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mardi 22 juillet 2008

Electronic Arts: cinquième prolongation de son offre sur Take-Two


Faute d'avoir gagné suffisamment d'actions sur le marché, l'éditeur de jeux vidéo Electronic Arts a décidé ce lundi, de prolonger une fois encore son offre sur son compatriote et concurrent Take-Two jusqu'au 18 août. C'est la cinquième fois.

L'éditeur de jeux Electronic Arts (EA) a bien du mal à mettre la main sur son compatriote Take-Two. Depuis février, date du dépôt de sa première offre, il ne cesse de la prolonger, d'un mois sur l'autre. Ce lundi, il vient encore d'annoncer une cinquième prolongation, jusqu'au 18 août au même prix, soit 25,74 dollars par action. L'éditeur n'a toujours pas recueilli suffisamment d'actions Take-Two.

Vendredi soir, les actionnaires de Take-Two n'avaient en effet apporté qu'environ 11,74 millions d'actions, soit 15% du capital contre 6 millions d'actions un mois plus tôt (8%). C'est certes quasiment le double mais on est loin du compte.

Et le refrain de Take-Two est toujours le même. Son PDG, Strauss Zelnick a répété dans un communiqué que "le conseil d'administration reste unanime à recommander aux actionnaires de rejeter cette offre". Une obstination qui avait poussé son prédateur à montrer les crocs et transformer son offre amicale en offre hostile.

L'offre amicale qui remonte au 24 février, tombait au moment où Take-Two préparait la sortie de la nouvelle version de "Grand Theft Auto", son jeu vdette.. La direction de Take-Two avait rejeté l'offre en la jugeant opportuniste, estimant qu'EA cherchait à mettre la main à bas prix sur le groupe juste avant la sortie de son jeu vedette. Passant outre, EA avait lancé une OPA le 13 mars, cherchant à recueillir directement des titres auprès des actionnaires. Depuis Grand Theft Auto IV, sorti le 29 avril, est un succès mondial, avec plus de 11 millions d'exemplaires vendus en un mois.

Entre temps, l'autorité américaine de contrôle de la concurrence, le FTC (Federal Trade Commission), a demandé un peu plus de temps et d'informations relatives au projet de rachat pour pouvoir se prononcer sur le sujet. EA a précisé lundi que la nouvelle prolongation visait notamment à "donner à la FTC le temps de finir d'examiner le dossier".

L'action Take-Two est cependant restée coincée entre 25 et 27 dollars depuis l'annonce de l'OPA d'EA - avec un pic à 27,65 dollars début juin, après l'annonce de bons résultats trimestriels et de résultats relevés. Ce qui explique sans doute qu'un peu plus d'actionnaires de Take-Two se soient laissés tenter par l'offre d'EA depuis un mois. Ce lundi, le titre Take-Two cédait à mi-séance plus de 1% à 24,69 dollars. Le bras de fer peut encore durer quelques temps.

latribune.fr

Schaeffler contraint de relever le prix de son offre sur Continental



L'équipementier automobile allemand Schaeffler a relevé son offre sur son compatriote et nettement plus gros concurrent Continental, à 70,12 euros par action, contre 69,37 euros auparavant, à la demande de l'autorité boursière allemande (Bafin). L'offre ainsi légèrement relevée valorise Continental à 11,42 milliards d'euros.

L'équipementier automobile allemand Schaeffler a annoncé lundi soir avoir relevé son offre sur son compatriote et nettement plus gros concurrent Continental, à 70,12 euros par action, contre 69,37 euros auparavant, à la demande de l'autorité boursière allemande (Bafin).

Le nouveau prix correspond au cours moyen de l'action Continental dans les trois mois ayant précédé le 14 juillet, date à laquelle le projet de Schaeffler a été rendu public. Or, le prix proposé dans un premier temps par le groupe familial Schaeffler était inférieur à ce seuil, qui est le minimum fixé par la législation boursière allemande. L'offre ainsi légèrement relevée valorise Continental à 11,42 milliards d'euros.

C'est donc un épisode supplémentaire dans le feuilleton qui passionne le monde économique outre-Rhin. Durant ce week end un nouveau chapitre avait déjà été écrit avec la décision par le conseil de Continental de finalement accepté d'étudier l'offre de la famille Schaeffler tandis que le patron du groupe, Manfred Wennemer, serait prêt, selon la presse allemande à discuter avec le groupe bavarois spécialisé dans les pièces pour l'automobile et l'aéronautique (roulements à bille notamment) sur une prise de participation de 20%.

Dans le journal dominical "Welt am Sonntag", Manfred Wennemer a "dit soutenir "un engagement de la famille Schaeffler jusqu'à 20%". Puis s'adressant à la richissime Maria-Elisabeth Schaeffler, à la tête du groupe bavarois dans l'hebdomadaire "der Spiegel" à paraître lundi, il répète : "laissez-nous discuter raisonnablement d'une participation de 20%".

Celui qui veut prendre le "contrôle effectif", doit "payer un prix juste", a-t-il souligné alors que la firme bavaroise a lancé son offre mercredi 15 juillet en proposant 69,37 euros par titre, soit largement en dessous de la valeur de l'action qui s'échangeait à plus de 73 euros.

Dans un communiqué publié vendredi 18 juillet, le conseil de surveillance annonçait avoir "pris connaissance" du dépôt de l'offre. Et son président, Hubertus von Grunberg déclarait : "dès que cette offre sera suffisamment concrétisée, il y aura au conseil de surveillance un processus de constitution d'une opinion".

Cette décision tranche avec le rejet catégorique de l'offre exprimé par Manfred Wennemer au lendemain du lancement officiel de l'offre. Des mots durs puiqu'il avait notamment qualifié "d'opportuniste", "d'égoïste" et "d'irresponsable" l'offre du groupe familial.

Néanmoins, la prise de participation de 20% qu'est prête à consentir Continental reste en-dessous des 30% visés par Schaeffler en cas d'échec de l'offre. Ce seuil permettant selon le groupe bavarois, de jouer un rôle clef dans toutes les décisions stratégiques.

latribune.fr

Roche rachète sa filiale Genentech pour 43,7 milliards de dollars


Le groupe pharmaceutique a lancé une OPA sur le reste de sa filiale américaine, dont il détient actuellement 55,9%. Le montant de l'opération atteint 43,7 milliards de dollars, soit une offre de 89 dollars par action en numéraire. Par ailleurs, Roche a publié ses résultats du premier semestre, avec un bénéfice net en baisse de 2%.

Roche a acquis Genentech en 1990 et en détient actuellement 55,9%.
Roche a acquis Genentech en 1990 et en détient actuellement 55,9%.
Le groupe pharmaceutique suisse Roche a lancé ce lundi une offre publique d'acquisition (OPA) sur sa filiale américaine Genentech pour un montant total de 43,7 milliards de dollars. Roche avait acquis le numéro un américain des médicaments anti-cancer en 1990 et en détient actuellement 55,9%.

Le groupe suisse va proposer aux actionnaires de sa filiale 89 dollars par action en numéraire, soit une prime sur un mois de 19%.

Dans un communiqué, le groupe suisse précise que l'opération lui permettra de réaliser des synergies annuelles avant impôts de 750 à 850 millions de dollars.

Genentech a fourni à Roche des succès commerciaux, tels que le Rituxan, l'Avastin ou encore l'Herceptin, des médicaments anti-cancer.

Par ailleurs, Roche a également publié ce lundi ses résultats pour le premier semestre, qui ressortent conformes aux attentes. Le groupe pharmaceutique suisse Roche a réalisé un bénéfice net en léger recul de 2% à 5,732 milliards de francs suisses (3,5 milliards d'euros).

Le résultat d'exploitation est pour sa part en hausse de 2% (en monnaies locales) à 7 milliards de francs suisses (4,3 milliards d'euros) et le chiffre d'affaires en progression de 4% à 22 milliards (13,6 milliards d'euros).


latribune.fr

mardi 8 juillet 2008

Succès de l'OPA de la SNCF sur Geodis

Selon un premier rapport provisoire de l'Autorité des marchés financiers, la SNCF est en mesure de détenir plus de 95% du capital et des droits de vote de sa filiale.

La SNCF a réussi avec succès son OPA sur sa filiale de transport de marchandises et de logistique Geodis. Selon un résultat provisoire publié ce lundi par l'Autorité des marchés financiers (AMF) et qui devrait être publié définitivement "au plus tard le 10 juillet", la SNCF est en mesure de détenir plus de 95% du capital et des droits de vote de sa filiale.

La condition minimale, fixée par l'initiateur de l'offre, à savoir la détention des deux tiers du capital et des droits de vote de Geodis par la SNCF sur une base totalement diluée, "est satisfaite. L'offre aura donc une suite positive", précise l'avis de l'Autorité des marchés financiers.

La SNCF, qui détenait auparavant 42,37% du capital et 45,78% des droits de vote de Geodis, a lancé le 6 avril dernier une offre publique d'achat sur l'ensemble du capital Geodis, pour 600 millions d'euros, soit 135 euros par action avant paiement du dividende 2007.

A l'issue de l'offre ouverte du 28 mai au 1er juillet 2008 inclus, "SNCF Participations est en mesure de détenir 95,24% du capital et au moins 95,72% des droits de vote de Geodis (...) sur une base totalement diluée", soit un capital composé de 8.109.413 actions, selon l'AMF.

Par ailleurs, sur la base d'un capital composé de 7.873.521 actions, SNCF Participations "est en mesure de détenir (...) 98,09% du capital et au moins 98,22% des droits de vote", est-il précisé.

Le résultat sur une base totalement diluée comprend 374.307 actions Geodis susceptibles d'être créées par l'exercice d'options de souscription d'actions, dont la SNCF s'était également portée acquéreur.

latribune.fr

samedi 24 mai 2008

SFR: l'OPA sur Neuf Cegetel ira du 19 mai au 13 juin

Après avoir reçu le feu vert de l'Autorité des marchés financiers (AMF) jeudi soir, l'opérateur télécoms SFR annonce ce vendredi le calendrier de son offre publique d'achat sur le fournisseur d'accès Internet Neuf Cegetel.

Vingt jours: c'est le délai pendant lequel courrera l'offre publique de rachat (OPA) de l'opérateur télécom SFR sur le fournisseur d'accès Internet Neuf Cegetel et ce, à partir du 19 mai. Ce calendrier intervient au lendemain de l'accord sur cette OPA obtenu par l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Dans son communiqué, Neuf Cegetel détaille son offre qui se fera donc au prix de 35,90 euros par action, coupon 2007 détaché (ou 36,50 euros avec le dividende qui a été mis en paiement le 2 mai dernier).

A l'issue de cette offre, close le 13 juin, SFR devrait détenir les quelque 20% du capital de Neuf Cegetel qu'il n'a pas encore. L'ultime étape donc après avoir racheté dans un premier temps les 28,45% du groupe Louis Dreyfus, portant alors la participation de SFR à 68,13% du capital. Puis, entre le 25 avril et le 2 mai, l'opérateur a acquis près de 10% du capital.

Ce nouvel ensemble de poids dans le fixe, le mobile et Internet pèsera 12 milliards d'euros de chiffre d'affaires et sera le premier opérateur alternatif en Europe.

A la Bourse de Paris, l'action Neuf Cegetel, quasiment stable depuis plusieurs séances, s'échangeait à 35,89 euros à la clôture.

www.latribune.fr

16/05/08 à 18:12 - 271 mots

jeudi 1 mai 2008

Microsoft pourrait rapidement passer à l'offensive sur Yahoo!

Alors que l'ultimatum de son offre de rachat amicale sur le portail Internet Yahoo! a expiré depuis vendredi 25 avril, suivi depuis d'un long silence des deux parties, Microsoft pourrait, selon le site Internet du Wall Street Journal, s'exprimer ce mercredi et passer à la vitesse supérieure.

Microsoft pourrait rompre le silence ce mercredi, cinq jours après l'expiration de son offre de rachat amicale sur Yahoo! pour 44,6 milliards de dollars, laissée lettre morte. Selon les informations du Wall Street Journal citant des sources proches du dossier, Microsoft pourrait entre autres demander la nomination de nouveaux représentants au conseil d'administration de Yahoo; des administrateurs favorables au rachat bien sûr.

Toujours selon le journal américain, Microsoft, dont l'offre est de 31 dollars par action, en titre et en numéraire, soit 62% de prime, aurait prévu, en cas de succès de son opération, de consacrer 1,5 milliard de dollars à des primes versées aux employés de Yahoo! pour les retenir.

Nos confrères américains font par ailleurs référence à une action en justice intentée par deux fonds de pension contre Yahoo! dont ils se sont procurés le compte rendu et d'après lequel lesdits fonds dénoncent notamment la décision des dirigeants de relever, après l'annonce de l'offre, le montant des indemnités de départ accordées aux employés de Yahoo! qui seraient licenciés en cas de rachat du groupe par un tiers.

latribune.fr

dimanche 13 avril 2008

Rachat de Neuf Cegetel par SFR: le cabinet Deminor dénonce le manque de "transparence"

Dans une lettre adressée à Jacques Veyrat, PDG de Neuf Cegetel, le cabinet de conseil aux actionnaires Deminor, explique que le rachat de son groupe par l'opérateur SFR (filiale de Vivendi) "ne présente pas les caractéristiques de transparence et d'équité".

"Manque de transparence et d'équité", "conflit d'intérêt", le cabinet de conseil aux actionnaires Deminor ne manque pas de qualificatifs pour exprimer sa méfiance à l'égard du rachat du fournisseur d'accès Internet neuf Cegetel par l'opérateur télécom SFR (filiale à 56% de vivendi). Dans une lettre en date du 3 avril (dont a fait état le quotidien "Les Echos" ce jeudi et dont l'Agence France Presse, l'AFP, s'est procurée une copie) envoyée au PDG de Neuf Cegetel, Jacques Veyrat, et transmise à l'autorité des marchés financiers (AMF), Deminor dénonce ce rachat au prétexte qu'il "ne présente pas les caractéristiques de transparence et d'équité que ses actionnaires sont en droit d'attendre".

SFR, qui détient déjà 40,5% du capital de Neuf Cegetel, souhaite mettre la main sur les 28,7% de participation détenus par le groupe Louis Dreyfus. Et c'est dans le cadre de cette opération que Neuf Cegetel a nommé un expert et créé un comité formé de trois administrateurs, tous indépendants. Et c'est justement là que le bas blesse car selon Deminor, un doute pèse non seulement sur l'indépendance de Stéphane Courbit et Jean-François Cirelli, deux des trois administrateurs, mais aussi sur l'expert, le cabinet Ricol, Lasteyrie et associés.

Pour étayer ces accusations, Deminor explique que Stéphane Courbit, l'ancien patron de la société de production Endemol, en lançant son propre fonds d'investissement Mangas Capital, aurait racheté au groupe Louis Dreyfus une partie de sa participation dans le fournisseur d'électricité Direct Energie. Ce n'est pas tout. Deminor avance que Jacques Veyrat envisagerait d'investir dans le dit fonds d'investissement et de rejoindre le groupe Louis Dreyfus, une fois le rachat par SFR réalisé.

Deminor reproche par ailleurs au cabinet désigné comme expert d'être aussi commissaire à la fusion dans le dossier Suez/Gaz de France, Jean-François Cirelli étant PDG de GDF, lequel cabinet compte Stéphane Courbit parmi ses clients. Par conséquent, Deminor estime que le choix de cet expert "ne répond pas à l'esprit d'indépendace, tel que défini par l'AMF".

Des dénonciations qui interviennent quelques jours avant la décision de Bercy sur cette OPA attendue mi-avril.

latribune.fr

vendredi 24 août 2007

Steel Partners rate son OPA sur Bull-Dog Sauce

Le fonds d'investissement américain Steel Partners a annoncé vendredi avoir raté son offre publique d'achat (OPA) sur le fabricant de condiments japonais Bull-Dog Sauce.

Au vu des mesures défensives imparables adoptées par la société nippone, cela paraissait inévitable. Le fonds d'investissement américain Steel Partners a annoncé avoir raté son offre publique d'achat (OPA) sur le fabricant de condiments japonais Bull-Dog Sauce.

A l'expiration de l'offre, jeudi soir, Steel Partners ne contrôlait que 4,44% de Bull-Dog Sauce, alors qu'il cherchait à obtenir 100% du capital. Seuls 1,89% des titres ont été apportés à l'offre, s'ajoutant à la participation que le fonds d'investissement possédait déjà dans le capital de la société.

Steel Partners possédait initialement 10,52% de Bull-Dog Sauce, mais sa participation a fondu brutalement car le fabricant de sauces a procédé début août à une émission massive de bons de souscription d'actions dont le fonds américain a été exclu, afin de faire capoter l'OPA dont il était la cible.

Steel Partners avait demandé à la justice d'annuler cette "pilule empoisonnée", que les actionnaires de Bull-Dog Sauce avaient entériné fin juin à une écrasante majorité, mais il a été débouté par la Cour suprême du Japon.
Du fait de cette décision de justice, l'offre publique de Steel Partners n'avait strictement plus aucune chance de succès.

Le fonds d'investissement est toutefois loin de sortir perdant financièrement de cette bataille, puisque Bull-Dog Sauce a dû lui verser en numéraire le montant des bons de souscription d'actions qu'il a refusé de lui accorder. La somme avoisine les 2,1 milliards de yens (13 millions d'euros).

Steel Partners pourrait, en outre, gagner encore plus d'argent s'il vend sa participation dans Bull-Dog Sauce, acquise petit à petit au cours des dernières années pour un montant que le fonds se refuse de dévoiler.

latribune.fr

jeudi 23 août 2007

Holcim veut lancer une OPA à 988 millions d'euros sur l'indien Ambuja Cements

Le numéro deux mondial du ciment, le groupe suisse Holcim, a l'intention de lancer une offre publique d'achat d'un total de 1,34 milliard de dollars, soit 988 millions d'euros, sur son partenaire indien Gujarat Ambuja Cement.

L'indien Gujarat Ambuja Cements intéresse Holcim. Le groupe suisse, numéro deux mondial du ciment, veut lancer une offre publique d'achat d'un total de 1,34 milliard de dollars (988 millions d'euros) sur son partenaire indien.

Holcim, qui détient déjà 32,3% d'Ambuja Cements, le troisième cimentier indien, a acquis 3,9% supplémentaire à 154 roupies par action, soit un total de 220 millions de dollars (162,36 millions d'euros).

En montant au capital du groupe indien, Holcim a dépassé le seuil de déclenchement d'OPA en vigueur en Inde et va lancer une offre publique d'achat sur 20% supplémentaires d'Ambuja. Cette offre, également proposée à 154 roupies par action, s'élève à 1,12 milliard de dollars (826,6 millions d'euros).

L'offre représente une prime d'environ 20% sur le cours moyen de l'action Ambuja de ces deux dernières semaines, précise Holcim. Au total, ces deux opérations vont faire monter le groupe suisse à 56,20% du capital de son partenaire indien.

Holcim a par ailleurs annoncé, ce jeudi, le doublement de son bénéfice net à 2,4 milliards de francs suisses (1,5 milliard d'euros) au premier semestre et compte maintenant dépasser ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice.

latribune.fr

lundi 23 juillet 2007

ABN Amro: Barclays rélève son offre qui reste inférieure à celle du consortium

Barclays propose désormais 67,5 milliards d'euros dont 24,8 millairds en numéraire. Une somme encore inférieure aux 71 milliards du consortium. Pour financer son opération, il fait appel à deux banques chinoises.


Barclays est-elle en train de sortir un joker? La BBC a révélé ce matin que la banque britannique s'apprête à lever 13,4 milliards de livres (près de 20 milliards d'euros) auprès de deux investisseurs asiatiques - une banque chinoise, China Development Bank, et la société d'investissements Temasek de l'Etat de Singapour- pour l'aider à lancer sa nouvelle offre sur ABN-Amro.

Cette somme lui permet de porter son offre d'environ 65 milliards d'euros actuellement à environ 67,5 milliards d'euros, dont 24,8 milliards en numéraire. Cette nouvelle offre reste inférieure à l'offre proposée par le consortium mené par Royal Bank of Scotland. Les deux investisseurs asiatiques obtiendraient environ 10 % globalement du nouvel ensemble Barclays-ABN-Amro, dont 7 % détenus par la banque chinoise et 3 % par Temasek.

En cas d'échec, ils resteraient en tout cas actionnaires, avec des participations inférieures, de Barclays. Des précisions sont attendues un peu plus tard lors de la conférence de presse prévue ce matin. La BBC a affirmé que les négociations s'étaient poursuivies dans la nuit. La banque chinoise serait en fait une société d'investissement nouvellement constituée par l'Etat chinois, modelée justement sur celle de Singapour ou de certains pays arabes du Golfe.

La Chine dispose d'énormres réserves en monnaies étrangères et Pékin avait déclaré à maintes reprises l'intention d'investir à l'étranger. La banque chinoise et Temasek serait prêts à pater 740 pence par action Barclays, contre un prix de clôture de la banque britannique de 713 pence, vendredi à Londres.

La BBC affirme toutefois que l'influence que gagneraient ces deux investisseurs asiatiques, notamment la banque chinoise, sur un grand établissement fianncier européen pourrait susciter des controverses. L'inititiative de Barclays, si elle se confirme, tombe le jour où le consortium formé par Royal Bank of Scotland, Fortis et Santader lance officiellement son offre sur ABN-Amro, qui doit rester ouverte jusqu'au 5 octobre. Des rebondissements sont à attendre...


Andrea Morawski, à Londres

mardi 10 juillet 2007

Les analystes estiment que Danone paye trop cher pour Numico

L'annonce d'une offre d'achat de 12,3 milliards d'euros pèse sur le cours de Danone qui a ouvert en baisse de 4% avant de se reprendre. Le Néerlandais Numico, à l'inverse, bondit de 24% en matinée. Les analystes ont dégradé leurs objectifs de cours sur Danone. Les deux sociétés tiennent une conférence à 14h30.


L'offre surprise de Danone sur son concurrent néerlandais Numico fait plier son action. Alors qu'hier le géant français de l'agroalimentaire a annoncé son intention de racheter Numico, spécialiste des aliments pour bébés, pour 12,3 milliards d'euros, son action est fortement pénalisée ce mardi.
A l'ouverture, le titre reculait de 4%. A 9h20 le titre chutait encore de près de 3% à 57,74 euros, avant de se calmer quelque peu. Vers 10h15, l'action Danone ne cédait plus que 1,3%. De son côté, Numico bondissait à Amsterdam de près de 24% en matinée.
La baisse du titre Danone s'explique par une série de dégradations de recommandations des analystes. Ainsi, la banque américaine Merrill Lynch a abaissé sa recommandation sur le titre à "neutre". Les analystes de Merrill Lynch jugent le prix très élevé et ont abaissé de 11,7% leur objectif de cours, à 60 euros.
Pour sa part, la banque Lehman Brothers a ramené son objectif de cours à 58,50 euros (en baisse de 6,4%). Pour l'établissement américain, la "prime payée par Danone serait destructrice de valeur pour ses actionnaires à hauteur de 5 euros environ par titre".
De même, Oddo Securities indique que cette offre est une surprise après le discours tenu par le management suite à la cession des Biscuits. "Après 10 ans de recentrage, cette acquisition initie un redéploiement rapide qui renforce le positionnement Santé et son profil de croissance rentable à moyen/long terme".
Le courtier abaisse sa recommandation à "accumuler", mais garde une opinion positive, "même si le titre devrait réagir négativement à très court terme. Oddo ajoute que "compte tenu du prix payé, l'opération ne devrait pas être créatrice de valeur avant l'année 6 ou 7".
Danone a en effet offert 55 euros par action pour racheter Numico, ce qui valorise le groupe néerlandais "approximativement à 12,3 milliards d'euros". L'offre représente une prime de 44% sur la moyenne de cours de Numico sur les trois derniers mois. Franck Riboud indique toutefois que des synergies sur le chiffre d'affaires sont attendues avec cette opération.
Danone et Numico tiennent une conférence de presse aujourd'hui à 14h30, au siège du groupe français. L'accord définitif devrait intervenir au "cours des semaines à venir". Une opération qui intervient tandis que Danone a tout juste annoncé la semaine dernière la cession de son activité Biscuits à Kraft Foods.

latribune.fr