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lundi 11 août 2008

Belvédère prêt à céder Marie Brizard pour se désendetter


Le groupe, actuellement en procédure de sauvegarde, est déterminé à réduire fortement son endettement en vendant des actifs. Selon "Les Echos", il pourrait revendre Marie Brizard acheté il y a deux ans et demi.

Belvédère se prépare à revenir à ce qui était son périmètre il y a deux ans et demi, à savoir un groupe basé essentiellement sur la vodka. Pour ce faire, Belvédère serait prêt, selon notre confrère les Echos de ce lundi, à se défaire de Marie Brizard acquis pour construire un groupe de spiritueux de taille mondiale disposant d'un catalogue complet de vins et d'alcools.

Cette acquisition avait certes permis au groupe de grandir et de grossir. Mais, depuis, les difficultés financières du groupe, qui ont amené le tribunal de commerce de Beaune à le placer en procédure de sauvegarde le 16 juillet dernier, ont changé la donne. Aujourd'hui, la priorité pour les responsables consiste à désendetter Belvédère en cédant des actifs. Une stratégie qui devrait conduire à revendre tout ou partie de Marie Brizard.

Plusieurs candidats auraient déjà marqué leur intérêt, croit savoir les Echos. L'un des produits vedettes mis en vente est l'anisette historique Marie Brizard elle-même. Mais, pour les acquéreurs, la pépite de cet ensemble est sans doute William Peel, un whisky d'entrée de gamme le plus vendu en France, et le onzième dans le monde. Il s'en est écoulé 1,8 million de caisses en 2007. Belvédère est aussi prêt à se séparer de ses autres whiskies (Sir Pitterson, Glen Roger's, Canadian's Tippers), de divers spiritueux, comme le Pastis Berger, le gin Old Lady's, le cognac Gautier, etc. Plusieurs vins (Bodegas Marques de Puerto, Duc de Birac, Eclat du Rhône, etc.) sont également proposés. Belvédère pourrait aussi se défaire des ex-Chais Baucairois, récemment rebaptisés "Moncigale", une autre filiale de Marie Brizard qui assemble et met en bouteille des vins.

Si le groupe parvient à se délester de toutes ses marques, il reviendra ainsi à son métier d'origine, la vodka. Un alcool en plein essor, dont il est l'un des spécialistes mondiaux, avec avant tout une très forte présence en Pologne, où il détient plus d'un quart du marché. En parallèle, le patron et actionnaire de référence est en "discussions avancées" avec des partenaires qui pourraient prendre 15 % du capital et accompagner l'entreprise à long terme, a-t-il indiqué vendredi à l'occasion de l'assemblée générale des actionnaires. Il s'agit de fonds d'investissement et d'un groupe étranger du secteur des boissons.

latribune.fr

lundi 31 mars 2008

Pernod Ricard acquiert la vodka Absolut pour 5,62 milliards d'euros

Face à trois autres concurents, le français Pernod Ricard a remporté la vente aux enchères pour le rachat du groupe suédois Vin & Sprit, détenteur de la vodka Absolut. Pernod Ricard a cassé sa tirelire: Vin & Sprit est valorisé 5,626 milliards d'euros dette incluse.

Le dossier n'aura pas traîné. Alors que les quatre candidats ont remis, en fin de semaine dernière, au gouvernement suédois leur offre formelle pour la reprise de Vin & Sprit, détenteur de la célèbre vodka Absolut, c'est le groupe français Pernod Ricard qui a remporté la mise, vient d'annoncer le groupe ce lundi matin confirmant les informations du Wall Street Journal parues sur son site internet. Vin & Sprit est valorisé à 5,626 milliards d'euros dette incluse. L'opération sera financée par un crédit syndiqué auprès de six banques internationales.

La vodka suédoise vient compléter un portefeuille de spiritueux comprenant déjà notamment les whiskies Chivas, Ballantine's, le rhum Havana Club, le champagne Mumm, le cognac Martell et le gin Beefeater.

Outre Pernod Ricard, la compétition opposait trois groupes internationaux dont l'américain Fortune Brands qui distribue déjà la vodka Absolut aux Etats-Unis, le groupe Bacardi ainsi que le puissant holding financier Investor et son partenaire le fond EQT.

Le gouvernement de centre-droit suédois avait fait part peu après son accession au pouvoir, en octobre 2006, de son intention de céder tout ou partie des participations de l'Etat dans six entreprises, dont Vin & Sprit. En décembre, il a annoncé qu'il allait vendre aux enchères la totalité du groupe et que la privatisation devrait être finalisée en 2008.

Pour bon nombre de spécialistes, le gouvernement suédois aurait préfèré une solution nationale. Cependant, Pernod Ricard possède beaucoup d'atouts, comme un réseau de distribution mondial, une force de vente dans quasiment tous les plus grands pays du monde.

D'autant plus que le gouvernement était sous forte pression pour réaliser la meilleure affaire possible. Et Pernod Ricard n'a pas hésité à mettre le prix pour empocher cette pépite du monde des vins et spititueux qui vend 10,7 millions de caisses de 12 bouteilles, soit la quatrième boisson la plus consommée au monde, après la vodka Smirnoff (groupe Diageo), le rhum Bacardi et le scotch Johnnie Walker (Diageo).

Ce rachat, permettra des synergies avant impôts de 125 à 150 millions d'euros par an et aura un impact sur le bénéfice net par action "neutre en année 1", puis "significativement positif", indique le groupe français dans un communiqué.

Ce rachat fait du groupe français le numéro un mondial de la vodka haut de gamme avec 27% de part de marché et "le co-leader mondial" de l'industrie des vins et spiritueux avec 91 millions de caisses de spiritueux, affirme Pernod. Le marché est actuellement dominé par le britannique Diageo.


latribune.fr

lundi 13 août 2007

Pepsico lorgnerait le producteur russe de jus de fruit Lebedianskii

Selon le quotidien russe des affaires Kommersant, le géant américain des boissons et des snacks serait prêt à verser 1,5 à 2 milliards de dollars pour cette acquisition.

Selon le quotidien russe des affaires Kommersant, le géant américain des boissons et des snacks PepsiCo s'apprêterait à s'implanter sur le marché russe en rachetant le plus gros producteur de jus de fruits du pays, Lebedianskii, pour 1,5 à 2 milliards de dollars.

PepsiCo entend racheter 76,13% du groupe russe, selon Kommersant qui souligne que cette opération serait en cas de confirmation la plus grosse du secteur des jus de fruits voire de tout le domaine alimentaire en Russie.

Le groupe Lebedianskii est actuellement détenu par l'ancien directeur de l'usine et député Nicolaï Bortsov (30%), son fils Iouri Bortsov (25,1%), également président du conseil d'administration, ainsi que par deux autres membres du conseil d'administration (20%). Le reste, soit 23,7% est coté à la Bourse de Moscou.

latribune.fr