mardi 10 juillet 2007

Les analystes estiment que Danone paye trop cher pour Numico

L'annonce d'une offre d'achat de 12,3 milliards d'euros pèse sur le cours de Danone qui a ouvert en baisse de 4% avant de se reprendre. Le Néerlandais Numico, à l'inverse, bondit de 24% en matinée. Les analystes ont dégradé leurs objectifs de cours sur Danone. Les deux sociétés tiennent une conférence à 14h30.


L'offre surprise de Danone sur son concurrent néerlandais Numico fait plier son action. Alors qu'hier le géant français de l'agroalimentaire a annoncé son intention de racheter Numico, spécialiste des aliments pour bébés, pour 12,3 milliards d'euros, son action est fortement pénalisée ce mardi.
A l'ouverture, le titre reculait de 4%. A 9h20 le titre chutait encore de près de 3% à 57,74 euros, avant de se calmer quelque peu. Vers 10h15, l'action Danone ne cédait plus que 1,3%. De son côté, Numico bondissait à Amsterdam de près de 24% en matinée.
La baisse du titre Danone s'explique par une série de dégradations de recommandations des analystes. Ainsi, la banque américaine Merrill Lynch a abaissé sa recommandation sur le titre à "neutre". Les analystes de Merrill Lynch jugent le prix très élevé et ont abaissé de 11,7% leur objectif de cours, à 60 euros.
Pour sa part, la banque Lehman Brothers a ramené son objectif de cours à 58,50 euros (en baisse de 6,4%). Pour l'établissement américain, la "prime payée par Danone serait destructrice de valeur pour ses actionnaires à hauteur de 5 euros environ par titre".
De même, Oddo Securities indique que cette offre est une surprise après le discours tenu par le management suite à la cession des Biscuits. "Après 10 ans de recentrage, cette acquisition initie un redéploiement rapide qui renforce le positionnement Santé et son profil de croissance rentable à moyen/long terme".
Le courtier abaisse sa recommandation à "accumuler", mais garde une opinion positive, "même si le titre devrait réagir négativement à très court terme. Oddo ajoute que "compte tenu du prix payé, l'opération ne devrait pas être créatrice de valeur avant l'année 6 ou 7".
Danone a en effet offert 55 euros par action pour racheter Numico, ce qui valorise le groupe néerlandais "approximativement à 12,3 milliards d'euros". L'offre représente une prime de 44% sur la moyenne de cours de Numico sur les trois derniers mois. Franck Riboud indique toutefois que des synergies sur le chiffre d'affaires sont attendues avec cette opération.
Danone et Numico tiennent une conférence de presse aujourd'hui à 14h30, au siège du groupe français. L'accord définitif devrait intervenir au "cours des semaines à venir". Une opération qui intervient tandis que Danone a tout juste annoncé la semaine dernière la cession de son activité Biscuits à Kraft Foods.

latribune.fr

Scor détient 86% de Converium

Le groupe de réassurance français Scor détient 86,07% de Converium à l'issue de son offre publique d'achat de 2 milliards d'euros sur son concurrent suisse. Le résultat définitif de l'opération sera connu le 2 août.

L'offre à 2 milliards d'euros du réassureur français Scor sur son concurrent suisse Converium est un succès. Scor annonce ce matin détenir 86,07% du capital de Converium à l'issue de l'offre initiale qu'il a déposée. Selon le communiqué du groupe, le rapprochement de Scor avec Converium donne "naissance au cinquième réassureur multibranches global". Par ailleurs, Scor indique qu'il prolonge la durée de son offre, du 13 au 26 juillet, le résultat définitif de l'opération devant être connu le 2 août.

Le réassureur français qualifie ce résultat de "grand succès", qui "témoigne du soutien d'une très large majorité des actionnaires de Converium au projet de rapprochement". Scor avait annoncé, le 19 février, détenir 32,9% du capital de Converium ainsi que son intention de lancer une offre publique d'achat sur le solde, malgré l'opposition initiale du conseil d'administration du réassureur suisse.

Mais un accord est finalement intervenu avec le conseil d'administration le 10 mai. Et ce grâce notamment à un relèvement de l'offre, qui valorise désormais Converium à deux milliards d'euros environ.

latribune.fr

Alcoa prolonge d'un mois son offre sur Alcan

Le premier aluminier mondial a prolongé lundi sur OPA sur son concurrent canadien Alcan. Mais Alcoa pourrait à son tour faire l'objet d'une offre, notamment de la part de BHP qui s'associerait à l'occasion avec le fonds d'investissement Blackstone.

C'est désormais au 10 août - et non plus au 10 juillet - qu'Alcoa, géant américain de l'aluminium, a fixé l'échéance de son offre hostile de 33 milliards de dollars sur son rival canadien Alcan. L'annonce a été faite par le groupe américain lors de la publication de ses résultats trimestriels. "Cette extension permettra aux actionnaires d'Alcan de disposer de plus de temps pour étudier notre offre tandis que nous poursuivons les démarches avec diverses autorités de régulation pour valider notre opération", commente Alcoa dans son communiqué.

Après deux années infructueuses de discussions, Alcoa avait déposé le 7 mai une offre hostile sur Alcan, qui a rejeté cette proposition et refuse désormais de négocier avec son rival américain. "Nous restons le partenaire naturel d'Alcan", a martelé lundi Alcoa, citant "des synergies substantielles" et "un engagement (d'Alcoa) imbattable au Canada et au Québec".

Mais Alcoa pourrait à son tour faire l'objet d'une offre. Le Times de ce mardi indique que le premier groupe minier mondial, BHP Billiton, discute avec des fonds d'investissement, dont l'américain Blackstone, en vue de lancer une OPA de 40 milliards de dollars sur le géant de l'aluminium Alcoa. Le groupe anglo-britannique a mandaté la banque d'affaires Merrill Lynch pour étudier d'éventuelles offres d'achat sur l'américain Alcoa ou le canadien Alcan, ajoute le journal, qui cite des sources proches de BHP.

Alcoa a la préférence de BHP, qui choisirait aussi Blackstone s'il devait s'allier à un fonds, mais le groupe minier ne veut pas non plus payer trop cher et pourrait donc se contenter d'une contre-OPA sur Alcan, selon le quotidien. Toutefois BHP n'est pas seul sur les rangs. Selon les analystes, outre BHP, Rio Tinto et le brésilien CVRD sont vus notamment comme des repreneurs potentiels.

En attendant, Alcoa a publié des résultats mitigés lundi soir. Son bénéfice net s'est établi au deuxième trimestre à 715 millions de dollars contre 744 millions à la même période de 2006, soit une baisse de 3,9% sur un an. Des interruptions de production dans deux usines de fonte dans le Tennessee et au Texas ont pesé sur les résultats du trimestre, explique Alcoa, entraînant une charge de 36 millions de dollars. Par action, le bénéfice revient à 81 cents, en données nettes comme à périmètre comparable d'une année sur l'autre, et correspond à la prévision moyenne faite par les analystes.

A l'inverse, le chiffre d'affaires n'a pas atteint les objectifs attendus. Il ressort en hausse de 2,5% sur un an, à 8,1 milliards, en raison d'un meilleur mix produits, selon Alcoa. Il est toutefois inférieur aux 8,3 milliards envisagés par le marché. Sur le semestre, Alcoa a dégagé un bénéfice net de 1,38 milliard de dollars, en hausse de 2% sur un an, pour un chiffre d'affaires en progression de 6,6% à 16 milliards. A la Bourse de New York, l'action Alcoa cédait 1,32% à 41,80 dollars lors des échanges électroniques suivant la clôture de la séance.

latribune.fr

Carlyle rachète Sequa pour 2,7 milliards de dollars

Le fonds d'investissements Carlyle continue sa percée dans le secteur automobile en acquérant le spécialiste américain des pièces détachées Sequa.

Nouvelle acquisition pour Carlyle. Le fonds de capital-investissement compte racheter le groupe américain Sequa, fabricant de pièces pour avions et automobiles, pour environ 2,7 milliards de dollars (1,98 milliards d'euros) en numéraire. Carlyle versera 175 dollars (128 euros) par action Sequa. Soit une prime de 54% par rapport au cours de clôture de vendredi. Cet après-midi, l'action Sequa bondissait d'ailleurs de 52,5%, pour s'aligner quasiment sur le prix de l'offre, à 173,1 dollars.

L'accord, qui sera finalisé avant la fin de l'année, prévoit le maintien en place des dirigeants actuels. Le conseil d'administration de Sequa a soutenu à l'unanimité le projet en se laissant néanmoins la possibilité d'étudier jusqu'au 23 août d'éventuelles offres concurrentes. La famille du fondateur de Sequa - Norman Alexander -, qui possède 54% du capital de l'entreprise, a indiqué qu'elle verserait les gains de la cession à une association caritative.

Le chiffre d'affaire de Sequa s'est élevé à 2,1 milliards de dollars (1,5 milliards d'euros) en 2006 pour un bénéfice net de 65 millions de dollars (48 millions d'euros). Le groupe, basé à New York depuis 1929, fournit des composants aux industries aéronautiques et automobiles. Il est également présent dans le secteur des métaux et des produits chimiques.

Ce n'est pas la première fois que Carlyle profite de la fragilité du secteur automobile. En mars dernier, il avait racheté la filiale de pièces détachées du fabricant américain de pneumatiques Goodyear. Et, fin juin, General Motors a vendu à Carlyle et au fonds canadien Onex l'un des principaux fabricants mondiaux de transmissions automatiques, Allison Transmission, pour 5,6 milliards de dollars.

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lundi 9 juillet 2007

Fusion Gaz de France-Suez: l'Elysée encouragerait un accord à trois avec EDF

Un nouveau schéma semble émerger avec un accord à trois, qui verrait EDF s'inviter à la table des négociations. L'électricien français pourrait hériter de Distrigaz, la filiale gazière de Suez. Ce schéma ferait maigrir Suez de quelques milliards pour faciliter sa fusion avec GDF. Reste à obtenir le feu vert de Nicolas Sarkozy.

Alors que débute une semaine très importante pour le projet de mariage entre Gaz de France (GDF) et Suez, un nouveau schéma semble se dessiner, avec un accord à trois, qui verrait EDF s'inviter à la table des négociations, croit savoir ce lundi le quotidien "Les Echos". Au coeur des discussions: la filiale gazière de Suez, à savoir Distrigaz. Au lieu de la céder après la fusion avec GDF, Suez serait apparemment disposé à le faire au préalable.

Ce troc industriel doterait EDF des compétences gazières qui lui manque et ferait maigrir Suez de quelques milliards, pour faciliter sa fusion avec GDF. Si Gérard Mestrallet, patron de Suez, semble intraitable sur la cession du pôle Environnement, à l'inverse il se montre plus conciliant sur Distrigaz. D'autant que cet actif aurait du être de toutes les façons cédé pour se mettre en conformité avec les souhaits de Bruxelles .

La balle est désormais dans le camp de Nicolas Sarkozy. Le président de la République qui devrait se prononcer dans les tout prochains jours, dit avoir encore besoin de "quelques éléments pour bien appréhender la situation" D'autant que de nouvelles vagues de protestations ne sont pas à exclure si au final ce schéma était retenu. Du côté de la Commission de Bruxelles et du gouvernement belge.

latribune.fr

Fusion Gaz de France-Suez: l'Elysée encouragerait un accord à trois avec EDF

Un nouveau schéma semble émerger avec un accord à trois, qui verrait EDF s'inviter à la table des négociations. L'électricien français pourrait hériter de Distrigaz, la filiale gazière de Suez. Ce schéma ferait maigrir Suez de quelques milliards pour faciliter sa fusion avec GDF. Reste à obtenir le feu vert de Nicolas Sarkozy.

Alors que débute une semaine très importante pour le projet de mariage entre Gaz de France (GDF) et Suez, un nouveau schéma semble se dessiner, avec un accord à trois, qui verrait EDF s'inviter à la table des négociations, croit savoir ce lundi le quotidien "Les Echos". Au coeur des discussions: la filiale gazière de Suez, à savoir Distrigaz. Au lieu de la céder après la fusion avec GDF, Suez serait apparemment disposé à le faire au préalable.

Ce troc industriel doterait EDF des compétences gazières qui lui manque et ferait maigrir Suez de quelques milliards, pour faciliter sa fusion avec GDF. Si Gérard Mestrallet, patron de Suez, semble intraitable sur la cession du pôle Environnement, à l'inverse il se montre plus conciliant sur Distrigaz. D'autant que cet actif aurait du être de toutes les façons cédé pour se mettre en conformité avec les souhaits de Bruxelles .

La balle est désormais dans le camp de Nicolas Sarkozy. Le président de la République qui devrait se prononcer dans les tout prochains jours, dit avoir encore besoin de "quelques éléments pour bien appréhender la situation" D'autant que de nouvelles vagues de protestations ne sont pas à exclure si au final ce schéma était retenu. Du côté de la Commission de Bruxelles et du gouvernement belge.

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mercredi 4 juillet 2007

Google acquiert GrandCentral fournisseur de services téléphoniques

Le groupe internet américain Google a acquis GrandCentral Communications, une start-up californienne fournisseur de services téléphoniques aux Etats-Unis qui permet de centraliser, sous un numéro unique, tous les numéros de téléphone d'un abonné.

Nouvelle opération de croissance externe pour Google. Le groupe internet américain annonce en effet l'acquisition de GrandCentral Communications, une start-up californienne fournisseur de services téléphoniques aux Etats-Unis qui permet de centraliser, sous un numéro unique, tous les numéros de téléphone d'un abonné.

Aucune précision n'a été fournie par Google sur le montant de la transaction ni comment il compte intégrer GrandCentral dans ses services.

Le service proposé par GrandCentral permet à ses clients, aux Etats-Unis uniquement, de centraliser l'ensemble de leurs numéros de téléphone (personnel, professionnel ou encore portable) sous un numéro unique. Lorsqu'un interlocuteur compose ce numéro, l'utilisateur peut décider que l'ensemble de ses téléphones soient appelés ou seulement certains. GrandCentral met également à la disposition de ses clients une boîte vocale unifiée, consultable via internet ou par téléphone.

"Nous pensons que la technologie de GrandCentral s'insère bien dans les efforts de Google afin de fournir des services qui facilitent l'échange mutuel d'informations entre nos utilisateurs", a indiqué Wesley Chan, chef de produit chez Google, sur le site internet du moteur de recherche.

GrandCentral a été créé fin 2005 à l'initiative de Craig Walker et Vincent Paquet, deux dirigeants américains et français qui se sont rencontrés chez Dialpad Communications, un spécialiste de messagerie vocale, entré dans le giron de Yahoo, le rival de Google, en juin 2005.

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Le fonds d'investissement Blackstone s'offre Hilton pour 26 milliards de dollars

Le fonds américain Blackstone va s'offrir le prestigieux groupe hôtelier Hilton pour 26 milliards de dollars, y compris une reprise de dettes de l'ordre de 7,5 milliards. Cette transaction marque le renforcement de Blackstone dans le secteur hôtelier où il détient actuellement plus de 100.000 chambres d'hôtels aux Etats-Unis et aux Europe.

L'appétit des fonds d'investissement pour les opérations de rachat d'entreprises gigantesques ne se dément pas. Le fonds américain Blackstone va s'offrir le prestigieux groupe hôtelier Hilton pour 26 milliards de dollars, y compris selon le Wall Street Journal une reprise de dettes de l'ordre de 7,5 milliards.

Selon les termes de l'accord, Blackstone va acquérir l'ensemble des actions Hilton Hotels pour la somme de 47,50 dollars par action, ont indiqué les deux groupes dans un communiqué. La somme proposée représente une prime de 40% par rapport au cours de clôture de lundi soir, selon le communiqué. Le conseil d'administration de Hilton a approuvé l'accord mardi, et la transaction doit être achevée au quatrième trimestre 2007, après l'approbation des actionnaires du groupe hôtelier.

Cette transaction marque le renforcement de Blackstone dans le secteur hôtelier. Le fonds d'investissement avait déjà racheté en janvier 2006 le groupe La Quinta Inns and Suites, et il détient actuellement plus de 100.000 chambres d'hôtels aux Etats-Unis et aux Europe. L'accord avec Hilton va lui permettre de mettre la main sur les nombreuses marques du groupe spécialisé dans l'hôtellerie de luxe, notamment les chaînes Hilton, Doubletree, Embassy Suites, Hampton Inn, et The Waldorf-Astoria Collection notamment.

Globalement, cette transaction souligne le rôle de plus en plus prédominant que jouent les fonds d'investissement dans l'économie mondiale. S'il l'opération de rachat d'Hilton se concrétise, elle ferait partie des 10 plus grosses acquisitions réalisées par des fonds. Le record historique a été atteint ce week-end avec le rachat du géant canadien des télécoms BCE par un consortium conduit par le fonds de pension canadien Teachers pour 48,5 milliards de dollars.

Mais la liste est longue des fonds d'investissement qui n'ont pas hésité à mettre le prix fort pour acquérir des sociétés très convoitées ces derniers temps. Blackstone avait déjà proposé 39 milliards de dollars (dont 16 milliards de dette) pour reprendre le groupe de bureaux Equity Office en début d'année, et le fonds Kohlberg Kravis Roberts (KKR) est lui aussi très actif avec des offres sur le groupe énergétique TXU, la chaîne d'hôpitaux Hospital Corporation of America ou le groupe financier First Data Corporation.

Blackstone avait fait son entrée à la Bourse de New York le 22 juin. Même si le cours de l'action était rapidement tombé sous le niveau d'introduction de 31 dollars, cette introduction avait tout de même permis au fonds de récolter 4,13 milliards de dollars, soit la plus importante introduction à Wall Street depuis cinq ans.

latribune.fr

mardi 3 juillet 2007

Des fonds d'investissement proposent à Kesa de racheter But

Le groupe de distribution franco-britannique Kesa Electricals, connu en France pour ses enseignes Darty et But, a reçu des marques d'intérêt de plusieurs fonds d'investissement pour le rachat de But.

Le groupe de distribution franco-britannique Kesa Electricals, connu en France via ses enseignes Darty et But annonce avoir reçu des marques d'intérêt de plusieurs fonds d'investissement pour le rachat de But. "Leur évaluation se trouve à un stade très préliminaire et il ne peut y avoir aucune certitude qu'une transaction en résultera" souligne Kesa dans son communiqué.

Les offres non sollicitées soumises par ces fonds d'origine française valoriseraient la troisième chaîne française de magasins d'ameublement entre 500 et 800 millions d'euros, selon le journal Les Echos. C'est la banque Lazard qui est en charge d'examiner les offres de rachat et l'annonce de cette cession - si elle intervient - n'est pas prévue avant l'automne.

Le conseil d'administration de Kesa doit se réunir vendredi pour examiner la question, ajoute les Echos.Après une mauvaise passe But a réalisé un chiffre d'affaires annuel en hausse de 3,5% à 876 millions d'euros sur son dernier exercice, pour un résultat d'exploitation en progression de 6% à 53 millions.

latribune.fr

Bouygues et Areva réfléchissent à une offre commerciale commune

Les deux groupes réfléchissent à une offre globale pour leurs clients nucléaires. De quoi y voir les bases d'un futur rapprochement capitalistique.

Areva, leader mondial du nucléaire, et Bouygues, géant du BTP, réfléchiraient ensemble à un projet de partenariat. Les deux entreprises envisageraient selon le Figaro de ce mardi une offre commune intégrant les compétences des deux groupes. Autrement dit, Bouygues réaliserait les travaux de génie civil tandis qu'Areva fournirait la chaudière nucléaire.

Si ce projet aboutit - il pourrait prendre la forme d'une co-entreprise - les deux groupes cibleraient tous les pays intéressés par l'EPR, le réacteur de troisième génération à l'horizon 2012.

Autant dire que cet éventuel projet de coopération Bouygues-Areva va être scruté de très près. D'autant plus que le gouvernement est dans une phase de réflexion sur les participations de l'Etat dans les entreprises publiques. Areva est directement concerné et Bouygues a toujours clairement indiqué être intéressé par le groupe dirigé par Anne Lauvergeon.

Projet d'enrichissement d'uranium aux Etats-Unis
Areva confirme étudier un projet d'unité d'enrichissement d'uranium aux Etats-Unis, d'un montant de 2 milliards de dollars, comme l'annonçait ce mardi Les Echos. Le projet n'en est qu'à un "stade préliminaire des études et des consultations, cinfirme le champion français du nucléaire. Nous avons soumis le projet à la NRC (Nuclear regulatory commission), au département d'Etat, au département de l'Energie, à des membres du Congrès, à des clients. Tous l'ont accueilli avec des marques d'intérêt". L'usine envisagée serait comparable à l'usine française Georges-Besse 2, en cours de construction à Pierrelatte (Drôme). Elle pourrait être opérationnelle en 2014, et produire à terme 3 millions de tonnes UTS (unités de travail de séparation) d'uranium par an, contre 7,5 Mt UTS pour l'usine de Pierrelatte. "Nous lançons ce projet car nous estimons qu'il y a des besoins de capacités nouvelles en matière d'enrichissement de l'uranium sur le marché américain" souligne le porte-parole d'Areva.

latribune.fr

Suez rachète son homologue espagnol Crespo y Blasco

Le groupe Suez devient un des leaders de l'installation et des services à l'énergie en Espagne avec l'acquisition de 100% de Crespo y Blasco.

Filiale du groupe Suez, Suez Energie Services, leader européen des services multitechniques, annonce ce mercredi avoir acquis, pour un montant non indiqué, la totalité du capital de Crespo y Blasco, l'un des acteurs majeurs de l'installation et des services à l'énergie en Espagne. Ce dernier vise un chiffre d'affaires 2007 de 170 millions d'euros.

Implantée depuis plus de 45 ans sur l'ensemble du territoire espagnol, Crespo y Blasco participe à la réalisation de projets techniques parmi les plus importants en Espagne, comme la construction du nouveau terminal de l'aéroport de Barcelone ou la mise en oeuvre des systèmes de signalisation du périphérique de Madrid.

L'acquisition de Crespo y Blasco s'inscrit dans la politique de développement en Europe menée par Suez Energie Services. Cette opération complète ainsi le déploiement de Suez sur le marché espagnol. En effet, le groupe a récemment remporté des contrats majeurs tels que la construction et l'exploitation des usines de dessalement de Barcelone et d'Alicante.

Toujours en Espagne, dans le cadre d'une opération amicale, Suez a conforté sa position de troisième actionnaire de Gas Natural en augmentant sa participation de 11,3 % sous réserve de l'autorisation de la CNE, le régulateur de l'énergie en Espagne, pour la partie excédant 10%. Suez Energie Services réalise dans la péninsule ibérique un chiffre d'affaire de 420 millions d'euros et emploie 2700 collaborateurs.

latribune.fr

Danone vend ses biscuits à Kraft Foods pour 5,3 milliards d'euros

Le géant français de l'agroalimentaire et le groupe américain Kraft Foods sont en discussions exclusives pour la cession des activités biscuits de Danone. Kraft Foods s'engage à ne pas faire de restructuration dans un délais d'au moins trois ans après la signature de l'accord, qui doit être conclu d'ici à la fin d'année.

La fin d'une époque. Danone a annoncé ce matin être entré "en discussions exclusives avec Kraft Foods sur l'offre de rachat de son activité Biscuits et Produits céréaliers". Danone affirme que son conseil d'administration a décidé le 3 juillet "d'étudier de manière exclusive l'offre de rachat de son activité biscuits et produits céréaliers, transmise par Kraft Foods le 2 juillet".

Cette offre, d'un montant de 5,3 milliards d'euros, concerne un chiffre d'affaires consolidé d'environ 2 milliards d'euros réalisé dans 20 pays. Elle exclut les activités de Danone dans les biscuits en Amérique Latine (Bagley) et en Inde (Britannia).

Le prix mentionné dépasse nettement les attentes: les analystes tablaient sur un prix de vente de l'ordre de 4 milliards d'euros. Les deux groupes envisagent de parvenir à un accord définitif durant le dernier trimestre de l'année.

Alors que les personnels de la division biscuits ne cachent par leur inquiétude face à la perspective d'une telle cession, Danone affirme que "l'offre de Kraft Foods représente une forte opportunité stratégique et industrielle pour l'activité Biscuits et Produits Céréaliers. Son avenir serait en effet consolidé au sein d'un groupe qui entend placer ce métier au coeur de sa stratégie et envisage d'y investir durablement'.

La direction de Danone estime "déterminant le fait que Kraft Foods dispose aujourd'hui dans les Biscuits et les Snacks de positions géographiques très complémentaires de celles de Danone et qu'il intègre dans son offre deux éléments importants: d'une part, le maintien des activités européennes de la division Biscuits et Produits Céréaliers du Groupe Danone dans une entité européenne distincte dont le siège sera en France et qui restera pilotée par l'équipe de management actuelle, dirigée par Georges Casala; de l'autre l'engagement de n'annoncer aucune fermeture de site industriel en France dans les trois ans suivant la signature définitive des accords".

Recentrage des activités

Face aux interrogations sur la stratégie du groupe agroalimentaire français, Danone précise vouloir "intensifier sa stratégie de croissance et son leadership dans la santé active". Cité dans le communiqué, Franck Riboud, PDG du groupe, estime que "cette opération donnerait l'opportunité au groupe de focaliser totalement ses efforts de recherche et d'innovation ainsi que ses moyens marketing, industriels, commerciaux et humains sur la croissance rapide de deux métiers à très forte dimension santé: les produits laitiers frais et les boissons à base d'eau de source ou d'eau minérale. Nous possédons en effet dans ces deux catégories des avantages compétitifs uniques que la focalisation nous permettrait de renforcer encore de manière significative".

"Cette cession s'explique par le fait que nous voulons accélérer le développement des produits à très forte connotation santé", commente Franck Riboud, qui confirme le recentrage du groupe entrepris de longue date sur les boissons et eaux, et sur les produits frais. "Céder les biscuits est une action de focalisation", ajoute le PDG du groupe d'agroalimentaire lors de la conférence de presse.

"Cette opération est positive pour Danone, pour les biscuits et pour Kraft Foods", poursuit Franck Riboud, qui cherche surtout à rassurer sur la pérennité de l'activité au sein du géant américain. "Les Biscuits de Danone vont s'inscrire dans un stratégie au coeur d'un leader mondial des biscuits. La complémentarité entre LU et Kraft Foods est totale", insiste Franck Riboud. "Il s'agit d'une opération de développement", martèle-t-il.

"Emotion sociale"

Le patron de Danone n'oublie pas que l'aspect social des biscuits LU est majeur dans la réussite de l'opération, et dans le choix de l'acquéreur. "Je n'ai pas oublié l'émotion suscitée par l'opération de restructuration" faite en 2001, précise le PDG.

A ce sujet, Danone s'est voulu très rassurant. Franck Riboud a ainsi affirmé que l'accord de rachat par Kraft Foods comprend un "engagement contractuel" qui stipule que l'Américain ne peut entamer de restructuration pendant un délai d'au moins trois ans. Kraft Foods s'engage également à ne pas délocaliser le siège de l'activité biscuits.

L'opération ne sera bouclée qu'au terme des négociations avec les syndicats. Ces derniers redoutent d'ailleurs une "nouvelle casse sociale" qui menacerait les 3.000 salariés de cette entreprise.

De son côté, Irene Rosenfeld, directrice générale de Kraft Foods a souhaité rassurer les salariés. "Nous nous engageons à ne fermer aucun site dans un délai d'au moins trois ans", précise-t-elle.

Un impact dilutif en 2008

Avant l'annonce de cette opération, le titre Danone avait été suspendu de cotation, ce matin, à Paris. A la reprise de cotation, le titre bondissait de près de 4%. En milieu de matinée, l'action gagnait 3,28%, à 62,95 euros. Ce malgré le fait que le groupe annonce un impact dilutif de l'ordre de 5% (maximum) sur son bénéfice net, en 2008. "Cet impact dilutif est attendu en cas de non réinvestissement du cash ou en cas de non rachat d'action", explique Antoine Giscard D'Estaing, directeur financier du groupe.

En revanche, la hausse du cours s'explique par le fait que Danone devrait profiter à terme d'une accélération de sa croissance et de ses marges. La croissance du chiffre d'affaires devrait ainsi être de 7 à 9% annuellement, et le groupe confirme ses objectifs en termes de croissance des marges.

Acquisitions en vue

Danone s'est par ailleurs voulu très discret sur la manière dont il allait "dépenser" cet argent. "Tout reste ouvert, nous pouvons rendre le cash aux actionnaires, ou bien investir dans un opération de croissance externe", explique Antoine Giscard d'Estaing.

Franck Riboud a toutefois laissé entendre qu'une acquisition pourrait faire du sens, mais a exclu de réaliser "une grosse acquisition".


Biscuits: 15.000 salariés, un chiffre d'affaires de 2 milliards d'euros
L'activité Biscuits et Produits Céréaliers de Danone revendique une position de leader dans une vingtaine de pays. Employant près de 15.000 personnes, elle dispose de 36 usines à travers le monde. Avec des volumes vendus en 2006 de 660.000 tonnes, le chiffre d'affaires s'est élevé à 2 milliards d'euros, le résultat opérationnel courant atteignant 318 millions d'euros. Cette branche comprend LU, Petit Déjeuner, Cracotte, Ourson, Mikado, Pepito et Tuc, sans compter de nombreuses marques locales fortement implantées.


latribune.fr

lundi 2 juillet 2007

Novartis se renforce dans le capital d'Intercell

Le groupe pharmaceutique suisse monte à 16,1% dans le capital de la société de biotechnologie autrichienne Intercell. Novartis s'assure ainsi l'accès à dix nouveaux projets dans les vaccins.

Novartis se renforce dans les Biotech. Le groupe pharmaceutique suisse a annoncé une montée au capital de la société autrichienne Intercell. Novartis monte ainsi à 16,1% dans le capital d'Intercell, tandis qu'il possédait jusqu'à présent 6,1% de la société.

"Novartis et Intercell ont ainsi formé une des alliances stratégiques les plus complètes et innovantes dans le domaine des vaccins", explique Novartis dans un communiqué. Cette alliance combine en effet les compétences de Novartis dans la recherche, le développement, la fabrication et la commercialisation avec le pipe-line d'Intercell. Novartis renforce en effet son pipe-line avec 10 nouveaux projets dans le secteur des vaccins.

En marge de cette annonce, Novartis a aussi confirmé avoir achevé la vente de sa division Nutrition médicale à Nestlé pour 2,5 milliards de dollars. Cette cession s'inscrit dans le cadre du programme de désinvestissement de Novartis et du recentrage de ses activités sur la santé.

Ce programme devrait prendre fin avec la cession de Gerber, à Nestlé, pour 5,5 milliards de dollars. La finalisation de cette vente est attendue d'ici à la fin de l'année.

latribune.fr

La Société Générale convoite Rosbank

En rachetant 30 % de Rosbank, le groupe bancaire français prendrait le contrôle de son homologue russe.

La banque française Société Générale veut exercer son option pour contrôler 50% de Rosbank, une des plus grosses banques de Russie.

Selon la porte-parole de Rosbank, Olga Tsaregorodtseva, "le conseil d'administration de la Société générale a décidé de déposer une requête à la Banque centrale de Russie et au Service antimonopole russe pour l'achat de 30% plus deux actions" de Rosbank.

Si elle obtenait le feu vert des autorités russes, la Société Générale prendrait ainsi le contrôle de Rosbank. La banque française possède déjà "20% moins une action" de la banque russe, a précisé Olga Tsaregorodtseva.

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ABN Amro: Barclays obtient un délai supplémentaire pour lancer son OPA

La troisième banque britannique Barclays obtient un délai de 17 jours pour son offre sur ABN Amro. La Cour Suprême des Pays-Bas rendra sa décision sur la cession de la filiale américaine de la banque néerlandaise, La Salle, à Bank of America à la mi-juillet.

Barclays a désormais jusqu'au 23 juillet pour déposer les documents officiels de son offre d'achat sur ABN Amro. Ce délai, c'est le gendarme boursier néerlandais, l'AFM, qui le lui a accordé parce qu'il n'avait pas réuni toutes les informations nécessaires. A l'origine de cette décision, l'avenir de la filiale américaine, La Salle, qui n'est toujours pas scellé. La Cour Suprême doit infirmer ou confirmer le 13 juillet la décision de l'avocat général. Ce dernier a estimé que la cession de La Salle ne nécessitait pas l'accord des actionnaires.

Si la Cour Suprême donne raison à l'avocat général, l'offre du consortium concurrent (Royal Bank of Scotland, Fortis et Santander Central Hispano) n'existera plus. Ce dernier ne souhaite racheter ABN que s'il conserve la filiale américaine.

Barclays a proposé l'équivalent de 64,5 milliards d'euros en actions (soit 3,225 actions Barclays contre une action ABN). Son offre a reçu le soutien de la banque néerlandaise. De son côté, le consortium mené par RBS a mis sur la table 71,1 milliards dont 79% en cash.

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