mardi 14 août 2007

Incertitudes sur le rachat de la compagnie américaine Midwest Airlines

Le marché réagissait plutôt froidement lundi aux changements de plan dans la cession de la compagnie aérienne régionale Midwest Airlines. Le candidat au rachat AirTran ayant jeté l'éponge, Northwest Airlines, tout juste sorti de faillite, est désormais sur les rangs.

Ces changements de scenario ont déplu au marché: vers 19h45 GMT, l'action Midwest Airlines prenait 0,49% à 14,30 dollars, mais Northwest Airlines perdait 1,73% à 18,20 dollars et AirTran cédait 1,78% à 10,51 dollars à la Bourse de New York.

AirTran, l'une des principales compagnies aériennes à bas prix du marché américain, a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi ne pas surenchérir à l'offre du fonds TPG, légèrement supérieure et qui représente un peu moins de 400 millions de dollars (293,77 millions d'euros).

De son côté, Northwest a annoncé dans la foulée se joindre à l'offre de TPG sur Midwest en tant qu'"investisseur passif": la compagnie, sortie du régime américain de faillites (chapitre 11) fin mai, s'engage à apporter un soutien financier à la transaction, pour un montant non dévoilé, mais "ne participera pas à la direction de Midwest Airlines", déclare Northwest.

Le conseil d'administration de Midwest Airlines vient de rejeter l'offre mixte d'AirTran, tandis que TPG propose une offre supérieure et entièrement en numéraire, de 16 dollars par action, soit une prime de 12,4% sur le cours de Midwest vendredi soir en clôture (14,23 dollars). AirTran avait initialement proposé 15 dollars par action lors d'une première offre puis relevé le montant à 15,75 dollars.

Pour Northwest Airlines, un rapprochement avec Midwest permettrait de mettre en commun certaines dépenses, au premier rang desquelles l'achat de carburant, mais aussi de partager des espaces au sol dans des aéroports.
En décembre dernier, AirTran avait révélé les détails d'une première offre évaluée à 290 millions de dollars, et aussitôt rejetée par le conseil d'administration de Midwest.

latribune.fr

lundi 13 août 2007

Sanyo dément vouloir vendre sa division de téléphones portables

Le groupe d'électronique sud-coréen a démenti samedi des informations de presse selon lesquelles il aurait décidé de vendre ses activités de fabrication de téléphones portables.

Sanyo veut garder ses téléphones portables. Le groupe d'électronique japonais Sanyo, en pleine restructuration, a démenti samedi 12 août des informations de presse selon lesquelles il aurait décidé de vendre ses opérations de fabrication de téléphones portables. "Nous étudions différentes options visant à renforcer nos opérations dans les téléphones portables, mais nous n'avons pris aucune décision de vente", a indiqué Sanyo dans un communiqué.

Selon le quotidien Yomiuri Shimbun, Sanyo aurait approché de potentiels repreneurs, notamment Kyocera et Sharp. Le journal ajoute qu'il pourrait prendre sa décision avant la fin du mois.

De son côté, la télévision publique NHK a affirmé que Sanyo avait déjà décidé de vendre, et que les diverses parties en présence discutaient maintenant du prix, un accord pouvant être conclu d'ici la fin de l'année.

Ces informations, formellement démenties par Sanyo, font suite à l'accumulation de pertes du groupe, depuis trois ans. Les analystes spéculent ainsi sur le fait que le groupe soit tenté de se débarrasser de ses téléphones portables, déficitaires, pour se concentrer sur les batteries et piles rechargeables.

latribune.fr, avec AFP

Pepsico lorgnerait le producteur russe de jus de fruit Lebedianskii

Selon le quotidien russe des affaires Kommersant, le géant américain des boissons et des snacks serait prêt à verser 1,5 à 2 milliards de dollars pour cette acquisition.

Selon le quotidien russe des affaires Kommersant, le géant américain des boissons et des snacks PepsiCo s'apprêterait à s'implanter sur le marché russe en rachetant le plus gros producteur de jus de fruits du pays, Lebedianskii, pour 1,5 à 2 milliards de dollars.

PepsiCo entend racheter 76,13% du groupe russe, selon Kommersant qui souligne que cette opération serait en cas de confirmation la plus grosse du secteur des jus de fruits voire de tout le domaine alimentaire en Russie.

Le groupe Lebedianskii est actuellement détenu par l'ancien directeur de l'usine et député Nicolaï Bortsov (30%), son fils Iouri Bortsov (25,1%), également président du conseil d'administration, ainsi que par deux autres membres du conseil d'administration (20%). Le reste, soit 23,7% est coté à la Bourse de Moscou.

latribune.fr

jeudi 9 août 2007

Les deux principaux courtiers français fusionnent pour former Newedge

Société Générale et Calyon, filiale de financement et d'investissement du Crédit Agricole, ont signé mercredi l'accord de rapprochement de leurs filiales de courtage, Fimat et Calyon Financial. Ils seront chacun actionnaire à 50% de la nouvelle entité baptisée Newedge.

Société Générale et Calyon, filiale de financement et d'investissement du Crédit Agricole, ont signé mercredi l'accord de rapprochement de leurs filiales de courtage, Fimat et Calyon Financial. Les deux filiales seront réunies au sein d'une nouvelle société, baptisée Newedge, dont le lancement interviendra début 2008, sous réserve de l'agrément des autorités de tutelle, indique le communiqué.

Les deux groupes avaient annoncé le 8 janvier l'ouverture de négociations exclusives. Initialement prévu pour le printemps, l'accord définitif n'a été signé finalement qu'hier, une fois les différends sur la valorisation de leurs filiales réglés. Ils seront chacun actionnaire à 50% de Newedge.

La nouvelle entité sera dotée du statut de banque et "occupera une position de leader mondial dans le domaine de l'exécution et de la compensation de produits dérivés listés sur plus de 70 marchés organisés", précisent les deux banques.La part de marché de Fimat sur ce métier s'élevait à 6,7% en 2006, selon le rapport annuel de Société Générale, contre 5,3% l'année précédente.

En données pro forma au 31 décembre 2006, l'entité combinée pèse "plus d'un milliard d'euros" de chiffre d'affaires et comptera "près de 3.000 collaborateurs". Le directeur général délégué de Calyon, Marc Litzler, prendra la présidence du conseil d'administration de Newedge, et Patrice Blanc, PDG de Fimat sera nommé directeur général.

latribune.fr

ICI et Akzo Nobel veulent plus de temps pour préparer leur mariage

Alors que la date butoir tombe ce jeudi pour le lancement d'une OPA d'Akzo Nobel sur ICI, les deux groupes devraient demander une prolongation aux autorités britanniques afin d'approfonfir leurs discussions sur leur éventuel mariage.


Le groupe chimique britannique Imperial Chemical Industries et son concurrent néerlandais Akzo Nobel, qui discutent en vue d'une fusion, pourraient demander une prolongation de la date-butoir leur imposant d'annoncer un accord d'ici jeudi, indiquait mercredi des sources proches du dossier à l'Agence Reuters.

Après plusieurs refus, la direction d'ICI a finalement accepté lundi d'ouvrir ses livres de comptes à Akzo Nobel. Entre temps, le néerlandais avait il est vrai fait un effort financier supplémentaire en relevant son offre à 670 pence par action plus un dividende. Une proposition qui valorise ICI à environ huit milliards de livres ou 11,9 milliards d'euros.

L'autorité britannique des OPA a donné le mois dernier à Akzo jusqu'à ce jeudi pour lancer formellement une offre ou se retirer.


latribune.fr

mercredi 8 août 2007

Chrysler redevient un constructeur 100% américain

DaimlerChrysler a finalisé la vente de Chrysler au fonds d'investissement Cerberus. Le groupe allemand conservera près de 20% du capital du numéro trois américain des constructeurs. C'est Robert Nardelli, un ex de General Electric et de Home Depot, qui aura désormais les commandes de Chrysler.

Depuis vendredi Chrysler est à nouveau 100% américain. En effet sa maison mère DaimlerChrysler a annoncé vendredi avoir finalisé la vente à une filiale du fonds d'investissement Cerberus Capital Management de 80,1% du capital de sa division américaine Chrysler. Le groupe allemand conservera le solde de 19,9%.

Face aux turbulences actuelles du marché du crédit, des banques avaient dû différer un prêt syndiqué de 12 milliards de dollars destiné à financer la transaction, retardant la conclusion de l'opération. En conséquence, DaimlerChrysler et Cerberus ont décidé de participer eux-mêmes au financement.

"DaimlerChrysler et Cerberus ont convenu de soutenir le financement du rachat d'une majorité de Chrysler par Cerberus en raison de la forte volatilité des marchés du crédit aux Etats-Unis", a déclaré le constructeur.
Les deux parties souscriront dans les douze mois et aux prix du marché un emprunt de deux milliards de dollars, dont DaimlerChrysler à hauteur de 1,5 milliard. DaimlerChrysler pourra revendre cet emprunt, qui a une maturité de sept ans, sur le marché du crédit.

"Le soutien financier de DaimlerChrysler est un signe fort de notre détermination à nous assurer que, sous le contrôle majoritaire de Cerberus, Chrysler réussira ses débuts en tant que constructeur automobile indépendant", lit-on dans le communiqué du groupe allemand.

C'est la première fois qu'un des plus gros constructeurs automobiles américains est ainsi racheté par un fonds de capital-risque. DaimlerChrysler a ajouté qu'il réduirait à six membres son directoire, annonçant le départ des dirigeants de Chrysler Tom LaSorda, Eric Ridenour et Tom Sidlik. Alors que beaucoup d'observateurs attendaient l'arrivée de Wolfgang Bernhard - numéro deux de Chrysler entre 2000 et 2004 avant de partir chez Mercedes et Volkswagen - c'est finalement Robert Nardelli, un ex de General Electric et de Home Depot, qui aura désormais les commandes de Chrysler, selon un proche du dossier cité par l'Agence Reuters.


latribune.fr

Le japonais Fast Retailing dispute au fonds de Dubaï la reprise des magasins Barneys

L'offre du japonais connu en France pour ses marques Comptoirs des Cotonniers et Princesse Tam-Tam est pour le moment la plus élevée à 950 millions de dollars devant celle d'Istithmar, une société de capital-risque contrôlée par l'émirat de Dubaï à 900 millions. Istithmar a jusqu'à mercredi pour améliorer son offre.

La bataille bat son plein pour le contrôle du distributeur américain Barneys. Le japonais Fast Retailing a relevé dimanche à 950 millions de dollars son offre sur le distributeur de luxe Barneys New York Inc., selon un communiqué du groupe de distribution Jones Apparel, qui possède Barneys.

Fast Retailing avait d'abord proposé 900 millions, une somme égalée par son rival Istithmar, une société de capital-risque contrôlée par l'émirat de Dubaï, première en lice sur le dossier avec une proposition initiale à 825 millions de dollars. Istithmar a deux jours ouvrés à compter de lundi pour répondre faute de quoi Jones Apparel acceptera l'offre de Fast Retailing, a déclaré Jones Apparel dans son communiqué.

Jones a racheté Barneys en 2004 pour 400 millions de dollars, transformant ce fournisseur de vêtements et chaussures pour les centres commerciaux en un distributeur haut de gamme, présent notamment à New York City, à Beverly Hills, Chicago, Boston et Dallas, Jones Apparel, qui possède plusieurs marques de vêtements, de chaussures et d'accessoires comme Nine West ou Gloria Vanderbilt s'est lui-même mis en vente l'an dernier mais n'a pas trouvé de repreneur. Il s'est finalement résolu à vendre Barneys après plusieurs mois de négociations.

Si Fast Retailing parvient à ses fins, cela constituerait la plus grosse acquisition à ce jour pour le groupe de Tokyo, qui compte plus de 700 magasins au Japon et cherche à s'étendre à l'étranger. Fast Retailing, propriétaire des magasins Uniqlo, a lancé en 2005 un plan visant à devenir en 2010 "le numéro un mondial du vêtement décontracté" avec des ventes de 1.000 milliards de yens (6 milliards d'euros) par an. Le groupe nippon mène depuis une intense campagne d'acquisitions de nouvelles enseignes et d'ouvertures de magasins Uniqlo à l'étranger (Etats-Unis, Chine, Corée du Sud, Royaume-Uni, France), dans le but d'entrer en concurrence frontale avec les géants américain Gap et espagnol Zara. En France il détient les marques Comptoirs des Cotonniers et Princesse Tam-Tam.

Mais le fonds émirati souhaite renforcer ses intérêts dans le commerce de détail. Istithmar avait annoncé en mai 2006 le rachat pour 300 millions de dollars de la chaîne de magasins Loehmann de New York, qui avait fait faillite sept ans auparavant. Il avait également acquis en octobre 2006, pour 285 millions, un luxueux hôtel de Manhattan, le W Hotel Union Square.En juin de la même année, Istithmar avait indiqué avoir acquis un immeuble de 32 étages au coeur de Manhattan pour 1,2 milliard de dollars. Une semaine auparavant, le fonds avait annoncé avoir acquis pour 300 millions un immeuble des années 1920 de style "Beaux Arts" situé à Times Square, dans le centre de Manhattan. Le 18 juin dernier, ce même fonds a annoncé l'achat du célèbre paquebot de croisière Queen Elizabeth 2 pour en faire un hôtel flottant à Palm Jumeirah, une île artificielle au large de l'émirat de Dubaï.

latribune.fr

Bear Stearns se sépare de son numéro deux après la crise du crédit immobilier

Warren Spector, directeur général adjoint de Bear Stearns , a démissionné dimanche, victime des conséquences de la crise du crédit à risque sur la banque d'investissement américaine. De son côté, Alan Schwartz conserve son poste.

Warren Spector (49 ans) fait les frais de l'explosion de l'établissement bancaire Bear Stearns aux placements à risque. En effet, ledirecteur général adjoint de Bear Stearns a annoncé dimanche sa démission de la banque d'investissement américaine. Warren Spector, qui était l'un des candidats à la succession de l'actuel président-directeur général James Cayne, était en charge de la gestion d'actifs et de l'obligataire. Il était aussi co-président avec Alan Schwartz, qui conserve son poste.

Bear Stearns a connu une journée noire vendredi avec la dégradation de sa perspective de crédit par l'agence de notation Standard & Poor's, qui lui reproche sa trop grande exposition aux prêts risqués. Le titre a perdu jusqu'à 7,9% et plus d'un tiers de sa valeur depuis le début de l'année. La banque doit faire face aux difficultés de trois de ses fonds spéculatifs ayant investi dans des titres adossés à des prêts hypothécaires à risque (dits "subprime"), un secteur où les défauts de paiement se sont multipliés ces derniers mois.

Le directeur financier Samuel Molinaro est parallèlement promu directeur général adjoint, en sus de ses fonctions actuelles. Samuel Molinaro a estimé vendredi que Bear Stearns n'avait pas connu depuis plus de vingt ans pareilles difficultés sur les marchés du crédit.

latribune.fr

La bataille boursière autour d'ABN Amro se précise

Barclays a formellement lancé lundi son offre, validé ce jour par Bruxelles, de 65 milliards d'euros sur le groupe bancaire néerlandais ABN Amro, qui rivalise avec celle de 71 milliards d'un consortium emmené par Royal Bank of Scotland, Fortis et Santander. Les actionnaires de Fortis ont approuvé à une très large majorité l'offre sur ABN Amro.


Barclays a formellement lancé lundi son offre de 65 milliards d'euros sur le groupe bancaire néerlandais ABN Amro, qui rivalise avec celle de 71 milliards d'un consortium emmené par Royal Bank of Scotland. La Commission européenne a fait savoir ce lundi qu'elle accordait son feu vert au projet d'offre de Barclays sur ABN Amro.

Dans un communiqué publié ce lundi, la banque britannique confirme que les actionnaires d'ABN apportant leurs titres recevront 13,15 euros et 2,13 nouvelles actions Barclays pour chacune de leurs actions. Aux cours actuels, la proposition équivaut à 34,54 euros par action ABN. La période de souscription court du 7 août au 4 octobre.

Le consortium emmené par Royal Bank of Scotland, associé au belge Fortis et à l'espagnol Santander, propose 71 milliards d'euros dont 93% en cash. La période de souscription s'étend du 23 juillet au 5 octobre et le seuil d'approbation a également été fixé à 80%.

Réunis ce lundi matin en assemblée générale, les actionnaires de Fortis ont approuvé à une très forte proportion l'offre de la banque sur ABN Amro. Selon les premières estimations des votes, près de 95% des actionnaires ont approuvé le projet d'acquisition ainsi qu'une émission de 13 milliards d'euros destinée à financer une partie de l'opération, qui s'annonce comme le plus grand rachat bancaire jamais effectué. Le belgo-néerlandais était au centre de toutes les attentions car la partie était loin d'être gagnée pour Fortis. Le titre a perdu plus de 12% depuis le début de l'année et 18% depuis le début des manoeuvres sur ABN Amro. De plus les déclarations d'un des haut responsable d'ABN Amro vendredi aurait pu jeter le trouble sur cette opération. Mais ABN Amro a démenti dimanche soir avoir recommandé par voie de presse aux actionnaires de la banque belge Fortis de voter contre une fusion avec elle. Dans un communiqué commun avec ABN Amro, le consortium candidat au rachat du néerlandais -composé de Royal Bank of Scotland (RBS), de la banque espagnole Santander et de Fortis- avait dit "accepter la version" d'ABN Amro.


latribune.fr

Saint Gobain rachète Maxit pour 2,12 milliards d'euros

Le numéro un allemand des matériaux de construction, HeidelbergCement, a vendu sa filiale de produits pré-mélangés Maxit au français Saint-Gobain pour 2,12 milliards d'euros. Maxit, basée en Suède, emploie 5.130 salariés dans plus de 30 pays. Ses principaux marchés sont l'Allemagne et l'Europe du Nord.


Pas plus tard qu'hier, le président du cimentier allemand HeidelbergCement, indiquait qu'il prendrait une décision définitive sur une introduction en Bourse ou une vente de sa filiale Maxit d'ici la fin de l'année. Apparemment Bernd Scheifele cachait bien son jeu, puisque ce matin le groupe qu'il préside annonce la cession de Maxit, sa filiale de billes d'acier et de mortier, au français Saint-Gobain. D'un montant de 2,125 milliards d'euros, la transaction doit être bouclée à l'issue de l'examen par les autorités de concurrence, soit avant la fin 2007, précise un communiqué du groupe.

Saint-Gobain réalise une opération lui permettant de mettre la main sur "le leader européen des mortiers secs, exclay et autres matériaux de construction", selon les termes employés par Maxit sur son site en ligne. Plusieurs fonds d'investissement dont PAI étaient sur les rangs pour reprendre un acteur performant, présent dans près de 30 pays, surtout en Europe, où le groupe emploie plus de 5.000 personnes. En 2005, Maxit Group a réalisé un chiffre d'affaires de 1,118 milliard d'euros et dégagé une rentabilité avant impôt de 147 millions d'euros.

Pour HeidelbergCement, cotée au Mdax à Francfort, la présente cession va contribuer au financement de l'acquisition du britannique Hanson. Annoncée en mai, cette opération lui coûte près de 12 milliards d'euros et doit lui permettre de poursuivre sa stratégie de recentrage dans l'enrichissement de matières premières pour la production de ciments, bétons et matériaux de construction.

Pour Saint Gobain, qui opère un recentrage sur l'habitat, l'acquisition de Maxit, va renforcer le groupe dirigé par Pierre-André de Chalendar sur le créneau des matériaux de construction. Au premier sqemestren Saint Gobain a affiche de solides performances: le résultat net courant de 1,07 milliard d'euros a progressé de l'ordre de 30% par rapport à la même période lors de l'exercice précédent. Le résultat d'exploitation s'établit à 2,09 milliards d'euros, contre 1,8 milliard un an plus tôt. Toujours pour le premier semestre, le chiffre d'affaires s'est élevé à 21,77 milliards d'euros, en hausse de 6%. Le bénéfice net par action ressort à 2,93 euros.

Compte tenu de ses solides performances, le groupe en a profité pour revoir à la hausse ses prévisions pour l'exercice 2007. Son nouvel objectif ? D'une part, "une croissance à deux chiffres du résultat d'exploitation à taux de change constants" et, d'autre part, un résultat net courant en hausse "d'au moins 20%".


Feu vert de Bruxelles au rachat du britannique Hanson par HeidelbergCement
Décidémment, l'actualité est chargée pour le groupe cimentier allemand HeidelbergCement, contrôlé en majorité par le milliardaire allemand Adolf Merckle. Non content de vendre sa filiale Maxit au français Saint-Gobain (voir ci-dessus), la firme germanique a obtenu l'aval de la Commission européenne pour le rachat, pour huit milliards de livres sterling, du britannique Hanson, une opération qui donnera naissance au deuxième groupe mondial de matériaux de construction. "La Commission a conclu que l'opération envisagée n'entraverait pas de façon significative l'exercice d'une concurrence effective dans l'Espace économique européen (EEE) ou dans une partie substantielle de celui-ci" selon Bruxelles. Cette acquisition est la plus grosse qu'ait connue le secteur. Le futur groupe jouira d'une capitalisation boursière de 34 milliards de dollars, dépassant Lafarge et se rapprochant d'un autre français, le leader mondial Saint Gobain.


Jean-Philippe Lacour à Berlin

vendredi 3 août 2007

Anglo American met en vente sa filiale britannique Tarmac

Le numéro trois mondial des mines lance la préocédure de mise en vente de sa filiale britannique Tarmac. Une cession qui pourrait lui rapporter 6 milliards de dollars. Plusieurs groupes sont intéressés, dont Orascom, Holcim, CRH, Cemex et le français Lafarge.

Anglo American, numéro trois mondial des mines a annoncé lors de la publication de ses résultats qu'il met en vente officiellement sa filiale britannique Tarmac. Cette dernière dédiée aux matériaux de construction n'entre pas dans la stratégie d'Anglo American qui cherche à se recentrer sur ses activités purement minières.

Selon Le Financial Times de ce vendredi, deux banques d'affaires auraient déjà été sélectionnées, à savoir Goldman Sachs et UBS. L'opération pourrait rapporter quelques 6 milliards de dollars à Anglo American. Plusieurs groupes pourraient être intéressés, dont l'égyptien Orascom, le suisse Holcim, l'irlandais CHR, le mexicain Cemex ou encore le français Lafarge.

Par ailleurs, Anglo American a publié un bénéfice semestriel en hausse de 22% et annoncé un plan de rachats d'actions de quatre milliards de dollars (2,9 milliards d'euros). Le producteur de cuivre, de platine et d'or a réalisé sur les six premiers mois de l'année un bénéfice courant de 3,1 milliards de dollars, proche du consensus de 3,2 milliards établi par Reuters Estimates. Anglo assure que les perspectives de la plupart de ses activités de minerais et métaux restent favorables. "Le ralentissement de la croissance économique américaine a été compensé par le dynamisme du reste du monde, plus particulièrement dans les économies asiatiques, où la Chine et l'Inde continuent de croître fortement", dit-il dans un communiqué. L'acompte sur dividende sera augmenté de 15% pour atteindre 38 cents.

latribune.

jeudi 2 août 2007

Walt Disney s'offre le site internet Club Penguin grâce à ses bons résultats

Walt Disney Co a publié mercredi un bénéfice trimestriel en hausse de 4,7% et meilleur que prévu grâce à une performance vigoureuse de ses chaînes de télévision et de ses parcs à thème. Le géant américain du divertissement a également annoncé avoir racheté le site internet pour enfant Club Penguin.

Walt Disney Co a publié mercredi un bénéfice trimestriel en hausse de 4,7% et meilleur que prévu grâce à une performance vigoureuse de ses chaînes de télévision et de ses parcs à thème. Le géant américain du divertissement a également annoncé avoir racheté le site internet pour enfant Club Penguin pour 350 millions de dollars en cash. Il versera 350 millions de plus en fonction des résultats du site en 2008 et 2009. Robert Iger, directeur général de Disney, a déclaré s'attendre à ce que l'acquisition contribue immédiatement aux bénéfices du groupe.

Disney a dégagé sur le troisième trimestre de son exercice un bénéfice net, pour les activités toujours en cours, de 1,2 milliard de dollars, soit 58 cents par action, contre 1,1095 milliard (51 cents) un an plus tôt. Le bénéfice par action (BPA) est supérieur aux attentes puisque le consensus des analystes interrogés par Reuters Estaimtes donnait 55 cents. Le chiffre d'affaires a progressé pour sa part de 7% à 9,045 milliards.

Les trois mois écoulés ont été marqués par la sortie du troisième volet du film "Pirates des Caraïbes" et par celle du long métrage d'animation "Ratatouille", par la finalisation de la vente des stations de radio ABC et par la conclusion d'une enquête sur une affaire de stock-options antidatés au sein des studios Pixar.

Le chiffre d'affaires ds la division TV (ABC, Disney Channel) a progressé de 6% sur la période tandis que le bénéfice opérationnel de la branche a grimpé de 23%. L'activité parcs de loisir a vu ses facturations augmenter de 6% également pour un bénéfice opérationnel en hausse de 13%, grâce à une augmentation de la fréquentation mais aussi du prix du billet.

Dans la division cinéma, le chiffre d'affaires a progressé de 4%, mais le bénéfice opérationnel a chuté de 20% dans le sillage d'une baisse des ventes de DVD. La branche produits dérivés a vu quant à elle son chiffre d'affaires bondir de 23%, tandis que son bénéfice opérationnel a augmenté de 12%.

Sur les neuf premiers mois de l'exercice, le bénéfice net a bondi de 47% à 3,8 milliards de dollars et le chiffre d'affaires a augmenté de 6% à 26,6 milliards. L'amélioration du bénéfice depuis le début de l'exerice s'explique notamment par une nette diminution des charges fiscales, selon le communiqué.

latribune.fr

mercredi 1 août 2007

Fujitsu campe sur ses positions pour son OPA sur GFI

A une semaine de la clôture de son offre publique d'achat (OPA) sur le français GFI Informatique, le japonais Fujitsu n'entend pas fléchir et campe sur ses positons sur le prix proposé.

A une semaine de la clôture de son offre publique d'achat (OPA) sur le français GFI Informatique, le japonais Fujitsu annonce ce mercredi qu'il ne procéderait "à aucune modification des termes et du prix" de cette offre, rejetée par la société de services informatiques.

"Nous considérons que le prix de 8,50 euros par action valorise pleinement GFI Informatique", souligne Fujitsu dans un communiqué, rappelant que "la valeur intrinsèque de la société" avait été estimée par un expert indépendant, mandaté par GFI début 2007 "entre 6 euros et 6,90 euros par action". L'offre de Fujitsu valorise GFI à environ 419 millions d'euros.

"Par conséquent, nous avons conclu que la valeur à laquelle Fujitsu Services pouvait acquérir GFI Informatique devait rester la même que celle que nous avions annoncée dès l'origine de notre offre, en mai 2007", ajoute le groupe japonais. Selon Fujitsu, "cette offre intègre une prime de contrôle significative pour les actionnaires de GFI Informatique".

Le français a rejeté cette offre, jugeant son prix insuffisant, et a notamment engagé des discussions avec le groupe Bull. "L'OPA de Fujitsu, dans les conditions actuelles, n'a aucune chance d'aboutir", avait affirmé fin juin le PDG de GFI, Jacques Tordjman, recommandant aux actionnaires, réunis en assemblée générale, de ne pas apporter leurs titres à l'offre. En fait Jacques Tordjman semble vouloir faire monter les enchères. Car il n'avait pas manqué d'ajouter: si "Fujitsu revoit ses positions, l'OPA peut devenir amicale".

A la Bourse de Paris, GFI Informatique a clôturé mardi soir proche du niveau de prix envisagé par Fujitsu à 8,88 euros, après avoir culminé autour de 9,30 euros fin juin-début juillet.

latribune.fr

Verizon s'offre Rural Cellular pour 2,67 milliards de dollars

Le deuxième opérateur télécom des Etats-Unis lance une OPA sur Rural Cellular pour 2,67 milliards de dollars en cash et reprise de dette. Par ailleurs Verizon annonce une hausse de son bénéfice net conformément aux attentes des analystes


Verizon continue de tisser sa toile de clients en zones rurales. Le deuxième opérateur télécom des Etats-Unis Verizon via sa filiale Verizon Wireless - détenue à 55% par Verizon et 45% par Vodafone- a annoncé l'acquisition de l'opérateur Rural Cellular pour 2,67 milliards de dollars, dette comprise. L'offre, qui devrait être bouclée au premier semestre 2008, consiste en un rachat des titres Rural Cellular pour 45 dollars par action, soit 757 millions de dollars. Cela représente une prime de 41% sur le cours de clôture de Rural Cellular vendredi soir à New York (31,88 dollars).

Cette acquisition complète la présence de l'opérateur en zones rurales, et ajoutera 700.000 abonnés à la clientèle de Verizon Wireless, qui est déjà le premier opérateur de téléphonie mobile aux Etats-Unis. Verizon Wireless, qui comptait à fin juin 62,1 millions de clients dans sa base d'abonnés, entend dégager 1 milliard de dollars de synergies de ce rachat.

Par ailleurs à cette opération de croissance externe, Verizon a publié un bénéfice net conforme aux attentes du marché pour le deuxième trimestre, porté par la croissance de son chiffre d'affaires et plus particulièrement par une forte activité dans la téléphonie mobile.Le bénéfice net s'est établi à 1,7 milliard de dollars, en hausse de 4,5% sur un an. Par action, le bénéfice revient à 58 cents, identique aux prévisions moyennes du marché.

Le chiffre d'affaires s'est inscrit en hausse de 6,3% sur un an, à 23,3 milliards de dollars, un peu supérieur aux 22,9 milliards envisagés par les analystes. Ces revenus masquent une disparité entre la division téléphonie fixe, principal contributeur au chiffre d'affaires de Verizon, dont les ventes ont reculé d'une année sur l'autre. La téléphonie mobile en revanche a vu ses revenus bondir.

La téléphonie fixe affiche un chiffre d'affaires de 12,6 milliards de dollars, en recul de 1,1%. Verizon Wireless a dégagé des revenus de 10,8 milliards, en hausse de 17,1%. La division "corporate" du groupe affiche un manque à gagner de 200 millions de dollars Dans la téléphonie fixe, Verizon a expliqué le recul de ses ventes par un repli attendu des opérations de l'ex opérateur MCI - intégré par Verizon début 2006 - sur le marché de détail. L'opérateur a en revanche été plus performant dans ses services d'internet et de télévision via la ligne téléphonique (technologies ADSL et FiOS): le groupe dénombrait fin juin 7,7 millions de lignes ADSL, soit une hausse de 25,5% sur un an. Notamment, Verizon compte 1,3 million d'abonnés à ses services vidéo, entre son nouveau service FiOS TV (515.000 abonnés), et son offre de télévision par satellite.


latribune.fr

Murdoch remporte la victoire pour le groupe Dow Jones

Le magnat australo-américain a enfin obtenu l'aval de la famille actionnaire Bancroft pour reprendre le groupe Dow Jones, qui édite notamment le Wall Street Journal. Les 5 milliards de dollars proposés par Murdoch ont finalement primé sur les débats sur l'indépendance éditoriale du groupe de presse.

C'est le Wall Street Journal - un des actifs phares du groupe Dow Jones - lui même qui l'annonce: le magnat des médias Rupert Murdoch et son groupe News Corp ont enfin obtenu mardi soir l'aval de la famille actionnaire Bancroft pour racheter le groupe Dow Jones pour 5 milliards de dollars. Les conseils d'administration respectifs de Dow Jones et News Corp. ont approuvé chacun de leur côté mardi soir le projet de rachat, annonce en effet le Wall Street Journal en ligne, propriété du groupe Dow Jones.

Ce dénouement survient après trois mois de débats qui ont profondément divisé les Bancroft qui contrôlent Dow Jones et le Wall Street Journal depuis plus d'un siècle. Une partie de la famille s'opposait à l'accord au nom des menaces qui pesaient sur l'intégrité des publications de Dow Jones si elles devaient être rachetées par un groupe d'information généraliste et de divertissement. Les plus réfractaires ont campé sur leurs positions jusqu'au bout mais mardi, une branche de la famille représentant 9,1% des droits de vote a changé de camp, finalement convaincue de l'opportunité de l'offre de Murdoch.

La famille Bancroft détient dans son ensemble 64% des droits de vote de Dow Jones et 24% des actions. Mais seuls 30% de droits de vote favorables chez les Bancroft suffisaient au magnat de la presse pour réussir, sachant que le reste des actionnaires est plutôt favorable. L'argument financier aura finalement primé sur les débats sur l'indépendance éditoriale de Dow Jones et du Wall Street Journal,

La branche de Denver faisait en effet partie des quelques membres de la famille et des conseillers financiers qui souhaitaient que Murdoch relève son offre. Mais ce dernier a refusé à plusieurs reprises de faire monter les enchères, alors que sa proposition de 60 dollars par action représentait déjà une prime de plus de 65% sur le cours de Bourse de Dow Jones avant l'annonce de l'offre, début mai.
Agacé par la longueur des négociations, Rupert Murdoch a menacé de jeter l'éponge lundi soir. Mais en annonçant que son groupe News Corp. prendrait en charge, les quelques 30 millions de dollars de frais d'avocats et de conseils de la famille Bancroft sur le dossier, il a gagné la bataille.

Pour News Corp. surtout présent dans la presse écrite au Royaume Uni et en Australie, l'opération va permettre de se déployer aux Etats-Unis, où il possède déjà le quotidien New York Post. News Corp. détient aujourd'hui le tabloïd britannique The Sun, la chaîne de télévision Fox News ou encore les studios de 20th Century Fox et le site MySpace.

Rupert Murdoch, 76 ans, n'a pas été très loquace jusqu'ici sur ses projets précis pour les actifs de Dow Jones, mais il a fait savoir dans les grandes lignes qu'il compte développer l'information en ligne, doper les recettes publicitaires du Wall Street Journal, et profiter de la présence internationale de News Corp. pour accroître la présence du "Journal" en Europe et en Asie, pour mieux rivaliser avec le Financial Times. Aux Etats-Unis, Murdoch aurait également l'ambition de développer des informations politiques et générales pour le Wall Street Journal, afin que le quotidien rivalise plus directement avec de grands quotidiens comme le New York Times.


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