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mardi 22 juillet 2008

Schaeffler contraint de relever le prix de son offre sur Continental



L'équipementier automobile allemand Schaeffler a relevé son offre sur son compatriote et nettement plus gros concurrent Continental, à 70,12 euros par action, contre 69,37 euros auparavant, à la demande de l'autorité boursière allemande (Bafin). L'offre ainsi légèrement relevée valorise Continental à 11,42 milliards d'euros.

L'équipementier automobile allemand Schaeffler a annoncé lundi soir avoir relevé son offre sur son compatriote et nettement plus gros concurrent Continental, à 70,12 euros par action, contre 69,37 euros auparavant, à la demande de l'autorité boursière allemande (Bafin).

Le nouveau prix correspond au cours moyen de l'action Continental dans les trois mois ayant précédé le 14 juillet, date à laquelle le projet de Schaeffler a été rendu public. Or, le prix proposé dans un premier temps par le groupe familial Schaeffler était inférieur à ce seuil, qui est le minimum fixé par la législation boursière allemande. L'offre ainsi légèrement relevée valorise Continental à 11,42 milliards d'euros.

C'est donc un épisode supplémentaire dans le feuilleton qui passionne le monde économique outre-Rhin. Durant ce week end un nouveau chapitre avait déjà été écrit avec la décision par le conseil de Continental de finalement accepté d'étudier l'offre de la famille Schaeffler tandis que le patron du groupe, Manfred Wennemer, serait prêt, selon la presse allemande à discuter avec le groupe bavarois spécialisé dans les pièces pour l'automobile et l'aéronautique (roulements à bille notamment) sur une prise de participation de 20%.

Dans le journal dominical "Welt am Sonntag", Manfred Wennemer a "dit soutenir "un engagement de la famille Schaeffler jusqu'à 20%". Puis s'adressant à la richissime Maria-Elisabeth Schaeffler, à la tête du groupe bavarois dans l'hebdomadaire "der Spiegel" à paraître lundi, il répète : "laissez-nous discuter raisonnablement d'une participation de 20%".

Celui qui veut prendre le "contrôle effectif", doit "payer un prix juste", a-t-il souligné alors que la firme bavaroise a lancé son offre mercredi 15 juillet en proposant 69,37 euros par titre, soit largement en dessous de la valeur de l'action qui s'échangeait à plus de 73 euros.

Dans un communiqué publié vendredi 18 juillet, le conseil de surveillance annonçait avoir "pris connaissance" du dépôt de l'offre. Et son président, Hubertus von Grunberg déclarait : "dès que cette offre sera suffisamment concrétisée, il y aura au conseil de surveillance un processus de constitution d'une opinion".

Cette décision tranche avec le rejet catégorique de l'offre exprimé par Manfred Wennemer au lendemain du lancement officiel de l'offre. Des mots durs puiqu'il avait notamment qualifié "d'opportuniste", "d'égoïste" et "d'irresponsable" l'offre du groupe familial.

Néanmoins, la prise de participation de 20% qu'est prête à consentir Continental reste en-dessous des 30% visés par Schaeffler en cas d'échec de l'offre. Ce seuil permettant selon le groupe bavarois, de jouer un rôle clef dans toutes les décisions stratégiques.

latribune.fr

jeudi 19 juillet 2007

Delphi finalise son renflouement avec plusieurs investisseurs

Delphi qui cherche à sortir de la protection de la loi sur les faillites (Chapitre 11) accepte une offre de 2,5 milliards de dollars émanant d'un groupe de fonds d'investissement emmené par Appaloosa Management.

Ce sera bien moins que prévu. Delphi qui cherche à sortir de la protection de la loi sur les faillites (Chapitre 11) a indiqué mercredi soir qu'il acceptait une offre de 2,5 milliards de dollars émanant d'un groupe de fonds d'investissement emmené par Appaloosa Management. Cette offre de renflouement est de 25% inférieure aux 3,4 milliards promis initialement par Cerberus, avant qu'il ne se rétracte.

Ce plan prévoit que Delphi paie à General Motors, son ancienne maison mère et principal client, 2,7 milliards de dollars en cash, et non plus partiellement en actions comme prévu.

Outre Appaloosa Management; le groupe d'investisseurs qui a choisi d'investir dans Delphi et se partager son capital, comprend Harbinger Capital Partners, Merryll Lynch, Fenner & Smith, Goldman Sachs, UBS Securities et Pardus Capital. Ce dernier est déjà actionnaires de deux autres équipementiers, à savoir Visteon et de Valeo, au sein duquel il mène une fronde autour de la stratégie de la direction.

latribune.fr

mardi 17 juillet 2007

Lear: les actionnaires refusent l'offre de reprise de Carl Icahn

Les actionnaires de l'équipementier automobile américain Lear ont voté contre l'offre de rachat émanant du milliardaire Carl Icahn. Si le conseil lui avait apporté son soutien, trois actionnaires ont toutefois jugé que l'offre de Carl Icahn était sous évaluée

C'est non. L'équipementier automobile américain Lear a annoncé lundi soir que ses actionnaires avaient voté contre l'offre de rachat émanant d'une société affiliée au milliardaire Carl Icahn. Et ce malgré la recommandation du conseil d'administration du groupe. Dans son communiqué, Lear précise que l'offre d'American Real Estate Partners LP n'avait pas obtenu le soutien d'une majorité des actionnaires qui se sont exprimés au cours de l'assemblée générale du groupe qui s'est tenue à Wilmington dans le Delaware.

Le conseil d'administration de Lear leur avait pourtant recommandé de donner leur feu vert à l'offre de la société d'Icahn, améliorée à 3 milliards de dollars (2,2 milliards d'euros), soit 37,25 dollars par action. L'équipementier, spécialisé dans les sièges et l'électronique automobiles, avait même choisi de repousser à juillet le vote sur l'offre d'Icahn, initialement programmé pour juin, afin de se donner un délai supplémentaire pour convaincre les actionnaires.

Mais l'offre du milliardaire s'est heurtée jusqu'au bout à l'opposition de l'influente société de conseil aux actionnaires, Institutional Shareholder Services (ISS), ainsi qu'à celle du deuxième actionnaire de l'équipementier Pzena Investment Management LLC, et du California State Teachers' Retirement System, qui estimaient que la proposition de reprise, même améliorée, sous-évaluait toujours l'entreprise. Pzena estime que l'action Lear vaut entre 55 et 60 dollars, tandis que le fonds de pension des enseignants de Californie n'entend pas apporter ses titres à moins de 40-50 dollars l'action.

Dans cette bataille, Carl Icahn n'a pas tout perdu. Il devrait toucher une indemnité de rupture de 25 millions de dollars, comme prévu en cas de rejet de son offre par les actionnaires. Ce montant pourrait être porté à 85 millions de dollars, si Lear venait à être vendu à un autre repreneur d'ici un an.

latribune.fr