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mercredi 6 août 2008

GM et Ford discutent d'un partenariat dans les moteurs

La Tribune.fr - 05/08/08 à 7:57 - 223 mots

Les deux constructeurs automobiles américaines, General Motors et Ford, seraient en discussion pour s'allier dans les moteurs et les systèmes de transmission, selon la presse américaine. Un partenariat qui leur permettrait de réduire significativement leurs coûts.

Alors que le marché automobile américain a enregistré le mois dernier un repli pour le huitième mois consécutif, General Motors (GM) et Ford, deux des constructeurs les plus touchés par ce ralentissement, discuteraient d'une alliance dans les moteurs et les systèmes de transmission d'après le Detroit News.

Le développement d'un nouveau moteur pouvant coûter jusqu'à 1 milliard de dollars, une alliance entre les deux constructeurs ferait sens. En juillet, alors que le marché automobile a reculé de 13,2% aux Etats-Unis, l'activité de GM a chuté de 26,7% et celle de Ford de 14,9%.

Les deux marques souffrent de la désaffection des Américains pour les gros 4x4 et les pick-up, qui constituent leurs fonds de commerce mais sont devenus trop gourmands en carburant.

En conséquence, depuis le mois de juin, Ford et GM ont multiplié les mesures pour s'adapter au nouveau marché automobile qui se dessine aux Etats-Unis : fermeture de certains sites de production, transformations de chaîne et investissement dans des modèles compacts et économes.

latribune.fr

lundi 26 mai 2008

Fiat discute coopération avec Chrysler

Le constructeur italien discute depuis plusieurs semaines avec son homologue de Detroit sur différentes formes de coopération visant sa marque Alfa Romeo.

Fiat envisage de coopérer avec l'américain Chrysler. C'est ce qu'a révélé samedi dans le magazine allemand WirtschaftsWoche le patron de la marque du constructeur italien Alfa Romeo, Luca de Meo. Ce dernier affirme que Fiat a eu ces dernières semaines des discussions avec l'américain Chrysler à propos de différentes formes de coopération.

Fin mars, l'administrateur délégué du constructeur automobile italien, Sergio Marchionne, avait déjà déclaré au Financial Times que Fiat discutait avec ses concurrents de Detroit en vue d'un possible partage de la production des Alfa Romeo aux Etats-Unis.

Cela permettrait en effet à Fiat de réaliser des économies, étant donné que les exportateurs européens subissent l'euro fort, et marquerait le retour de la marque Alfa Romeo sur le marché américain après son retrait en 1995.

latribune.fr

samedi 24 mai 2008

Discussions évoquées entre BMW et Mercedès

Selon le Wall Street Journal, les deux géants de l'automobile allemande et mondiale étudient des pistes de coopérations dans le développement, la production et l'acquisition de composants.

Selon le Wall Street Journal, deux géants de l'automobile allemande et mondiale, BMW et Mercedès, filiale du groupe Daimler, auraient entamé des discussions. Il s'agirait d'étudier des pistes de coopérations dans le développement, la production et l'acquisition de composants.

Le Wall Street Journal cite par exemple les secteurs des sièges auto ou de la climatisation. Et indique que les discussions impliquent une large part des équipes, de la direction au management intermédiaire.

C'est déjà le journal des affaires américains qui avait révélé il y a quelques années les discussions entre Daimler et Chrysler en vue de leur fusion. Une alliance BMW - Daimler serait le pendant d'un autre géant allemand de l'automobile, Volkswagen et son premier actionnaire Porsche.

latribune.fr

19/05/08 à 12:15 - 159 mots

vendredi 2 mai 2008

Kerkorian prêt à pousser Ford à vendre Volvo et Mercury

Le milliardaire américain, actionnaire de Ford avec plus de 5% du capital, pourrait inciter le constructeur américain à ce qu'ilse sépare de ses deux marques dans les mois à venir.

Jerry York, un proche de l'investisseur milliardaire Kirk Kerkorian, actionnaire de Ford , s'attend à ce que le constructeur américain vende ses marques Volvo et Mercury mais qu'il conserve la marque haut de gamme Lincoln. Dans un entretien publié par l'édition en ligne du magazine spécialisé Automotive News, Jerry York a en effet indiqué: "je crois (...) que le directeur général de Ford, Alan Mulally va mettre Volvo sur le marché d'ici un an et demi". Et d'ajouter. "Il n'y a aucune justification rationnelle pour conserver Volvo et Mercury."

Ses propos sont les premiers publiés depuis la montée de Tracinda, la holding d'investissement de Kerkorian, au capital du deuxième constructeur automobile américain. Lundi, Tracinda a annoncé détenir environ 4,7% de Ford et a offert d'acheter environ 1% supplémentaire sur le marché.

Cette initiative conduit certains observateurs à spéculer sur la possibilité que Kirk Kerkorian fasse pression sur la direction de Ford pour qu'il poursuive ses cessions d'actifs après la vente de Jaguar et Land Rover à l'indien Tata Motors. Ce n'est pas la première fois que Kerkorian investit dans le secteur automobile. Mais rarement il est parvenu à ses fins pour faire changer de stratégie les conseils d'administration des constructeurs. Jerry York, qui a siégé au conseil d'administration de General Motors en 2005 et 2006 en tant que représentant de Kirk Kerkorian, avait milité sans succès pour que GM se sépare des marques Saab et Hummer. Kirk Kerkorian avait parallèlement incité GM à rechercher une alliance avec Renault-Nissan, sans succès également.

latribune.fr

dimanche 13 avril 2008

Feu vert de Bruxelles au rachat du russe Avtovaz par Renault


La Commission européenne estime que cela ne pose pas de problème de concurrence.

Bruxelles autorise ce mercredi le rachat du constructeur automobile russe AvtoVaz , qui construit les Lada, par Renault et l'entreprise publique russe Russian Technology qui gère les participations de l'État russe.

Dans son communiqué, la Commission européenne indique : "il ressort de l'examen que l'opération envisagée ne poserait de problèmes de concurrence sur aucun des marchés en cause (en Europe)".

Bruxelles estime que l'opération n'entraînerait qu'une augmentation très faible de la part de marché de Renault.

latribune.fr

samedi 12 avril 2008

Voitures sans permis: Beneteau vend Microcar à Automobiles Ligier


Les numéros deux et trois français des voiturettes sans permis s'unissent. Bénéteau tire un trait sur ce secteur et se concentre sur ses deux activités principales.

Le segment des voitures sans permis voit la naissance d'un nouveau numéro deux plus fort puisque Automobiles Ligier va fusionner avec son concurrent Microcar, filiale jusqu'à présent des Chantiers Bénéteau. Ce nouveau groupe viendra talonner le leader du secteur, le groupe Aixam Mega basé à Aix-Les-Bains (Savoie).

Le rapprochement se fera sous l'égide de 21 Centrales Partners, un fonds d'investissement soutenu par la famille Benetton, et de la famille Ligier qui détiendra plus du tiers de la nouvelle structure constituée à cette occasion.

Selon les premiers éléments connus, les deux marques seront maintenues, de même que les usines, les salariés (400 en tout) et les réseaux commerciaux respectifs. Automobiles Ligier réalise 78 millions d'euros de chiffre d'affaires, Microcar 61 millions. Côté résultats, Automobiles Ligier est un peu plus rentable (7 à 8% avant impôts) que Microcar (4,2% de résultat opérationnel).

Pour Bénéteau, la cession de Microcar marque la fin d'une époque. Microcar ne réalisait que 6% des ventes du groupe (1 milliard d'euros en 2006/2007). Désormais le groupe est recentré sur deux métiers, les bâteaux (un peu plus de 75% du chiffre d'affaires) et les résidences mobiles de loisirs (16%).

latribune.fr

dimanche 2 décembre 2007

General Motors toujours prêt à négocier une alliance avec le malaisien Proton

Le gouvernement malaisien a mis fin aux discussions avec Volkswagen et General Motors (GM) la semaine dernière en faisant valoir que Proton avait la possibilité de se redresser et de redevenir rentable tout seul, sans l'aide d'un groupe mondial.

General Motors est toujours prêt à investir dans le constructeur malaisien Proton. Une façon de faire passer le message aux autorités malaisiennes qui, la semaine dernière, ont rompu les négociations avec Volkswagen et GM, en faisant valoir que Proton avait la possibilité de se redresser et de redevenir rentable tout seul, sans l'aide d'un groupe mondial.

"Il ne faut jamais dire jamais. Entre temps, les choses ont évolué", fait valoir Steve Carlisle, responsable des activités de GM en Asie du Sud-Est, lors du lancement d'une nouvelle Chevrolet en Malaisie. "Quand nous parlerons à nouveau, les choses auront sans doute un peu plus évolué", ajoute ce dernier. "Il nous faudra alors comprendre quelles sont les conditions, ce qui peut être envisageable et ce qu'est vraiment la situation. Alors nous ferons un nouveau point à ce moment-là", poursuit-il.

Proton a perdu le quart de sa valeur en Bourse depuis l'annonce par le gouvernement malaisien le 20 novembre du souhait de Proton de se redresser par ses propres moyens. La part de marché de Proton a été divisée par plus de deux depuis les années 1990 pour tomber à 30%.

GM produit quelque neuf millions de voitures par an et Volkswagen 5,7 millions, contre 100.000 pour Proton, dont 21.000 sont exportées. Proton a noué des alliances avec les constructeurs chinois et japonais mais sans lien capitalistique. Le marché se demande si le gouvernement malaisien ne va pas maintenant se tourner vers un partenaire local pour aider Proton. Certains pensent à DRB-Hicom ou à Naza, deux groupes qui assemblent et vendent des marques étrangères en Malaisie.

"S'il y avait une possibilité et si le gouvernement nous permet d'avoir la possibilité, naturellement, nous serions enchantés de voir à quel niveau nous pourrions participer", a d'ailleurs déclaré le président de DRB Mohd Khamil Jamil. "Ce devra être une situation gagnant-gagnant", prévient-il.

latribune.fr

samedi 1 décembre 2007

Deux groupes indiens intéressés par la reprise de Jaguar et Rover

Les constructeurs indiens Tata Motors et Mahindra & Mahindra allié au fonds d'investissement Apollo sont bien partis pour parvenir à la troisième phase de l'appel d'offres. Le fonds One Equity Partners a également fait une offre de reprise à Ford.

Selon une source proche du dossier qui s'est confiée à l'Agence Reuters, le constructeur automobile américain Ford aurait réduit à trois le nombre de dossiers qu'il étudie en vue de la reprise de ses marques européennes haut de gamme Jaguar et Land Rover.

Sur ces trois offres, deux émanent de groupes indiens, à savoir celles des constructeurs indiens Tata Motors et Mahindra & Mahindra (partenaire de Renault en Inde pour la Logan) allié à l'occasion au fonds d'investissement Apollo. Selon les déclarations de la source , les "deux groupes indiens sont bien partis pour parvenir à la troisième phase de l'appel d'offres". Serait également en piste, le fonds One Equity Partners, société spécialisée dans le rachat d'entreprises et financée par la banque d'affaires américaine JP Morgan.

Ce n'est pas la première fois que l'indien Tata est évoqué dans ce dossier. Début novembre la presse anglaise le donnait déjà comme favori pour la reprise de Jaguar et de Rover. Ford veut conclure la vente de ses deux filiales britanniques, Jaguar et Land Rover, " d'ici deux mois ", selon les déclarations de John Fleming, président de Ford Europe, dans un entretien au journal espagnol El Mundo. Considéré comme le plus vulnérable des " Big Three " américains, avec une perte de 770 dollars par véhicule l'an dernier, Ford a un impérieux besoin d'argent frais.

Après avoir repris Jaguar en 1989 pour 2,5 milliards de dollars et Land Rover en 2000 pour 2,7 milliards, le groupe de Dearborn doit donc céder ses bijoux de famille, avec une énorme moins-value à la clé. Les deux marques sont évaluées ensemble à 1,3-1,5 milliard de dollars à peine. Le groupe n'a jamais pu rentabiliser Jaguar. La célèbre firme anglaise a pourtant renouvelé sa gamme avec des véhicules de qualité. Son outil industriel a été modernisé. Mais, malgré d'énormes investissements, la production de Jaguar ne devrait pas dépasser les 60.000 unités cette année, contre plus de 200.000 escomptées.

Spécialiste des 4x4, Land Rover est en meilleure posture. La firme devrait dépasser pour la première fois le cap des 200.000 ventes cette année. Mais sa rentabilité demeure insuffisante, avec des plates-formes disparates et une qualité encore à améliorer.

latribune.fr

lundi 3 septembre 2007

Porsche préparerait une prise de contrôle de Volkswagen

Porsche, qui possède déjà 31% du capital de Volkswagen, achète actuellement des options sur actions dans le but de franchir dans les prochains mois la barre de 50%.

Le constructeur allemand de voitures de sport Porsche, qui possède déjà 31% du capital de Volkswagen, achète actuellement des options sur actions dans le but de franchir dans les prochains mois la barre de 50% du capital du groupe de Wolfsburg, affirme dimanche la presse allemande.

Le patron de Porsche, Wendelin Wiedeking, "travaille toujours à une prise de contrôle de Volkswagen", affirme le Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, citant des "sources bancaires à Francfort". Le groupe de Stuttgart "achète actuellement avec ardeur des options sur actions" de Volkswagen, afin de pouvoir à l'avenir "acheter des parts de VW à un prix fixé à l'avance", ajoute le quotidien.

Selon le magazine Der Spiegel à paraître lundi, citant des "sources boursières", les courtiers s'attendent à ce que Porsche, par ce mécanisme, "dépasse la barre de 50%" dans le capital de Volkswagen "au début de l'an prochain".

Avant cela, Porsche doit encore achever sa transformation en Société européenne (SE), observe le Spiegel, mais cette mesure a été approuvée en juin par ses actionnaires réunis en assemblée générale extraordinaire.

Porsche veut prendre le contrôle du numéro un européen de l'automobile sans avaler la totalité de son capital. Au printemps, ayant franchi la barre des 30% dans VW, il avait été contraint par la loi de lancer une OPA sur le groupe de Wolfsburg, mais avait proposé pour cela le prix minimum autorisé par action ordinaire, ce qui avait conduit à l'échec prévisible de cette offre.

latribune.fr

mercredi 8 août 2007

Chrysler redevient un constructeur 100% américain

DaimlerChrysler a finalisé la vente de Chrysler au fonds d'investissement Cerberus. Le groupe allemand conservera près de 20% du capital du numéro trois américain des constructeurs. C'est Robert Nardelli, un ex de General Electric et de Home Depot, qui aura désormais les commandes de Chrysler.

Depuis vendredi Chrysler est à nouveau 100% américain. En effet sa maison mère DaimlerChrysler a annoncé vendredi avoir finalisé la vente à une filiale du fonds d'investissement Cerberus Capital Management de 80,1% du capital de sa division américaine Chrysler. Le groupe allemand conservera le solde de 19,9%.

Face aux turbulences actuelles du marché du crédit, des banques avaient dû différer un prêt syndiqué de 12 milliards de dollars destiné à financer la transaction, retardant la conclusion de l'opération. En conséquence, DaimlerChrysler et Cerberus ont décidé de participer eux-mêmes au financement.

"DaimlerChrysler et Cerberus ont convenu de soutenir le financement du rachat d'une majorité de Chrysler par Cerberus en raison de la forte volatilité des marchés du crédit aux Etats-Unis", a déclaré le constructeur.
Les deux parties souscriront dans les douze mois et aux prix du marché un emprunt de deux milliards de dollars, dont DaimlerChrysler à hauteur de 1,5 milliard. DaimlerChrysler pourra revendre cet emprunt, qui a une maturité de sept ans, sur le marché du crédit.

"Le soutien financier de DaimlerChrysler est un signe fort de notre détermination à nous assurer que, sous le contrôle majoritaire de Cerberus, Chrysler réussira ses débuts en tant que constructeur automobile indépendant", lit-on dans le communiqué du groupe allemand.

C'est la première fois qu'un des plus gros constructeurs automobiles américains est ainsi racheté par un fonds de capital-risque. DaimlerChrysler a ajouté qu'il réduirait à six membres son directoire, annonçant le départ des dirigeants de Chrysler Tom LaSorda, Eric Ridenour et Tom Sidlik. Alors que beaucoup d'observateurs attendaient l'arrivée de Wolfgang Bernhard - numéro deux de Chrysler entre 2000 et 2004 avant de partir chez Mercedes et Volkswagen - c'est finalement Robert Nardelli, un ex de General Electric et de Home Depot, qui aura désormais les commandes de Chrysler, selon un proche du dossier cité par l'Agence Reuters.


latribune.fr

dimanche 29 juillet 2007

Un russe s'intéresse aux marques Jaguar et Land Rover

L'oligarque russe Oleg Deripaska, patron du constructeur automobile GAZ est intéressé par les marques Jaguar et Land Rover mises en vente par Ford. Les constructeurs indiens Tata Motors et Mahindra & Mahindra, ainsi que les fonds américains TPG et Ripplewood ont également manifesté leur intérêt.

L'oligarque russe Oleg Deripaska, patron du constructeur automobile GAZ est intéressé par les marques Jaguar et Land Rover mises en vente par Ford, croit savoir l'hebdomadaire allemand WirtschaftsWoche dans sa dernière édition. Citant des sources de Ford, WirtschaftsWoche précise que Oleg Deripaska pourrait aussi se porter acquéreur de Volvo si le deuxième constructeur automobile américain décidait de mettre en vente sa marque suédoise.

Intérrogée par le magazine allemand, une porte-parole de GAZ Group déclare: "Nous avons déjà fait savoir que nous sommes intéressés par des fusions et acquisitions pour assurer notre croissance". Une autre société contrôlée par Deripaska, Basic Element, a accepté en mai d'investir 1,54 milliards de dollars dans l'équipementier automobile canadien Magna.

Lors de la présentation de ses comptes semestriels la semaine dernière, les dirigeants de Ford avaient reconnu qu'ils avaient reçu des marques d'intérêt pour ses marques Jaguar et Land Rover. Les constructeurs indiens Tata Motors et Mahindra & Mahindra, ainsi que les fonds américains TPG et Ripplewood, ont aussi manifesté de l'intérêt pour Jaguar et Land Rover. Selon le journal indien Hindustan Times de samedi, une délégation de Tata - le premier constructeur indien de cars et de camions - est arrivée à Londres et espère avoir accès aux comptes des deux marques britanniques de Ford dans la semaine.

latribune.fr

jeudi 26 juillet 2007

Cerberus peine à trouver des financements pour racheter Chrysler

Le projet de cession par DaimlerChrysler de sa filiale américaine Chrysler pour 7,4 milliards de dollars a connu un revers mercredi, les banques ayant été contraintes de différer un projet de crédit syndiqué de 12 milliards de dollars destiné à financer l'opération.

Mauvaise nouvelle pour Chrysler et sa maison mère Daimler. Le projet de cession par DaimlerChrysler de sa filiale américaine Chrysler pour 7,4 milliards de dollars a connu un revers mercredi, les banques ayant été contraintes de différer un projet de crédit syndiqué de 12 milliards de dollars destiné à financer l'opération.
Le constructeur automobile germano-américain et le futur repreneur de Chrysler, le fonds Cerberus Capital Management, ont toutefois dit tous deux être convaincus que le projet pouvait toujours être bouclé comme prévu au troisième trimestre.

Le président du directoire de DaimlerChrysler, Dieter Zetsche, a indiqué mercredi au cours d'une téléconférence que la transaction avec Cerberus restait engagée comme prévu. "Comme je l'ai dit précédemment, nous nous trouvons absolument dans le calendrier anticipé pour la clôture", a-t-il assuré. Des sources de marché ont également déclaré à l'agence Reuters que malgré le dernier contretemps, les chefs de file s'engageaient toujours à apporter les financements nécessaires à la transaction.

L'annonce du report du placement auprès des investisseurs du crédit de 12 milliards de Chrysler, dans le cadre de son LBO, et celle de l'amélioration des termes d'autres emprunts du groupe afin de stimuler la demande, illustrent les difficultés que traverse actuellement le marché américain des obligations d'entreprises. Le ralentissement du secteur du logement aux États-Unis a déjà provoqué une crise sur le marché du crédit immobilier à risque ("subprime"), provoquant par ricochet un regain de méfiance vis-à-vis de l'ensemble des émissions obligataires des sociétés.

Ces difficultés risquent aussi de compliquer les ventes d'actifs engagées dans le cadre de la restructuration de l'ensemble du secteur automobile américain qui traverse de graves difficultés. Outre la revente de Chrysler, Ford recherche actuellement des acquéreurs pour ses marques britanniques haut de gamme Jaguar et Land Rove.

General Motors, qui cède de son côté sa filiale de transmissions Allison, a différé lui aussi mardi un placement obligataire destiné à financer l'opération. GM a signé en juin la vente d'Allison aux fonds d'investissement Carlyle Group et Onex Corp, une opération financée là aussi par un recours à une émission de dette.

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lundi 16 juillet 2007

Ford aurait décidé la cession de Volvo

Le constructeur automobile américain s'apprêterait à revendre Volvo estimé par les analystes à 8 milliards de dollars (5,8 milliards d'euros). Volvo est la principale marque du pôle de luxe que Ford démantèle peu à peu.

Après Aston Martin cédé en mars, Ford Motors aurait tranché sur l'avenir de Volvo. Selon le "Sunday Times" le constructeur automobile américain s'apprêterait à revendre Volvo estimé par les analystes à 8 milliards de dollars (5,8 milliards d'euros). Volvo est la principale marque du pôle de luxe européen PAG Ford, que le géant de Détroit démantèle peu à peu. Et la vente de ses marques de luxe apporterait une bouffée d'air frais à Ford qui est en pleine restructuration aux Etats-Unis, après la perte nette de 12,6 milliards de dollars enregistrée en 2006.

Réagissant à cet article, Ford a précisé que "le groupe n'est en discussion avec personne pour vendre Volvo. Toutefois, nous sommes en train d'étudier les possibilités pour la totalité de nos activités", a déclaré un porte-parole basé à Londres, sans vouloir en dire plus. Et de préciser dans la foulée que Ford n'a pas à ce stade engagé de conseiller financier pour l'opération.

Selon une source proche du dossier, citée dans l'édition en ligne du Wall Street Journal, l'idée d'une vente fait son chemin et elle est aujourd'hui considérée en interne comme ayant 50% de chances d'aboutir. Ford avait indiqué à la mi-juin qu'il "étudiait activement" toutes les options stratégiques pour ses filiales de luxe britanniques Jaguar et Land Rover, sans exclure une vente, mais il avait indiqué que cette prospection ne s'étendait pas à sa filiale Volvo.

Ces rumeurs interviennent une semaine après l'annonce de BMW d'une nouvelle stratégie de développement n'excluant pas des acquisitions de marques. Dans un entretien à la presse allemande, le directeur financier de BMW Stefan Krause a en effet indiqué que le constructeur bavarois n'excluait pas de reprendre un autre constructeur ou une autre marque tout en ajoutant qu'une offre sur Volvo Cars était de la "pure spéculation".

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mardi 10 juillet 2007

Carlyle rachète Sequa pour 2,7 milliards de dollars

Le fonds d'investissements Carlyle continue sa percée dans le secteur automobile en acquérant le spécialiste américain des pièces détachées Sequa.

Nouvelle acquisition pour Carlyle. Le fonds de capital-investissement compte racheter le groupe américain Sequa, fabricant de pièces pour avions et automobiles, pour environ 2,7 milliards de dollars (1,98 milliards d'euros) en numéraire. Carlyle versera 175 dollars (128 euros) par action Sequa. Soit une prime de 54% par rapport au cours de clôture de vendredi. Cet après-midi, l'action Sequa bondissait d'ailleurs de 52,5%, pour s'aligner quasiment sur le prix de l'offre, à 173,1 dollars.

L'accord, qui sera finalisé avant la fin de l'année, prévoit le maintien en place des dirigeants actuels. Le conseil d'administration de Sequa a soutenu à l'unanimité le projet en se laissant néanmoins la possibilité d'étudier jusqu'au 23 août d'éventuelles offres concurrentes. La famille du fondateur de Sequa - Norman Alexander -, qui possède 54% du capital de l'entreprise, a indiqué qu'elle verserait les gains de la cession à une association caritative.

Le chiffre d'affaire de Sequa s'est élevé à 2,1 milliards de dollars (1,5 milliards d'euros) en 2006 pour un bénéfice net de 65 millions de dollars (48 millions d'euros). Le groupe, basé à New York depuis 1929, fournit des composants aux industries aéronautiques et automobiles. Il est également présent dans le secteur des métaux et des produits chimiques.

Ce n'est pas la première fois que Carlyle profite de la fragilité du secteur automobile. En mars dernier, il avait racheté la filiale de pièces détachées du fabricant américain de pneumatiques Goodyear. Et, fin juin, General Motors a vendu à Carlyle et au fonds canadien Onex l'un des principaux fabricants mondiaux de transmissions automatiques, Allison Transmission, pour 5,6 milliards de dollars.

latribune.fr