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mercredi 1 août 2007

Murdoch remporte la victoire pour le groupe Dow Jones

Le magnat australo-américain a enfin obtenu l'aval de la famille actionnaire Bancroft pour reprendre le groupe Dow Jones, qui édite notamment le Wall Street Journal. Les 5 milliards de dollars proposés par Murdoch ont finalement primé sur les débats sur l'indépendance éditoriale du groupe de presse.

C'est le Wall Street Journal - un des actifs phares du groupe Dow Jones - lui même qui l'annonce: le magnat des médias Rupert Murdoch et son groupe News Corp ont enfin obtenu mardi soir l'aval de la famille actionnaire Bancroft pour racheter le groupe Dow Jones pour 5 milliards de dollars. Les conseils d'administration respectifs de Dow Jones et News Corp. ont approuvé chacun de leur côté mardi soir le projet de rachat, annonce en effet le Wall Street Journal en ligne, propriété du groupe Dow Jones.

Ce dénouement survient après trois mois de débats qui ont profondément divisé les Bancroft qui contrôlent Dow Jones et le Wall Street Journal depuis plus d'un siècle. Une partie de la famille s'opposait à l'accord au nom des menaces qui pesaient sur l'intégrité des publications de Dow Jones si elles devaient être rachetées par un groupe d'information généraliste et de divertissement. Les plus réfractaires ont campé sur leurs positions jusqu'au bout mais mardi, une branche de la famille représentant 9,1% des droits de vote a changé de camp, finalement convaincue de l'opportunité de l'offre de Murdoch.

La famille Bancroft détient dans son ensemble 64% des droits de vote de Dow Jones et 24% des actions. Mais seuls 30% de droits de vote favorables chez les Bancroft suffisaient au magnat de la presse pour réussir, sachant que le reste des actionnaires est plutôt favorable. L'argument financier aura finalement primé sur les débats sur l'indépendance éditoriale de Dow Jones et du Wall Street Journal,

La branche de Denver faisait en effet partie des quelques membres de la famille et des conseillers financiers qui souhaitaient que Murdoch relève son offre. Mais ce dernier a refusé à plusieurs reprises de faire monter les enchères, alors que sa proposition de 60 dollars par action représentait déjà une prime de plus de 65% sur le cours de Bourse de Dow Jones avant l'annonce de l'offre, début mai.
Agacé par la longueur des négociations, Rupert Murdoch a menacé de jeter l'éponge lundi soir. Mais en annonçant que son groupe News Corp. prendrait en charge, les quelques 30 millions de dollars de frais d'avocats et de conseils de la famille Bancroft sur le dossier, il a gagné la bataille.

Pour News Corp. surtout présent dans la presse écrite au Royaume Uni et en Australie, l'opération va permettre de se déployer aux Etats-Unis, où il possède déjà le quotidien New York Post. News Corp. détient aujourd'hui le tabloïd britannique The Sun, la chaîne de télévision Fox News ou encore les studios de 20th Century Fox et le site MySpace.

Rupert Murdoch, 76 ans, n'a pas été très loquace jusqu'ici sur ses projets précis pour les actifs de Dow Jones, mais il a fait savoir dans les grandes lignes qu'il compte développer l'information en ligne, doper les recettes publicitaires du Wall Street Journal, et profiter de la présence internationale de News Corp. pour accroître la présence du "Journal" en Europe et en Asie, pour mieux rivaliser avec le Financial Times. Aux Etats-Unis, Murdoch aurait également l'ambition de développer des informations politiques et générales pour le Wall Street Journal, afin que le quotidien rivalise plus directement avec de grands quotidiens comme le New York Times.


latribune.fr

lundi 30 juillet 2007

Dow Jones: l'heure des choix pour la famille Bancroft

C'est ce lundi que les héritiers Bancroft qui contrôlent 64% des droits de vote du groupe Dow Jones doivent au plus tard répondre à l'offre de Rupert Murdoch. La famille Bancroft est toujours très partagée sur une éventuelle cession.

Le suspense touche à sa fin sur le dossier Dow Jones. C'est ce lundi que les héritiers Bancroft qui contrôlent 64% des droits de vote du groupe Dow Jones doivent au plus tard répondre à l'offre de Rupert Murdoch. Citant des sources proches du dossier, le Wall Street Journal en ligne - propriété du Dow Jones - rapportait dimanche soir que la famille Bancroft était toujours partagée sur une éventuelle cession au magnat des médias Rupert Murdoch du groupe de médias Dow Jones.

De son côté, "Rupert Murdoch est à l'aise avec l'idée de jeter l'éponge à ce stade, si la famille n'accepte pas son offre à 60 dollars par action", affirme le quotidien, citant une source dans l'entourage de l'homme d'affaires. Il semblerait que le patron du groupe News Corp serait quelque peu lassé des changements d'opinion à répétition de d'une famille Bancroft très divisée. Les 33 membres adultes de la famille Bancroft, qui ensemble détiennent seulement 24% du capital mais 64% des droits de vote de Dow Jones, sont déchirés depuis plusieurs jours sur le sort de Dow Jones, que la famille contrôle depuis 1902.

Rupert Murdoch, via son groupe de médias News Corp., a proposé début mai une offre à 60 dollars par action pour racheter Dow Jones, soit 5 milliards au total, ce qui représente une prime de 65% par rapport à la valeur du groupe en Bourse avant l'annonce. Avec cette offre, 1,2 milliard de dollars irait aux Bancroft.

Sachant que les actionnaires hors de la famille sont plutôt favorables, Rupert Murdoch n'a besoin pour réussir que de 30% des droits de vote des Bancroft. Mais ces 30% ne sont pas faciles à réunir: l'offre a donné lieu à des prises de positions virulentes de certains membres de la famille contre Murdoch mais également pour défendre l'indépendance éditoriale du Wall Street Journal. D'autres membres estiment en revanche que l'offre de News Corp. est alléchante et que Dow Jones ne doit pas rater cette proposition. Certains "pro" Murdoch souhaiteraient toutefois que ce dernier relève son offre.

lundi 23 juillet 2007

Dow Jones: la famille Bancroft se prononce aujourd'hui sur l'offre de Murdoch

Les membres de la famille contrôlant le capital de Dow Jones se réunissent ce lundi. Vendredi, Brad Greenspan, le fondateur du site Internet MySpace, a réitéré son offre d'achat aux actionnaires de Dow Jones afin de contrer celle de Rupert Murdoch et garantir l'indépendance du groupe ainsi que celle du Wall Street Journal.

Les actionnaires de Dow Jones se réunissent ce lundi pour étudier les offres de rachats faites sur le groupe d'informations financières Dow Jones. Tandis que le groupe fait l'objet d'une offre de 60 dollars par action valorisant l'empire de presse à 5 milliards de dollars par Rupert Murdoch pour racheter les titres de la famille Bancroft, qui contrôle 24% du capital et 64% des droits de vote de Dow Jones, Brad Greenspan, fondateur du site Internet MySpace, fait figure de chevalier blanc.

Brad Greenspan, a ainsi réitéré vendredi son offre alternative aux actionnaires de Dow Jones, semant le doute auprès des Bancroft, qui sont actuellement divisés sur l'opportunité de céder le contrôle à Rupert Murdoch, président du groupe de média News Corporation.

Brad Greenspan propose de créer un véhicule financier, "Journal Investment Group" (JI), qui deviendrait actionnaire à hauteur de 25% de Dow Jones et obtiendrait la création de deux sièges supplémentaires au Conseil d'administration du groupe qui garderait toutefois son indépendance financière et éditoriale.

Toutefois Rupert Murdoch semble garder une longueur d'avance. Lundi dernier, le magnat australo-américain avait emporté une première victoire en s'assurant l'accord du conseil d'administration de Dow Jones pour vendre le groupe.


latribune.fr