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mardi 22 juillet 2008

Sanofi-Aventis rachète l'australien Symbion Consumer


Le groupe pharmaceutique a signé un accord pour racheter le spécialiste des vitamines et compléments minéraux, leader sur son marché en Australie. L'opération s'élève à 344 millions d'euros.

Le groupe pharmaceutique français, Sanofi-Aventis, a annoncé ce lundi le rachat de l'australien Symbion Consumer, auprès du fournisseur de services de santé Primary Health Care pour 560 millions de dollars australiens, soit 344 millions d'euros.

Symbion produit, commercialise et distribue des produits nutraceutiques (vitamines et compléments minéraux), ainsi que des marques d'automédication en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Le chiffre d'affaire de la société a atteint 190 millions de dollars australiens en 2007 (116,7 millions d'euros), pour une part de marché de 21%. Le groupe possède des marques, telles que Natures Own, Cenovis, Bio-Organics, Golden Glows et Microgenics.

Dans un communiqué, le responsable des opérations pharmaceutiques en Asie, Olivier Charmeil, explique que "l'acquisition de Symbion Consumer va donner à Sanofi-Aventis en Australie une position de leader dans un domaine en forte croissance".

Le groupe précise que la transaction, "soumise à conditions, devrait intervenir le 31 août 2008".

latribune.fr

mercredi 16 juillet 2008

Continental refuse l'offre de rachat de Schaeffler

En Allemagne, le très discret groupe Schaeffler a lancé une proposition de rachat sur le capital du géant Continental. L'offre qui valorise l'équipementier automobile à environ 10 milliards d'euros, vient d'être rejetée par Continental.

Une bataille de David contre Goliath a été tuée dans l'oeuf dans le secteur de l'équipement automobile. L'équipementier automobile allemand, Continental, a fermement rejeté aujourd'hui l'offre de rachat du groupe familial. Dans un communiqué il a déclaré que "le directoire de Continental rejette l'offre. Elle est hautement opportuniste, ne reflète pas, et de loin, la vraie valeur de Continental, elle ne suscite pas la confiance et en contient aucune logique industrielle convaincante".

Pourtant Schaeffler était en train de fourbir ses armes pour prendre le contrôle de Continental. Le Bavarois devait déjà avoir pris position au sein du groupe de Hanovre: le Handelsblatt affirme qu'il détient 30% de son capital, via différentes banques et le Financial Times Deutschland avance une part de 36%.

L'intéressé affirmait ne disposer que de 2,97% du capital de Continental et il ajoutait en contrôler 4,95% supplémentaires, via des instruments financiers. Schaeffler proposait de racheter le cinquième équipementier mondial au prix de 69,37 euros par action, ce qui valoriserait le groupe à un peu moins de 10 milliards d'euros. Dans un contexte d'attentisme économique en Europe, cette opération aurait constitué la fusion la plus importante du continent cette année.

Avec ses 8,9 milliards d'euros de chiffres d'affaires annuel en 2007, Schaeffler comptait s'attaquer à un ennemi de taille: Continental vise 26,4 milliards d'euros de ventes pour l'exercice en cours.

Pour préserver l'effet de surprise, Schaeffler aurait pris le contrôle d'options sur actions via différentes banques: Royal Bank of Scotland, Dresdner, Deutsche Bank et Merrill Lynch, d'après les quotidiens allemands. Cette tactique lui aurait permis de contourner la loi allemande, qui impose à un investisseur de se déclarer lorsque son investissement franchit le seuil de 5% des parts d'une entreprise.

D'après le Handelsblatt, la direction de Continental cherchait, hier, un moyen d'empêcher une offre publique d'achat hostile de la part de Schaeffler, mais il entendait tout de même discuter avec le groupe bavarois. L'agence Reuters avait elle annoncé que le directoire du géant du pneu a convoqué une réunion extraordinaire pour évoquer cette tentative de prise de contrôle. La solution a été vite trouvé: refuser l'offre de rachat.

latribune.fr

mardi 1 juillet 2008

Rachat par Bank of America approuvé par les actionnaires de Countrywide


Ce changement de main intervient sur fond de poursuite judiciaire après lacrise des subprime.

C'est la fin de l'indépendance de Countrywide, principal acteur du crédit immobilier aux Etats-Unis, frappé de plein fouet par la crise des subprime, ces prêts hypothécaires à haut risque.

Ses actionnaires ont approuvé mercredi soir son rachat par Bank of America, BofA pour 2,8 milliards de dollars sur la base des cours de mardi. Soit dix fois moins que ce que valait Countrywide début 2007 avant que n'éclate cette crise des subprime.

Ce changement de main intervient sur fond d'affaire judiciaire. Les procureurs généraux des états de Californie et de l'Illinois poursuivent le directeur général de Countrywide Angelo Mozilo et son directeur financier David Sambol pour avoir encouragé les ménages désargentés à s'endetter malgré tout via ces fameux subprime afin d'acquérir leur bien immobilier.

latribune.fr

dimanche 15 juin 2008

Free en négociations exclusives pour racheter Alice

La Tribune.fr - 09/06/08


Iliad, la maison mère de Free est prêt à débourser 800 millions d'euros pour s'offrir le numéro quatre français de l'Internet haut débit, à la barbe de Numericable et Neuf Cegetel. L'opération devrait être finalisée avant la fin du troisième trimestre 2008.

Conformément aux informations révélées ce lundi par La Tribune, Iliad, la maison mère de Free, vient d'annoncer ce matin l'entrée en négociations exclusives avec Telecom Italia pour le rachat d'Alice, le numéro quatre français de l'Internet haut débit. Et ce, au nez et à la barbe de Numericable et Neuf Cegetel.

Free précise dans un communiqué que "le prix payé serait fondé sur une valeur d'entreprise maximum de 800 millions d'euros et serait soumis à certaines clauses d'ajustement". "La valeur d'entreprise reflètera d'une part la base d'abonnés actifs et d'autre part la valeur des déficits fiscaux reportables des activités acquises", est-il précisé.

"La transaction devrait être finalisée avant la fin du troisième trimestre 2008", indique le communiqué.

En reprenant les 940.000 abonnés d'Alice, Free retrouve sa place de numéro deux français derrière Orange (France Télécom) et repasse devant Neuf Cegetel, la nouvelle filiale de SFR (Vivendi). Une opportunité à ne pas râter, estime Maxime Lombardini, le directeur général d'Iliad qui, Interrogé par BFM ce matin explique: "la croissance du marché ralentit un petit peu et plusieurs centaines de milliers d'abonnés en plus, ce sont des choses qui ne se produisent pas deux fois".

Maxime Lombardini a reconnu qu'en terme d'emplois, il y a "probablement quelques doublons" sans en dire davantage. "On doir définir ensemble notre plan de développement", a-t-il ajouté. Les syndicats d'Alice avaient appelé le 20 mai les quelques 1.400 salariés de la société à une grève afin d'obtenir la discussion d'un volet social dans la perspective de la prochaine vente".

Par ailleurs, Paul Champsaur, le président de l'Arcep, a confié à La Tribune que le régulateur va lancer cette semaine une consultation sur la quatrième licence mobile. Free est aussi sur les rangs.

A la Bourse de Paris, les investisseurs voient plutôt d'un bon oeil cette annonce. L'action Iliad a gagné 1,33% dans un marché stable, à 63,45 euros. Pas de si grande déception du côté de Neuf Cegetel, dont le titre est aussi quasiment stable, à 35,90 euros. Enfin, pas de grand mouvement non plus pour l'action Telecom Italia qui a cédé 0,43% à 1,387 euros.

Retrouvez toutes ces informations développées ce lundi dans la Tribune.

latribune.fr

vendredi 13 juin 2008

La Fed donne son feu vert au rachat de Countrywide par Bank of America

La Tribune.fr - 06/06/08

Ce rachat à quatre milliards de dollars renforce Bank of America sur le marché américain des prêts immobiliers.

La banque centrale américaine, la Fed (Federal Reserve) a donné ce jeudi soir son feu vert au rachat de Countrywide par Bank of America.

Le premier prêteur immobilier aux Etats-Unis a été mis au bord de la faillite du fait de la crise des subprime, ces prêts hypothécaires à risque dont les défaillances ont déclenché l'été dernier la crise financière et boursière.

Avec ce rachat à quatre milliards de dollars, Bank of America va détenir environ un quart du marché américain des prêts immobiliers.

latribune.fr

Verizon rachète Alltel pour 28,1 milliards de dollars

La Tribune.fr - 05/06/08


Après un premier échec en 2006, l'opérateur téléphonique américain Verizon va enfin pouvoir racheter Alltel, le groupe de téléphonie mobile, numéro cinq aux Etats-Unis. Pour 28,1 milliards de dollars, Verizon deviendra ainsi le premier opérateur mobile américain devant AT&T.

Verizon n'a pas renoncé à Alltel. Après avoir échoué l'an dernier quand sa cible s'était vendue pour 27,5 milliards de dollars à un fonds de Goldman Sachs allié au fonds TPG Partners, l'opérateur téléphonique américain a fini par conclure un accord avec le groupe de téléphonie mobile, numéro cinq aux Etats-Unis, pour 28,1 milliards de dollars (18 milliards d'euros).

L'information, sortie dans la presse américaine mercredi, a été confirmée ce jeudi matin par le britannique Vodaphone, qui détient 45% de Verizon Wireless, la filiale de téléphonie mobile commune avec Verizon. Plus tard ce jeudi, c'est Verizon qui a officialisé les choses en annonçant le rachat.

Le prix d'achat se décompose en un versement de 5,9 milliards de dollars pour racheter les actions Alltel et en une reprise de la dette de la société acquise pour 22,1 milliards de dollars. Les synergies espérées pourraient être de plus de 9 milliards, avec des économies de 1 milliard dès la deuxième année après la fusion.

Alltel change de mains sept mois après avoir été déjà racheté, quasiment pour le même prix, par deux fonds d'investissement (un fonds de Goldman Sachs et TPG Partners), qui l'avaient payé 27,5 milliards et le revendent donc quasiment au prix coûtant.

Alltel couvre un large territoire géographique aux Etats-Unis, notamment dans les zones rurales, et compte 13,2 millions d'abonnés. Et cette opération permettra à Verizon de devenir le premier opérateur mobile américain, avec quelque 80 millions de clients, contre 71,4 millions pour le leader actuel, AT&T.

A Wall Street, les investisseurs saluent ce rachat. L'action Verizon s'apprécie de 6% peu après l'ouverture, à 39,21 dollars. A Londres, le titre Vodafone est également recherché. Il a pris 3,75% à 160,45 pence.

latribune.fr

Offre amicale sur TeliaSonera : France Télécom se donne quinze jours pour négocier

La Tribune.fr - 05/06/08

L'opérateur français annonce avoir engagé une démarche amicale pour racheter le suédo-finlandais TeliaSonera pour environ 30 milliards d'euros. Ce rapprochement permettrait de former le quatrième groupe mondial de télécommunications. Mais TeliaSonera indique déjà ne pas soutenir cette offre.

Ce rapprochement permettrait de former le quatrième groupe mondial de télécommunications.
Ce rapprochement permettrait de former le quatrième groupe mondial de télécommunications.
Après avoir confirmé son intérêt en avril dernier, France Télécom a finalement lancé ce jeudi son projet d'offre amicale pour le rachat du groupe de télécoms suédo-finlandais TeliaSonera. Le projet d'offre est constitué d'un "mix" de 52% en numéraire payable en euros pour un équivalent de 63 couronnes suédoises par action TeliaSonera, et de 48% en actions France Télécom sur la base d'un ratio d'échange de 3 actions nouvelles France Télécom pour 11 actions existantes TeliaSonera. L'offre est estimée à environ 30 milliards d'euros.

La réponse de l'opérateur suédo-finlandais ne s'est pas faite attendre. Le président du groupe, Tom von Weymarn, a ainsi indiqué que l'offre de France Télécom représentait "nettement" moins que la valeur réelle de son entreprise et que le conseil d'administration ne la soutiendra donc pas. "La position de TeliaSonera n'est pas un scoop. C'est une position normale à ce stade de la discussion", se défend Didier Lombard, patron de l'opérateur français, lors d'une conférence téléphonique organisée ce matin.

S'il reste ferme sur la parité d'échange "non modifiable", il n'exclut pas de faire évoluer d'autres paramètres. "Nous avons, explique-t-il, quinze jours de discussion devant nous".

Réaction également du ministre suédois des Marchés financiers, Matts Odell qui a déclaré à des journalistes se ranger du côté de l'opérateur suédo-finlandais. La Suède, actionnaire de l'opérateur nordique à hauteur de 37,3%, a promis de vendre sa participation dans le cadre d'un programme de privatisation. "Nous accueillons toutes les parties intéressées mais dans le cas actuel nous partageons l'opinion du conseil d'administration de TeliaSonera lorsqu'il dit que l'offre ne reflète pas pleinement la valeur réelle et le potentiel du groupe", a-t-il expliqué.

Pour France Télécom, l'opération envisagée serait relutive en termes de bénéfice par action dès 2009 et deviendrait relutive en 2011 en termes de free cash-flow par action, souligne France Télécom dans un communiqué, qui ajoute que l'offre représente une prime de 39% environ par rapport au dernier cours de TeliaSonera du 15 avril 2008, le jour précédent la première annonce d'une éventuelle offre de cette nature.

L'opérateur français précise que le projet d'offre sur TeliaSonera "n'est envisagé que sur une base amicale". L'objectif est de former le numéro trois mondial dans le haut-débit fixe et le numéro quatre mondial dans le mobile. Au final, le rapprochement entre les deux groupes permettrait de former le quatrième groupe mondial de télécommunications avec 237 millions de clients au total, dont 168 millions dans le mobile et 69 millions dans le fixe.

Hors synergies, le nouvel ensemble pourrait connaitre une croissance de son excédent brut d'exploitation (Ebitda) deux fois supérieure à celle de France Télécom. Le groupe table également sur 5% de croissance environ du cash flow contre moins de 2% actuellement pour l'opérateur.

Par ailleurs, Didier Lombard a rappellé que TeliaSonera est "très présent sur les pays émergents, d'Eurasie notamment, qui connaissent une forte croissance avant même que l'internet ait pu s'y développer". Il a également insisté sur la complémentarité géographique des deux groupes avec un TeliaSonera solidement implanté dans le nord (Norvège, Suède, Danemark, Finlande) et l'est de l'Europe (Russie, pays baltes).

Les synergies pourraient également produire d'ici 2013 des économies d'un montant de près de 1% du chiffre d'affaires pro forma 2007 du nouveau groupe et 70% environ des économies liées à la fusion seraient réalisées d'ici 2011. Et selon France Télécom toujours, ces synergies, notamment en Espagne où les deux groupes sont présents, justifient le prix proposé.

France Télécom garantit la solidité financière du nouveau groupe, promettant que sa dette ne serait pas accrue, avec un ratio dette nette sur marge opérationnelle de 2,5, qui devrait descendre en dessous de 2 d'ici trois ans.

Mais les syndicats de france Télécom ont une autre lecture de l'opération. Plus tard dans la journée, trois syndicats ont manifesté leurs inquiétudes dans des communiqués distincts, dénonçant "une course au gigantisme", qui conduira à "un surendettement" ou des "surenchères". Quand FO Communication demande la tenue immédiate d'un comité de groupe européen, Sud-PTT dénonce les spéculations boursières et les éventuzelles surenchères qui s'annoncent. Ce syndicat rappelle qu'un plan de suppression de 22.000 emplois en 3 ans (2005-2008) est toujours en cours à France Télécom, et que les salariés de TeliaSonera "doivent affronter un plan de 2900 emplois en moins d'ici 2009". Pour la CGT enfin, il s'agit de dénoncer une "course au gigantisme" néfaste pour l'emploi des deux groupes.

Pour l'heure, en Bourse, les détails de l'opération ne rassurent pas les investisseurs français. Le titre France Télécom, coté à Paris, a plongé de 5,09% à 18,25 euros. "Nous continuons de penser que l'offre n'est pas particulièrement favorable aux actionnaires de France Télécom", estime un analyste pour qui l'intérêt stratégique de l'opération est limité, le risque d'exécution réel en terme de synergies et le prix élevé, d'autant que France Télécom pourrait devoir le relever. Dans le même temps, la valeur TeliaSonera, cotée à Stockholm, a quant à elle grimpé de 6,51% à 57,25 couronnes suédoises.

En cas succès de l'opération, France Télécom envisage de coter également ses actions sur les bourses de Stockholm et d'Helsinki.

L'opérateur français nomme officiellement Xavier Couture à la tête des contenus

Un communiqué du groupe envoyé lui aussi ce jeudi officialise l'arrivée de Xavier Couture depuis le 2 juin comme Directeur de la division Contenus d'Orange, laquelle division existe depuis 2004. Il sera chargé de définir et construire les offres et services de contenus, que ce soit sur le mobile, le web ou la télévision. Il devra rendre compte à Raoul Roverato, le Directeur exécutif en charge des nouvelles activités de croissance. Xavier Couture, ex-Canal Plus et ex-TF1, succède à Patricia Langrand qui quitte le groupe. C'est elle qui a précédemment conduit le lancement et le déploiement des offres de télévision par ADSL, mais aussi la mise en place de partenariats et de développement de services dans les domaines de la télévision, du cinéma, du sport, de la musique et des jeux vidéo.


www.latribune.fr

lundi 26 mai 2008

Le fonds d'investissement 3i réfléchirait à un rachat du réseau à haute tension d'E.ON

Le fonds d'investissement britannique estime qu'une "telle activité réglementée conviendrait à sa stratégie d'investissement".

Le fonds d'investissement britannique 3i réfléchit à un éventuel rachat du réseau à haute tension de l'allemand E.ON. C'est ce qu'a déclaré samedi le dirigeant de 3i Infrastructure, Uwe Danziger, au Börsen Zeitung.

"Nous voudrions y jeter un coup d'oeil. C'est potentiellement intéressant pour nous, une telle activité réglementée conviendrait à notre stratégie d'investissement", a-t-il déclaré.

E.ON, le numéro un mondial des services collectifs, a convenu en février de scinder son réseau à haute tension en Allemagne et 4.800 mégawatts de capacité de production d'électricité pour trouver un compromis avec les autorités européennes de la concurrence.

latribune.fr

lundi 5 mai 2008

Vicat rachète l'américain Walker

Le cimentier français a annoncé avoir racheté le producteur de ciment américain pour un montant non dévoilé. Une opération qui intervient dans un contexte de marché tendu. Le chiffre d'affaires du cimentier est en baisse de 2,1% au premier trimestre.

Le cimentier français Vicat a annoncé ce lundi l'acquisition de l'américain Walker, spécialiste du béton prêt à l'emploi implanté dans la région d'Atlanta et qui détient 14 centrales à béton pour une capacité de 7000.000 m3. Le montant de l'acquisition n'a pas été communiqué.

Cette acquisition permet à Vicat de se renforcer "sur l'un de ses marchés clés (sud-est des Etats-Unis), dans un contexte de consolidation rapide" et de poursuivre "sa stratégie d'intégration verticale entre les activités ciment et béton (...) dans un contexte de marché temporairement plus tendu", explique le groupe dans un communiqué.

Ainsi, le troisième cimentier français Vicat a enregistré une baisse de 2,1% de son chiffre d'affaires au premier trimestre, à 471 millions d'euros. Le groupe précise toutefois que son chiffre d'affaires a progressé de 1,1% à périmètre et change constants.

Dans le détail de l'activité, le chiffre d'affaires de la branche Ciment a progressé de 6% à 214 millions d'euros, tandis que les ventes de bétons et granulats ont reculé de 7,4% à 195 millions d'euros.

"L'évolution de la rentabilité opérationnelle au cours du premier trimestre tient compte de la progression des volumes et des prix de vente dans l'activité ciment", précise Vicat. "Néanmoins, elle a été affectée par le repli constaté sur le marché Nord-Américain, par une pression sur les prix et la montée en puissance progressive du four de Bastas en Turquie, et
enfin, par des arrêts d'entretien programmés plus concentrés sur ce trimestre par rapport à la même période de 2007", explique le groupe.

Vicat souligne également que "le premier trimestre n'est pas représentatif de la performance financière du groupe sur l'ensemble de l'année" et indique que sa structure financière n'a pas connu de modification importante au cours de la période.

De fait, le groupe "maintient son objectif d'amélioration de sa rentabilité opérationnelle, malgré un environnement tendu sur certains de ses marchés, notamment aux Etats-Unis".

"La réalisation de cet objectif s'appuiera sur une politique de prix volontariste en particulier en Turquie, la poursuite des effets positifs des investissements industriels et l'action continue de contrôle et d'optimisation des prix de revient."

Vicat indique également que son plan "Performance 2010" se poursuit conformément à ses attentes. Ce plan doit lui permettre, à l'horizon 2010, d'augmenter ses capacités de production de 50% tout en réduisant ses coûts de production.

latribune.fr

mardi 29 avril 2008

Naissance d'un nouveau géant des télécoms au Brésil

Le groupe brésilien de télécommunications Oi rachète son rival Brasil Telecom pour un montant de 2,25 milliards d'euros. Cet accord va donner naissance à un géant national détenant environ 70% du marché brésilien de la téléphonie et capable de concurrencer les géants espagnol Telefonica et mexicain America Movil.

Le groupe brésilien de télécommunications Oi a enfin mis la mains sur son rival Brasil Telecom pour un montant de 5,86 milliards de reals brésiliens (2,25 milliards d'euros). La fusion unira les deux plus grandes compagnies de téléphonie fixe du Brésil et donnera naissance à un géant qui regroupera 70% du marché brésilien.

Dans un communiqué, Oi (ex-Telemar) a indiqué que l'accord dépendait encore de changements dans la loi brésilienne qui interdit qu'un groupe contrôle deux concessions différentes (de téléphonie fixe). Mais cela ne devrait pas poser de problèmes, le gouvernement brésilien ayant déjà indiqué être favorable au changement des normes légales pour permettre la fusion. En attendant, la banque Credit Suisse sera en charge de l'acquisition jusqu'à ce que l'Agence nationale de télécommunications du Brésil applique les nouvelles normes qui permettront la conclusion définitive de l'accord.

Oi exploite la téléphonie fixe dans le nord-ouest, le nord, le nord-est et le sud-est du Brésil et ses actions appartiennent à des investisseurs brésiliens, à des fonds de pension brésiliens et à la Banque nationale de développement économique et social (BNDES). Brasil Telecom est l'opérateur de téléphonie fixe du nord, du centre-ouest et du sud du pays. Parmi ses principaux actionnaires figurait jusqu'à présent le groupe américain Citicorp (Citigroup) mais il avait quitté Brasil Telecom quand Oi avait entamé ses premières négociations en janvier dernier.

La nouvelle entreprise aura comme concurrents le groupe espagnol Telefonica et le groupe mexicain America Movil dans le reste du Brésil. Ensemble, Oi et Brasil Telecom détiendront 70% des lignes de la téléphonie fixe du Brésil, 18% du marché de la téléphonie mobile et 43% des services à bande large, selon des données de février. Oi a indiqué que le prix fixé pour le rachat de son rival équivalait à 72,30 reals (0,45 dollars) par action de Brasil Telecom.

latribune.fr

Freenet conclut le rachat de Debitel pour 1,63 milliard d'euros

L'opérateur allemand de télécommunications Freenet a annoncé dimanche soir racheter son compatriote et concurrent Debitel au fonds d'investissement Permira pour 1,63 milliard d'euros. Du coup, le groupe renonce à verser un dividende au titre de 2008.

Après approbation de son conseil de surveillance, le groupe allemand de télécoms Freenet a annoncé dans un communiqué dimanche soir le rachat de son compatriote Debitel. Une acquisition qui lui coûte 1,63 milliard d'euros. Les actionnaires devront du coup se passer de dividende au titre de l'exercice 2008, Freenet ayant renoncé à son versement.

Le fonds d'investissement Permira auquel Freenet rachète l'opérateur Debitel recevra en paiement 32 millions d'actions Freenet, soit environ 24,99% du capital, complétés par 132,5 millions d'euros sous forme de prêt à long terme. Permira s'est engagé à ne céder aucun de ses titres Freenet avant l'assemblée générale prévue en juin et à en conserver au moins 60% jusqu'à l'assemblée 2009 et au plus tard jusqu'au 31 août de l'an prochain.

Freenet a mené cette opération malgré l'opposition de son principal actionnaire United Internet, qui possède 25% de son capital via une holding codétenue avec la société de téléphonie mobile Drillisch. C'est "une décision scandaleuse, contre la volonté de la majorité des actionnaires" a déclaré un porte-parole d'United Internet.

Le nouvel ensemble Freenet-Debitel devrait se hisser au troisième rang du marché de la téléphonie mobile en Allemagne avec quelque 19 millions de clients, loin derrière T-Mobile (groupe Deutsche Telekom ) et Vodafone avec respectivement 35 millions et 34 millions de clients.

A la Bourse de Francfort, l'action Freenet perdait 6,34% peu avant la clôture, à 10,64 euros.

latribune.fr

vendredi 18 avril 2008

Le titre Sodexo profite du plan de rachat d'actions

Le groupe de restauration, qui a enregistré une hausse de 10,9% de son bénéfice net au premier semestre 2007/2008 à fin février, confirme ses objectifs de croissance annuelle. Il lance un programme de rachat d'actions de 530 millions d'euros, ce qui fait bondir l'action.

Le groupe confirme ses objectifs
Le groupe confirme ses objectifs
Sodexo fait mieux que prévu au premier semestre de son exercice 2007/2008 (clos le 29 février). Le groupe de restauration a en effet dégagé un résultat net, part du groupe, de 219 millions, en hausse de 10,4% sur le précédent. Hors effet de change, le bénéfice net a progressé de 16,9%. De son côté, le résultat d'exploitation s'est inscrit à 393 millions (+7,9%). Le consensus Reuters Estimates faisait ressortir un résultat d'exploitation de 379 millions et un bénéfice net de 201 millions.

Dans un communiqué, le deuxième groupe mondial de restauration confirme ses objectifs pour l'exercice en cours et déclare tabler sur une croissance organique de son chiffre d'affaires de plus de 7% et sur une progression de 12% de son résultat opérationnel à taux de change constants.

Le conseil d'administration de Sodexo a décidé de mettre en oeuvre le programme de rachat d'actions de la société approuvé par l'assemblée générale mixte du 22 janvier 2008 et dans les limites fixées par celle-ci. Sodexo envisage, dans le cadre d'une offre publique d'achat simplifiée, de racheter à ses actionnaires un nombre maximum de 12,5 millions de ses propres actions, soit 7,8% du capital, à un prix unitaire de 42,5 euros, coupon attaché, soit un montant maximum de 530 millions d'euros. Ce prix représente une prime de 15% sur le cours de Bourse de mercredi à la clôture.

Dans un communiqué, le groupe indique qu'il financera l'opération par des financements bancaires et sur sa trésorerie. Sodexo explique que sa structure financière sera améliorée par cette opération et qu'il continuera sa politique de croissance "essentiellement interne complétée par des acquisitions ciblées". Au 29 février 2008, son endettement net atteint 247 millions d'euros soit 12% des capitaux propres.

L'actionnaire de contrôle de Sodexo, Bellon S.A., a fait savoir qu'il ne souhaitait pas participer à l'opération. Bellon S.A. devrait donc voir sa participation mécaniquement augmenter à l'issue de l'opération. L'Autorité des Marchés Financiers a accordé à Bellon S.A une dérogation, publiée jeudi, à l'obligation de lancer une offre publique d'achat. Sodexo dit qu'il entend poursuivre ses distributions de dividendes, "dans la limite des sommes distribuables à sa disposition".

La Bourse applaudit ce programme de rachat d'actions. Le titre s'est envolé ce jeudi de 9,40% à 40,60 euros.


latribune.fr

mardi 11 septembre 2007

Bouygues rachète à BNP Paribas 6,5% de Bouygues Telecom pour 441 millions d'euros

Le groupe français Bouygues a racheté à BNP Paribas 6,5% de Bouygues Telecom pour un montant de 441 millions d'euros et en détient désormais 89,5%. Les 10,5% restants appartiennent à JC Decaux.

Le groupe français Bouygues a racheté à BNP Paribas 6,5% de Bouygues Telecom pour un montant de 441 millions d'euros conformément à une promesse d'achat conclue le 21 juin 2005, a indiqué lundi le groupe diversifié.

A l'issue de cette opération, Bouygues détient 89,5% du capital de Bouygues Telecom. Les 10,5% restants sont détenus par le groupe français d'affichage et de mobilier urbain JC Decaux. "Conformément aux normes IFRS, cette participation ainsi que la dette étaient déjà intégrées dans les comptes consolidés de Bouygues depuis le 30 juin 2005".

Le montant de la transaction correspond "au montant convenu" au départ "moins les dividendes versés en 2006 et 2007", a précisé une porte-parole de Bouygues. L'accord initial tablait sur un montant compris entre 477 millions et 495 millions d'euros.

L'opérateur mobile Bouygues Telecom affichait fin juin une part de marché stable, à 16,8% avec 8,8 millions de clients. Au premier semestre, son bénéfice net, hors cession de Bouygues Telecom Caraïbes, a grimpé de 48% à 289 millions d'euros.

latribune.fr

lundi 27 août 2007

Home Depot accepte de vendre HD Supply pour un prix abaissé à 6,22 milliards d'euros

Le rabais est de 18%. La chaîne américaine de bricolage Home Depot a en effet accepté de vendre sa filiale HD Supply pour 8,5 milliards de dollars (6,22 milliards d'euros) à trois fonds acquéreurs, alors que le prix initial était de 10,3 milliards de dollars, soit 7,53 milliards d'euros.

Le Wall Street Journal dimanche affirme que la chaîne américaine de bricolage Home Depot a finalement accepté de vendre sa filiale HD Supply pour 8,5 milliards de dollars à trois fonds acquéreurs, soit un rabais de 18% par rapport au prix initial. La vente avait été convenue en juin dernier avec les fonds Bain Capital, Carlyle et Clayton Dubilier & Rice, pour 10,3 milliards de dollars.

Mais les négociations avaient été rouvertes quand les fonds ont demandé une réduction, et se sont encore plus gâtées quand les banques qui devaient leur prêter l'argent du rachat avaient bloqué l'opération. En quelques mois, la crise du crédit hypothécaire à risques dit "subprime" a en effet fragilisé le secteur du crédit dans son ensemble, et menacé plusieurs opérations de rachat financées par l'emprunt comme celui de HD Supply.

Après d'intenses négociations ces derniers jours, qui ont réuni le gratin de Wall Street, dont les patrons de JP Morgan et Lehman Brothers, James Dimon et Richard Fuld, Home Depot s'est résigné à abaisser son prix, indique le WSJ en citant des sources proches du dossier.

De plus, pour éviter que les banques ne se retirent, le groupe de bricolage a aussi accepté d'apporter des garanties pour une partie des 6 milliards de dollars de crédits que fourniront les banques.

Home Depot, dont l'activité est par ailleurs touchée de plein fouet par le ralentissement du secteur immobilier, compte sur cette vente pour financer un programme de rachat d'actions de 22,5 milliards de dollars soit 16,46 milliards d'euros.

Jusqu'à ces dernières semaines, banques et fonds marchaient main dans la main, profitant tout deux des rachats d'entreprises par endettement, réalisés par les fonds et financés par les banques. Mais la crise des "subprime" a grippé le système. Les banques risquent en effet de devoir revoir en baisse dans leurs livres de comptes la valeur de quantités de crédits, pouvant représenter des milliards de dollars.

Le cas de HD Supply a cristallisé les tensions, car les banques ont à cette occasion cherché à durcir les conditions d'octroi de leurs crédits ou même failli casser leurs accords avec trois de leurs plus prestigieux clients, explique le WSJ. Leur argument était simple: si les fonds pouvaient obtenir une baisse du prix de la part de Home Depot, elles pouvaient de leur côté changer les termes de l'octroi de leurs crédits c'est à dire modifier les accords conclus. Une revendication qui risquait d'empoisonner durablement les relations entre fonds et banques.

Mais toutes les parties ont finalement trouvé un accord, estimant que si la vente de HD Supply capotait, cela plomberait encore plus le marché du crédit et susciterait des doutes sur des opérations en cours, comme le rachat du groupe d'énergie TXU, de l'opérateur téléphonique Alltel ou de la société First Data.

latribune.fr

vendredi 24 août 2007

La justice est favorable à la fusion des deux supermarchés bio Whole Foods et Wild Oats

Le projet de rachat de la chaîne de supermarchés bio Wild Oats par son concurrent Whole Foods Market a obtenu une nouvelle décision de justice favorable

Malgré d'ultimes démarches du régulateur américain de la concurrence pour bloquer l'opération, le projet de rachat de la chaîne de supermarchés bio Wild Oats par son concurrent Whole Foods Market a obtenu une nouvelle décision de justice favorable.

Une cour d'appel du District de Columbia (est) a rejeté la demande de suspension du projet déposée par le régulateur (FTC), qui avait ainsi joué une dernière carte pour geler la fusion des deux enseignes d'alimentation bio, annoncée il y a six mois.

Cette démarche de la FTC faisait suite à une précédente décision de la justice fédérale à Washington (Columbia), la semaine dernière, déjà favorable à la fusion mais qui pouvait encore être contestée en appel. La FTC avait alors déposé un recours auprès du tribunal fédéral, qui a rendu une décision négative vendredi dernier, et un autre devant la cour d'appel de Columbia.

Selon les modalités de l'accord, l'offre de rachat de l'intégralité des action de Wild Oats en circulation, au prix de 18,50 dollars par titre, sera close au 27 août. L'offre valorise Wild Oats a 671 millions de dollars dette comprise. Les deux groupes avaient dévoilé une offre amicale de rachat le 21 février dernier, prévoyant le rachat de l'intégralité des actions de Wild Oats pour 18,50 dollars par action.

A la Bourse de New York, l'action Wild Oats prenait 2,27% à 18,48 dollars et celle de Whole Foods gagnait 1,62% à 40,04 dollars après cette annonce, lors des échanges électroniques hors séance. La FTC avait saisi une première fois la justice début juin pour bloquer le projet, tandis que Whole Foods a prolongé le calendrier de son offre au 27 août, le temps que les procédures en justice soient bouclées.

Whole Foods, une chaîne d'origine texane (sud), compte 197 magasins aux Etats-Unis, au Canada et au Royaume-Uni. Elle a été fondée en 1980 et représente 5,6 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel.

Créée en 1987, Wild Oats Market, une enseigne basée au Colorado (centre), compte 110 établissements en Amérique du Nord et a dégagé en 2006 1,2 milliard de dollars de chiffre d'affaires.

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Home Depot proche d'un accord pour céder, moins cher, sa filiale HD Supply

Le groupe de bricolage Home Depot semble proche d'un accord pour céder sa filiale HD Supply aux trois fonds candidats au rachat, avec lesquels les discussions ont repris début août en vue de baisser le prix.

Sur fond de fragilité de l'immobilier et du crédit, Home Depot semble proche d'un accord pour céder sa filiale HD Supply aux trois fonds candidats au rachat, avec lesquels les discussions ont repris début août en vue de baisser le prix.

Home Depot avait indiqué le 9 août être de nouveau en discussions avec le consortium de fonds - Bain Capital, Carlyle et Clayton Dubilier & Rice - qui devait initialement lui racheter HD Supply pour 10,3 milliards de dollars, et s'était fixé l'échéance du 23 août pour boucler un accord définitif.

Les parties étaient proches d'un accord jeudi dans la soirée, selon le Wall Street Journal en ligne, qui cite des sources proches du dossier, mais avec un prix d'achat abaissé de 1,2 milliard de dollars en raison du contexte actuel de frilosité sur les marchés financiers.

Toutefois, il n'était pas encore certain, à ce stade des discussions, qu'un accord soit annoncé dans les temps impartis, car les banques conseil discutaient encore à la dernière minute des financements de l'opération. Toujours selon le journal, ces banques planchent intensément sur les moyens d'être exposées au minimum dans le financement de l'opération, ne souhaitant plus s'impliquer dans les montages financiers d'emprunt initialement prévus, alors que le marché du crédit ne donne toujours pas de signe de reprise.

Annoncée en juin, l'opération avait été repoussée début août par Home Depot et les trois fonds en raison de la contagion de la crise de l'immobilier au marché du crédit. En quelques mois, la crise du crédit hypothécaire à risques dit "subprime" a en effet fragilisé le secteur du crédit dans son ensemble, ce qui a mis en suspens plusieurs opérations de rachat financées par des emprunts, à l'instar de HD Supply.

Cette défiance des banques à l'égard des fonds d'investissements est un changement radical, alors que ces derniers ont recours depuis plusieurs années à l'emprunt pour financer des rachats de sociétés, passant souvent devant des entreprises candidates à des rachats en raison de moyens financiers plus élevés.

Les banques conseil impliquées dans l'opération sont Lehman Brothers, JP Morgan Chase et Merrill Lynch. Lehman Brothers s'est même retrouvée en plein conflit d'intérêt, conseillant Home Depot pour la cession de sa filiale tout en faisant partie des banques créancières des fonds. Selon le Wall Street Journal, Lehman a dû céder sa place de banque conseil de Home Depot à Goldman Sachs.

Pour Home Depot, qui avait averti début août que la cession de sa filiale pourrait être suspendue si les conditions de marché étaient trop mauvaises, une cession au rabais de HD Supply diminuerait ses marges de manoeuvre financières.

Le groupe de bricolage, dont l'activité est par ailleurs touchée de plein fouet par le ralentissement du secteur immobilier, compte sur les 10,3 milliards de dollars de la transaction pour financer un programme de rachat d'actions de 22,5 milliards de dollars.

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jeudi 23 août 2007

Kuoni acquiert le voyagiste danois Falk Lauritsen Rejser

Le tour-opérateur suisse Kuoni a acquis, pour un montant non révélé, son concurrent danois Falk Lauritsen Rejser, spécialisé dans les voyages en Méditerranée et dans les Caraïbes.

Spécialisé dans les voyages en Méditerranée et dans les Caraïbes, le tour-opérateur danois Falk Lauritsen Rejser, vient d'être racheté par son concurrent suisse Kuoni. Le montant de l'opération n'a pas été révélé. Avec cette opération, le groupe suisse "renforce substantiellement sa position au Danemark". Le voyagiste helvétique a acheté Falk Lauritsen Rejser auprès de Per et Soren Falk Lauritsen, précédents actionnaires et fils du fondateur.

Le tour-opérateur danois est "parfaitement établi sur le marché danois" et propose des voyages vers l'Espagne, la Grèce, la Turquie, l'Egypte et les Caraïbes, a ajouté Kuoni. Falk Lauritsen Rejser compte 50 salariés et a réalisé sur l'exercice 2005/2006 un chiffre d'affaires de 74 millions de francs suisses (45,3 millions d'euros). Kuoni avait déjà acquis fin juillet le voyagiste haut de gamme français Les Ateliers du Voyage.

Le tour-opérateur a réalisé au premier semestre un bénéfice net en baisse de 56,8% à 3,5 millions de francs suisses (2,1 millions d'euros), mais compte atteindre ses objectifs pour l'ensemble de l'année. Kuoni explique la chute du résultat net par une provision exceptionnelle pour impôts de 10 millions de francs suisses (6,12 millions d'euros) qui était venue gonfler le bénéfice net au premier semestre 2006.

Le résultat opérationnel a été multiplié par 11 à 5,7 millions et le chiffre d'affaires a progressé de 15,6% à 2,027 milliards, a précisé Kuoni. La hausse des ventes, mais surtout du résultat d'exploitation, s'explique par les nombreuses acquisitions réalisées l'année dernière.

Les chiffres du groupe suisse restent nettement en dessous des estimations des analystes, qui tablaient sur un bénéfice net de 10,9 millions et un résultat d'exploitation de 7,8 millions. Seul le chiffre d'affaires a dépassé les attentes, avec des estimations à 1,971 milliard.

Le voyagiste a enregistré une hausse particulièrement importante de ses activités en Inde (+30,5%), suivi des pays scandinaves (+15,8%), au Royaume-Uni (+12,9%) et en Europe continentale (+11%). Kuoni table sur une croissance du chiffre d'affaires de 6 à 8% par an, soit un rythme supérieur à la croissance du marché (+4%).

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