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lundi 26 mai 2008

Le fonds d'investissement KKR pourrait être bientôt l'actionnaire principal d'Infineon

Le groupe allemand de semiconducteurs aurait l'intention de vendre ses propres actions au groupe de capital-investissement, qui détiendrait ainsi 40 à 50% des parts. En échange, KKR vendrait à Infineon NXP, l'ancienne division de semiconducteurs du néerlandais Philips.

Le groupe allemand de semiconducteurs Infineon aurait l'intention de vendre ses propres actions via une augmentation de capital au groupe de capital-investissement KKR. Selon le journal allemand Die Welt publié samedi, ce dernier deviendrait ainsi l'actionnaire principal d'Infineon avec 40% à 50% des parts.

En échange, KKR vendrait NXP, l'ancienne division de semiconducteurs du néerlandais Philips, à Infineon. La transaction aurait du sens pour le groupe allemand qui n'aurait pas les moyens de s'offrir NXP sans cela.

Le journal ne précise pas le calendrier d'un éventuel accord et se borne à indiquer que KKR pourrait être "bientôt" le nouvel actionnaire principal d'Infineon, groupe dont la capitalisation boursière est de 4,72 milliards d'euros.

Le cas échéant, un tel accord soulèverait des questions sur le sort de l'activité d'Infineon dans les communications sans fil, étant donné que KKR a vendu le mois dernier l'activité sans fil de NXP à une coentreprise contrôlée par STMicroelectronics, rival d'Infineon en Europe.

Die Welt précise que le président du directoire d'Infineon, Wolfgang Ziebart, était hostile à un accord avec KKR et NXP, ce qui a conduit à son remplacement, imminent, par Max Dietrich Kley, le président du conseil de surveillance d'Infineon.

De son côté, notre partenaire allemand Handelsblatt a rapporté vendredi qu'Infineon était en discussions avec son concurrent néerlandais NXP en vue d'une "coopération plus étroite". Le journal précise que les discussions sont entrées dans une phase "sensible" mais ne portent pas sur un éventuel rachat. L'enjeu des pourparlers serait "un rapprochement des activités opérationnelles des deux sociétés".

latribune.fr

dimanche 13 avril 2008

STMicroelectronics et NXP créent une joint-venture centrée sur les technologies sans fil

La société néerlandaise de semi-conducteurs NXP (filiale de Philips) et le fabricant franco-italien STMicroelectronics viennent d'annoncer ce jeudi la création d'une joint-venture. Celle-ci, contrôlé à 80% par STMicroelectronics, regroupera leurs activités dans les technologies sans fil.

Rapprochement chez les fabricants de semiconducteurs. Le groupe franco-italien STMicroelectronics et NXP, la filiale de Philips ont décidé de creer une société commune autour de leurs activités clés dans les technologies sans fil.

L'industrie des semi-conducteurs pour les téléphones mobiles nécessite de "très lourds investissements", rappelle en effet Frans van Houten, président de NXP, cité dans le communiqué publié ce jeudi soir. Les deux fabricants apportent à la structure des activités aux chiffres d'affaires comparables- 3 milliards de dollars à elles deux- et ayant chacune affiché un bénéfice d'exploitation d'environ 100 millions de dollars l'an dernier.

La nouvelle société, qui "détiendra des milliers de brevets de première importance dans les secteurs des communications et du multimédia", se classera au troisième rang mondial derrière les américains Qualcomm et Texas Instruments. La combinaison d'organisations et de portefeuilles complémentaires permettra d'améliorer la compétitivité, d'accélérer le développement des produits et de renforcer les activités de recherche et de développement", soulignent de concert les deux groupes.

Une coentreprise dont STMicroelectronics détiendra une participation supérieure à celle de son rival hollandais avec 80% du capital. En échange, NXP recevra 1,55 milliard de dollars, avec possibilité pour STMicroelectronics de racheter la part détenue par NXP à l'issue d'une période de 3 ans.

La nouvelle structure, dont le siège sera situé en Suisse, emploiera quelque 9.000 personnes dans le monde. Elle s'appuiera sur les usines de fabrication de ses maisons mères, mais disposera de ses propres installations d'assemblage et de test aux Philippines et en Malaisie.

L'opération, soumise aux approbations réglementaires et aux consultations de comités d'entreprises, devrait être finalisée au troisième trimestre, précise le communiqué.

Fin de la grève chez STMicro au Rousset
Les salariés de l'usine de Rousset, dans les Bouches-du-Rhône, de STMicroelectronics, en grève depuis trois semaines, ont voté jeudi la reprise du travail après avoir trouvé un accord avec la direction sur le décompte des jours de grève, a-t-on appris auprès de la CGT. "Le protocole de reprise vient d'être signé par la majorité des grévistes", a indiqué à l'AFP Alain Mabille, délégué CGT, précisant qu'il serait effectif vendredi en début d'après-midi. Une nouvelle séance de négociations entre l'intersyndicale CGT-CFDT-FO et la direction a permis jeudi de trouver un accord sur le dernier point de blocage, le décompte des jours de grève. Au final, 33% des jours de grève seront perdus, 40% payés et 27% transformés en jours de congé ou de récupération. Les salariés dits "postés" qui travaillent en équipe à la production en continu et représentent environ 800 des 2.800 employés du site, réclamaient depuis le 20 mars une augmentation générale de 3% avec un minimum de 100 euros pour les plus bas salaires, contre 1,7% plus 1% au mérite proposé par la direction. Ils ont obtenu cette semaine une "prime de performance" représentant 1,9% du salaire brut de base mensuel, en plus de l'augmentation de 1,7% et de la prime de 1% au mérite, un résultat "qui n'est pas négligeable" selon la CGT. "On est très content que l'épisode soit clos", a déclaré un porte-parole de la direction, précisant que le conflit n'aurait pas d'impact sur le chiffre d'affaires du groupe.

Source AFP

samedi 1 décembre 2007

Le fonds d'Abou Dhabi renfloue AMD pour 608 millions de dollars

Mubadala Development, le véhicule d'investissement d'Abou Dhabi, a pris une part de 8,1% dans le fabricant de semi-conducteurs AMD. L'opération, d'un montant de 608 millions de dollars, doit être soumise à l'analyse des autorités américaines.

Mubadala Development, le véhicule d'investissement d'Abou Dhabi, a annoncé ce vendredi 16 novembre avoir pris une participation de 8,1% dans le fabricant américain de semi-conducteurs AMD, numéro deux mondial du secteur. Le montant de l'achat n'a pas été dévoilé, mais AMD a indiqué auprès de la SEC (Securities and Exchange Commission, le gendarme de la Bourse américaine ) jeudi 15 novembre qu'il allait vendre jusqu'à 700 millions de dollars d'actions.

L'investissement a été effectué à travers Mubadala Development, un fonds à capitaux public, qui a acquis 49 millions d'actions nouvellement émises pour 12,70 dollars, pour un total de 622 millions. Après remboursements de frais à Mubadala d'environ 14,6 millions, AMD recevra 608 millions. Le groupe a indiqué qu'il utiliserait ces fonds notamment pour la recherche et l'innovation.

Cette annonce intervient alors qu'AMD a publié au quatrième trimestre 2006/2007 une nouvelle perte, la quatrième consécutive. Selon le Financial Times, cette opération devrait être attentivement analysée par les autorités de contrôle des investissements étrangers, car l'activité d'AMD est considérée comme étant stratégique.

Mubadala Development n'en est pas à son premier investissement aux Etats-Unis. Le groupe a acquis en septembre 2007 une part de 7,5% d'action sans droit de vote dans le fonds Carlyle pour 1,35 milliard de dollars.

Par ailleurs, le fonds d'investissement d'Abou Dhabi continue d'avancer ses pions sur l'échiquier international, et serait en discussions avec EADS pour fabriquer des éléments d'avions en composite à Abou Dhabi, selon le quotidien de Dubaï Gulf News.

latribune.fr