américain où il a acheté l'an dernier deux petits producteurs d'acier.

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Rachat par Bank of America approuvé par les actionnaires de Countrywide


Ce changement de main intervient sur fond de poursuite judiciaire après lacrise des subprime.

C'est la fin de l'indépendance de Countrywide, principal acteur du crédit immobilier aux Etats-Unis, frappé de plein fouet par la crise des subprime, ces prêts hypothécaires à haut risque.

Ses actionnaires ont approuvé mercredi soir son rachat par Bank of America, BofA pour 2,8 milliards de dollars sur la base des cours de mardi. Soit dix fois moins que ce que valait Countrywide début 2007 avant que n'éclate cette crise des subprime.

Ce changement de main intervient sur fond d'affaire judiciaire. Les procureurs généraux des états de Californie et de l'Illinois poursuivent le directeur général de Countrywide Angelo Mozilo et son directeur financier David Sambol pour avoir encouragé les ménages désargentés à s'endetter malgré tout via ces fameux subprime afin d'acquérir leur bien immobilier.

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Fusion Delta-Northwest: les pilotes font la paix


Les pilotes des compagnies aériennes américaines Delta Air Lines et Northwest Airlines sont arrivés à un accord sur la gestion de leurs carrières dans la future compagnie fusionnée, levant ainsi le principal obstacle au rapprochement entre les deux entreprises.

Les pilotes affiliés au syndicat de branche ALPA sont tombés d'accord, tant chez Delta que Northwest, sur une future convention collective commune, qui entrera en vigueur une fois finalisée la fusion entre les deux transporteurs, selon un communiqué publié par Delta Air Lines. Cet accord "va permettre d'avancer dans le processus de fusion, grâce à un groupe unifié de pilotes", a commenté le PDG de Delta, Richard Anderson, cité dans le communiqué.

L'obtention d'un consensus chez les pilotes ALPA des deux compagnies était l'un des principaux obstacles susceptibles de remettre en cause le projet de fusion. Le mois dernier, les pilotes ALPA de Delta avaient approuvé des concessions sur leur grille de salaires et d'ancienneté, pour permettre une fusion des personnels navigants des deux compagnies. Les pilotes des deux compagnies doivent encore ratifier formellement le résultat obtenu par leurs syndicats, à une date non précisée. Les syndicats de pilotes se sont également mis d'accord sur la procédure à suivre pour déterminer une liste d'ancienneté unique, qu'ils espèrent mise en place d'ici la finalisation de la fusion.

Delta et Northwest ont annoncé en avril leur projet de fusion, qui doit donner naissance à la première compagnie aérienne mondiale. La future entité, appelée Delta, aura accès à 390 destinations dans 67 pays, avec un chiffre d'affaires cumulé de 35 milliards de dollars, une flotte de près de 800 appareils et environ 75.000 salariés dans le monde. Delta espère de la fusion des synergies d'un milliard de dollars par an.

Wall Street a salué ce résultat, faisant gagner en clôture 5,20% au titre Delta (à 5,26 dollars) et 7,44% à celui de Northwest (à 5,92 dollars).

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