Affichage des articles dont le libellé est ALLEMAGNE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ALLEMAGNE. Afficher tous les articles

lundi 7 juillet 2008

L'allemand Fresenius fait son entrée aux Etats-Unis en rachetant APP Pharmaceuticals


Le spécialiste du matériel de soins, l'allemand Fresenius, va acquérir le spécialiste dans les médicaments génériques administrés par intraveineusees. Une opération à 3,7 milliards de dollars (2,36 milliards d'euros).

Le groupe pharmaceutique allemand Fresenius annonce ce lundi l'acquisition de la société américaine APP, spécialisée dans les médicaments génériques administrés par intraveineuse, pour un montant d'au moins 3,7 milliards de dollars.

La firme allemande va payer 23 dollars en cash par titre aux actionnaires, selon un communiqué. La transaction devrait être bouclée fin 2008, début 2009, sous réserve du feu vert des autorités de concurrence. Les actionnaires pourraient aussi recevoir une prime supplémentaire allant jusqu'à 6 dollars par action, dépendant du succès de l'opération.

"Ce rachat est un pas important dans la stratégie de Fresenius Kabi (spécialisée dans la nutrition par intraveineuse et perfusion, ndlr): la société fait ainsi son entrée sur le marché pharmaceutique américain et jouera un rôle de premier plan dans le marché mondial des génériques par intraveineuse", souligne Fresenius.

APP, cotée sur le marché électronique américain Nasdaq, a dégagé un chiffre d'affaires de 647 millions de dollars en 2007 pour un résultat brut d'exploitation de 253 millions, indique Fresenius. La société, forte de quelque 1.400 salariés, dispose d'un portefeuille de plus de 100 médicaments utilisés dans les hôpitaux dans les domaines de l'oncologie, de l'anesthésie ou du traitement d'infections diverses. Elle vend ses produits aux Etats-Unis et au Canada.

Concrètement, la filiale américaine de Fresenius Kabi, sera fusionnée avec APP. Son fondateur et principal actionnaire, Patrick Soon-Shiong, devrait rejoindre la direction de Fresenius Kabi US Holding une fois l'opération achevée. Fresenius prévoit de financer le rachat à la fois via des emprunts et un recours à son capital propre. L'acquisition devrait être rentable dès la deuxième année.

latribune.fr

samedi 24 mai 2008

Discussions évoquées entre BMW et Mercedès

Selon le Wall Street Journal, les deux géants de l'automobile allemande et mondiale étudient des pistes de coopérations dans le développement, la production et l'acquisition de composants.

Selon le Wall Street Journal, deux géants de l'automobile allemande et mondiale, BMW et Mercedès, filiale du groupe Daimler, auraient entamé des discussions. Il s'agirait d'étudier des pistes de coopérations dans le développement, la production et l'acquisition de composants.

Le Wall Street Journal cite par exemple les secteurs des sièges auto ou de la climatisation. Et indique que les discussions impliquent une large part des équipes, de la direction au management intermédiaire.

C'est déjà le journal des affaires américains qui avait révélé il y a quelques années les discussions entre Daimler et Chrysler en vue de leur fusion. Une alliance BMW - Daimler serait le pendant d'un autre géant allemand de l'automobile, Volkswagen et son premier actionnaire Porsche.

latribune.fr

19/05/08 à 12:15 - 159 mots

lundi 27 août 2007

Fusion en urgence pour tenter d'éviter la faillite d'une banque allemande

Nouvelle étape dans la recomposition du paysage des Landesbanken. Pour éviter la faillite, la banque régionale allemande SachsenLB va passer sous le giron de sa consoeur du Bade-Würtemberg, la LBBW.

La banque régionale allemande SachsenLB va passer sous le giron de sa consoeur du Bade-Würtemberg, la LBBW. Cette fusion en urgence est destinée à éviter la faillite de l'établissement, frappé de plein fouet par la crise des crédits immobiliers à risque aux Etats-Unis.

Comme "mesure immédiate", la LBBW a injecté 250 millions d'euros d'argent frais dans la banque de Leipzig, a déclaré dimanche un porte-parole de l'établissement de Stuttgart. Quant au prix exact de la vente, il sera fixé à la fin de l'année, une fois que LBBW aura pu procéder à un examen plus détaillé des comptes de SachsenLB, a-t-il expliqué.

Ce prix devrait dépasser les 300 millions d'euros, a déjà indiqué le ministre président conservateur (CDU) du Land de Saxe, Georg Milbradt. Son homologue du Bade-Würtemberg, Günther Oettinger (CDU), a estimé que le coût total de l'opération devrait se situer entre 300 et 800 millions d'euros pour LBBW, la plus grosse Landesbank allemande avec une somme de bilan d'environ 428 milliards d'euros. Ce mariage est la conséquence directe de la crise des prêts hypothécaires américains à risque, dits "subprime", qui a touché de plein fouet SachsenLB.

Les caisses d'épargne allemandes et des banques publiques avaient déjà dû voler à son secours le week-end dernier, en lui accordant une ligne de crédit de 17,3 milliards d'euros. Mais cette intervention n'aura pas suffi. Un nouveau trou de 400 millions d'euros aurait été découvert dans les caisses de la banque. Le gendarme de la Bourse allemand, le Bafin, aurait alors averti que si elle ne trouvait pas un partenaire très rapidement, elle devrait mettre la clé sous la porte.

L'urgence était telle que le mariage avec LBBW a été approuvé par les gouvernements des deux Länder sans recevoir l'aval préalable de leurs Parlements. A l'avenir, SachsenLB deviendra une simple filiale de LBBW.

La banque, dont le total de bilan s'élève à 68 milliards d'euros, a investi pendant des années plus que de raison, via sa filiale irlandaise, notamment sur le segment du "subprime", ce qui avait fait tiquer dès 2005 le Bafin.

Pour le gouvernement régional de Saxe, c'était l'unique moyen d'assurer le développement de la seule Landesbank de l'est de l'Allemagne. Car il était vite apparu après sa création en 1992, au lendemain de la Réunification, qu'elle ne pourrait pas compter sur son seul marché domestique, trop petit, pour survivre.

Ce mariage éclair marque une nouvelle étape dans la recomposition du paysage des Landesbanken, au nombre de onze actuellement. De nombreuses voix réclament depuis plusieurs années une fusion entre établissements dont la taille est jugée trop petite pour assurer leur existence. Une demande qui se heurte aux intérêts des politiques, soucieux de conserver leur banque régionale et les emplois qui vont avec.

Il y a quelques mois encore, une fusion entre LBBW et WestLB, implantée à Düsseldorf (ouest) semblait ainsi bien engagée. Mais ce projet a été mis à mal par un scandale financier qui a secoué cet été WestLB. Sans compter qu'elle est aussi exposée au marché du "subprime".

Du coup, le gouvernement régional de Rhénanie du Nord-Westphalie réfléchit à un plan B, pour que sa banque ne reste pas sur la touche. Il prévoit une union des banques régionales du nord de l'Allemagne, WestLB, NordLB, HSH Nordbank et Landesbank Berlin, et de LBBW, BayernLB, Helaba et SachsenLB pour le sud.

latribune.fr