lundi 27 juillet 2009

Volkswagen pourrait faire appel au marché pour racheter Porsche


Selon le Financial Times Deutschland, Volkswagen envisagerait de lancer une augmentation de capital de 4 milliards d'euros dans le cadre du rachat de son compatriote Porsche, très endetté.

HAUSSE DE 1,5% DES VENTES DU GROUPE VOLKSWAGEN EN MAI

Alors qu'il s'apprêche à racheter son homologue allemand Porsche, Volkswagen pourrait bien lancer une augmentation de capital de 4 milliards d'euros afin de financer l'opération. C'est en tout cas ce qu'affirme ce lundi le Financial Times Deutschland.

Jeudi dernier, après plusieurs mois de conflit, le constructeur automobile avait fait savoir qu'il comptait racheter progressivement les activités automobiles de Porsche, son premier actionnaire, avant de fusionner les deux groupes. Selon le FT ce lundi, Volkswagen devrait reprendre dans un premier temps la moitié du constructeur de voitures de sport et le reste en 2011. Le montant de l'opération est estimé à 8 milliards d'euros.

Avec une trésorerie estimée à 11 milliards d'euros selon le quotidien, Volkswagen aurait donc les moyens de racheter Porsche. Mais la dette énorme de ce dernier, évaluée à 14 milliards d'euros, pourrait peser sur les comptes du groupe. Pour ne pas voir la note de sa dette abaissée par les agences de notation, Volkswagen envisagerait donc de faire appel au marché.

De son côté, Porsche a déjà indiqué jeudi dernier qu'il lançait une augmentation de capital de cinq milliards d'euros.

latribune.fr

vendredi 24 juillet 2009

Eurotunnel, en pertes, lance sa première acquisition


L'opérateur du tunnel sous la Manche affiche sans surprise une perte de 8 millions d'euros au premier semestre, son activité ayant été impactée par l'incendie de septembre dernier. Malgré tout, le groupe a décidé de se porter candidat au rachat des activités de fret ferroviaire de Veolia Cargo en France. Ce serait sa première opération de croissance externe.

EUROTUNNEL S'INTÉRESSE À LA LIGNE BRITANNIQUE À GRANDE VITESSE

Après avoir dégagé un premier bénéfice historique en 2008, Eurotunnel doit affronter pour son premier semestre les impacts financiers de l'incendie du tunnel sous la Manche qui s'est déclaré en septembre 2008. De fait, le groupe accuse une perte de 8 millions d'euros sur la période, contre un bénéfice de 22 millions d'euros un an auparavant.

L'activité du groupe a été affectée "par les conséquences de l'incendie, ainsi que par les effets de la situation économique sur le marché transmanche", explique le groupe dansun communiqué. Le chiffre d'affaires s'établit à 266 millions d'euros soit une baisse de 28% à taux de change constant par rapport à 2008.

La pleine capacité du tunnel a été retrouvée seulement le 10 février 2009 pour les navettes d' eurotunnel et Eurostar a repris un service complet le 23 février. Pour le reste de l'exercice, le PDG Jacques Gounon indique que le résultat 2009 "est largement entre les mains des assureurs" et sera positif si la totalité des indemnités liées à l'incendie sont versées avant la fin de l'année.

Malgré tout, l'opérateur du tunnel sous la Manche a annoncé ce vendredi être candidat à la reprise des activités de fret ferroviaire de Veolia Cargo en France, une activité qui représentait un chiffre d'affaires d'environ 50 millions d'euros en 2008. L'opération est conduite conjointement avec une filiale de la SNCF, candidate à la reprise des filiales allemande, néerlandaise et italienne de Veolia Cargo.

"Cette transaction serait la première opération de croissance externe réalisée par Eurotunnel, rendue possible par la réussite de la restructuration financière de 2007", a déclaré le groupe.

latribune.fr

mercredi 22 juillet 2009

Procter & Gamble pourrait céder ses activités pharmaceutiques


Selon le Wall Street Journal, l'opération pourrait rapporter au groupe américain au moins 3 milliards de dollars. Le fonds Cerberus et le laboratoire Warner Chilcott seraient intéressés.

Produits ProcterGamble

Procter & Gamble envisagerait de se désengager du secteur pharmaceutique. Selon le Wall Street Journal, le fabricant américain de produits de grand consommation, tels que les shampooings Head & Shoulders, les rasoirs Gillette, les couches Pampers ou encore les piles Duracell , préparerait en effet la vente de ses activités pharmaceutiques.

Un porte-parole du groupe interrogé par le quotidien a confirmé que "la cession de tout ou partie des actifs pharmaceutiques" était envisagée, dans le but d'un recentrage sur les activités les plus profitables. L'an dernier, les activités pharmaceutiques de Procter & Gamble ont enregistré un bénéfice opérationnel d'environ 800 millions de dollars.

Leur vente pourrait rapporter au moins 3 milliards de dollars. Selon le quotidien américain, il y aurait plusieurs candidats au rachat, dont le fonds Cerberus. Outre ce dernier, le laboratoire pharmaceutique Warner Chilcott et "au moins une autre" société figureraient parmi les acquéreurs potentiels ayant eu des discussions poussées avec Procter & Gamble.

latribune.fr

lundi 20 juillet 2009

Volkswagen va racheter Porsche pour 8 milliards d'euros


Le constructeur de voitures de sport pourrait accepter l'offre de rachat du premier constructeur automobile européen. Celle-ci s'élèverait à 8 milliards d'euros.

PORSCHE SERAIT EN PASSE DE CÉDER AU QATAR SES PARTS DANS VOLKSWAGEN

Vers la fin du feuilleton Porsche-Volkswagen ? Selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, les deux clans familiaux rivaux Porsche et Piech, qui détiennent ensemble 100% des droits de vote du constructeur de voitures de sports, vont approuver ce jeudi prochain un rachat en deux étapes. Volkswagen prendrait 49,9% de Porsche et le solde du capital plus tard, pour un montant de 8 milliards d'euros.

Cette cession aiderait Porsche à rembourser la majeure partie de sa dette, qui a considérablement augmenté et dépasse les 10 milliards d'euros, selon deux sources interrogées par Reuters. Cette opération créerait un groupe automobile intégré avec 10 marques, sous le leadership du premier constructeur automobile européen.

Der Spiegel ajoute que le président du directoire de Porsche, Wendelin Wiedeking, négocie actuellement un accord de rupture qui pourrait dépasser 100 millions d'euros. Le très contesté patron du constructeur s'était opposé à une fusion entre les deux groupes pour sauvegarder l'indépendance de Porsche et dans le même temps son poste.

latribune.fr

Veolia aurait reçu le feu vert pour racheter Transdev


La Caisse des dépôts, qui détient 69% de l'opérateur de transport urbain Transdev, aurait donné son accord pour fusionner sa filiale avec la filiale Transport de Veolia.

VEOLIA ATTACHÉ À L'ALLIANCE AVEC EDF DANS DALKIA

Entre Veolia et Keolis, c'est finalement le premier qui l'aurait emporté. Selon Le Figaro ce lundi, le groupe de services aux collectivités aurait ainsi reçu le feu vert de la Caisse des dépôts (CDC) pour fusionner sa division Transport avec l'opérateur de transport urbain Transdev, détenu à 69% par la CDC.

L'établissement financier a néanmoins démenti ces informations. "A la suite d'informations parues ce matin, la Caisse des Dépôts dément formellement qu'une décision concernant l'avenir de Transdev ait été prise à ce jour", a déclaré l'établissement public dans un communiqué.

Veolia avait déjà confirmé le mois précédent son intérêt pour un rapprochement entre sa division de transport et Transdev, un nouvel ensemble qui pèserait selon le groupe près de 9 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel et aurait vocation à être introduit en bourse. Les investisseurs avaient d'ailleurs bien réagi à la Bourse de Paris, et ce lundi le titre Veolia progresse de 1,45% à 22,32 euros.

L'offre de Keolis, l'opérateur de transport urbain détenu à 44,5% par la SNCF, aurait été repoussée après un arbitrage de Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée. Comme l'affirmait déjà La Tribune dans son édition du 16 juillet, la SNCF aurait néanmoins obtenu le droit de reprendre Veolia Cargo, la branche de transport ferroviaire de marchandise du groupe, en coopération avec Eurotunnel.

latribune.fr

vendredi 17 juillet 2009

Lufthansa veut toujours reprendre Austrian Airlines


La compagnie aérienne allemande a fait de nouvelles concessions afin d'obtenir le feu vert de Bruxelles pour la reprise éventuelle de son homologue autrichien Austrian Airlines (AUA).

La compagnie aérienne allemande Lufthansa a fait de nouvelles concessions afin d'obtenir le feu vert de Bruxelles pour son achat prévu du transporteur autrichien Austrian Airlines (AUA) a fait savoir jeudi en fin de journée le vice-chancelier autrichien Josef Pröll. Puis Bruxelles a confirmé dans la soirée l'information, la Commission européenne se laissant néanmoins le temps d'étudier ces nouvelles concessions.

La négociation entre Bruxelles et Lufthansa achoppait jusque là sur la cession, exigée par la Commission européenne, de créneaux de décollage et d'atterrissage par la compagnie allemande à ses concurrents sur les liaisons entre Vienne et Francfort, Munich, Stuttgart, Cologne, Zurich, Genève et Bruxelles.

Josef Pröll espère que la nouvelle offre sera évaluée de "façon positive à Bruxelles". Il a précisé être en contact permanent avec le PDG de Lufthansa , l'Autrichien Wolfgang Mayrhuber, la Commission européenne ainsi que les représentants d'AUA et de la holding publique autrichienne ÖIAG qui détient encore 41,56% de la compagnie autrichienne.

La Commission européenne avait ouvert le 1er juillet une enquête approfondie sur la reprise d'AUA par Lufthansa craignant "des hausses de tarifs pour les passagers ou une réduction des prestations sur certaines routes". Elle se donne jusqu'au 6 novembre pour prendre une décision, mais Lufthansa a de son côté fixé au 31 juillet la date d'expiration de son offre d'achat liée au feu vert de Bruxelles.

En attendant le personnel navigant d'Austrian Airlines a accepté jeudi soir à l'issue d'une réunion à Vienne, les nouvelles mesures de réduction des salaires proposées par la direction pour économiser 150 millions d'euros de plus par an. Les mesures d'économie supplémentaires envisagées visent à réduire notamment le salaire des pilotes lors des cinq à six années à venir. Ces mesures viennent compléter des économies de 225 millions d'euros réalisées cette année dans le fonctionnement de l'entreprise ainsi que la suppression d'un millier de postes sur les 8.000 encore existants d'ici 2010.

latribune.fr

jeudi 16 juillet 2009

Porsche accepterait une fusion avec Volkswagen


Les propriétaires de Porsche seraient d'accord sur le principe d'une fusion avec Volkswagen, rapporte ce jeudi la presse allemande. Dans un premier temps, VW prendrait un peu moins de la moitié de Porsche. A terme, le premier constructeur automobile européen reprendrait la totalité de Porsche ajoutant ainsi une dixième marque à sa gamme.

PORSCHE POURRAIT DEVOIR FAIRE UNE OFFRE SUR SCANIA

Les propriétaires de Porsche seraient d'accord sur le principe d'une fusion avec Volkswagen, affirme la presse allemande ce jeudi. Le projet, mis en avant par le président du conseil de surveillance de VW Ferdinand Piech, s'orienterait dans une première phase sur un schéma selon lequel VW prendrait un peu moins de la moitié de Porsche, l'entité construisant les voitures de sport, rapportent le Financial Times Deutschland et Die Welt. A terme, le premier constructeur automobile européen reprendrait la totalité de Porsche AG, ajoutant ainsi une dixième marque à sa gamme, poursuit la presse.

Chez Porsche, on déclare n'avoir pas connaissance d'un tel accord entre les familles Porsche et Piech, qui contrôlent la totalité de droits de vote de Porsche SE.
Quant à VW, on ne fait aucun commentaire.

La question devrait être tranchée le 23 juillet, à l'occasion des réunions des conseils de surveillance des deux constructeurs à Stuttgart, où se trouve le siège social de Porsche. Porsche a renoncé à l'idée de prendre le contrôle de la totalité de VW, en raison d'un endettement qui a gonflé à vue d'oeil, lié la récession du marché automobile. Porsche possède 51% du capital de VW. Il poursuit des discussions avec le Qatar sur l'éventualité de vendre une participation ou des options assurant le contrôle de 20% du capital de VW.

latribune.fr

mardi 28 octobre 2008

CenturyTel rachète Embarq pour 5,8 milliards de dollars

L'opérateur télécom CenturyTel rachète son compatriote signe d'un mouvement de concentration parmi les opérateurs de téléphonie locaux aux Etats-Unis.

CenturyTel

L'opérateur télécoms CenturyTel va racheté Embarq pour 5,8 milliards de dollars en actions, confirmant une information de Financial Times. Cette opération signe un mouvement de concentration parmi les opérateurs de téléphonie locaux aux Etats-Unis.

CenturyTel offre 1,37 action pour chaque action Embarq. En se basant sur les prix de clôture de vendredi, cela représente une offre de 40,42 dollars par action Embarq, soit une prime d'environ 36%, précise le communiqué. Par rapport au cours moyen de clôture de l'action Embarq sur les trente derniers jours, la prime redescend à 11%. Embarq se voit attribuer une valeur d'entreprise de 11,6 milliards de dollars, y compris une dette de 5,8 milliards de dollars. A l'issue de l'opération, qui devrait être bouclée au deuxième trimestre 2009, les actuels actionnaires d'Embarq détiendront environ 66% du nouvel ensemble et ceux de CenturyTel environ 34%.

Basé dans le Kansas, Embarq est né en 2006, quand, au moment de sa fusion avec Nextel, Sprint a rendu indépendante son activité dans les lignes locales. "Embarq a commencé à discuter avec de potentiels acheteurs en août", mais le processus avait été sabordé en septembre avec l'effondrement des marchés financiers empêchant d'éventuels candidats au rachat de lever les fonds nécessaires, explique le FT, citant une source proche du dossier. "Mais CenturyTel, qui a une capitalisation boursière de 3 milliards de dollars, alors que celle d'Embarq a maintenant été réduite à 4,24 milliards de dollars, a jugé qu'il avait l'avantage d'être le seul à proposer une transaction entièrement par échange d'actions", ajoute le quotidien financier.


latribune.fr

vendredi 3 octobre 2008

Le suisse Xstrata renonce à acquérir Lonmin


Le groupe minier suisse Xstrata a renoncé à acquérir le britannique Lonmin, sur lequel il avait lancé début août une OPA de 6,3 milliards d'euros. Xstrata a néanmoins porté à près de 25% ses parts dans sa cible.

LogoXstrata

Le groupe minier suisse Xstrata a renoncé à acquérir le britannique Lonmin, sur lequel il avait lancé début août une OPA de 6,3 milliards d'euros, annonce-t-il ce mercredi dans un communiqué.


"Face aux incertitudes actuelles sans précédent sur les marchés financiers" et en raison des difficultés à financer l'opération, le rachat de Lonmin "ne serait pas dans les meilleur intérêt de Xstrata", ajoute le groupe suisse. Et de poursuivre: "En conséquence, Xstrata n'a pas l'intention sur faire une offre sur Lonmin". Pour le directeur général, Mick Davis, cité dans le communiqué, "le manque actuel de clarté et de certitude concernant la disponibilité future de crédit amène des risques significatifs".


Lonmin, troisième producteur mondial de platine, avait explicitement rejeté à plusieurs reprises l'offre publique d'achat de Xstrata, qu'il jugeait insuffisante au niveau du prix. Le fonds d'investissement britannique M&G, principal actionnaire de Lonmin avec 17% de participation, avait également rejeté l'offre de Xstrata pour les mêmes raisons. Selon des sources bancaires citées par l'Agence Reuters, Xstrata aurait approché une vingtaine d"établissements financiers pour tenter d'obtenir une ligne de crédit de 15 milliards de dollars.


Le patron du groupe minier n'exclut cependant pas de poursuivre le développement de Xstrata par le biais de la croissance organique et par des acquisitions. Le groupe n'a pas perdu de temps. En fin de matinée, il annonçait avoir porté sa participation dans Lonmin à 24,9% grâce à l'achat d'une part supplémentaire de 14,2% du capital de celui-ci.


Le régulateur britannique ("Takeover Panel") des fusions avait imposé début septembre la date-limite du 2 octobre à Xstrata, coté à Londres, pour annoncer s'il déposera ou non une offre ferme sur Lonmin. Avec la décision de renoncer à acquérir le britannique, le groupe suisse ne pourra pas faire de nouvelle offre avant six mois, conformément à la réglementation boursière britannique.


latribune.fr

GDF Suez poursuit ses acquisitions


Le groupe acquiert pour plus d'un milliard d'euros d'actifs en mer du Nord, à la fois dans le pétrole et dans le gaz.

GDF Suez acquiert auprès du groupe néerlandais Nederlandse Aardolie Maatschappij BV (NAM), détenu notamment par Shell, des actifs pour 1,075 milliard d'euros d'un ensemble en mer du Nord.


GDF Suez avait précisé début septembre qu'il s'agit d'actifs d'exploration, de production et de transport de pétrole et de gaz, situés le long du gazoduc Nogat, dont des participations de 30% à 60% dans cinq gisements actuellement exploités.

GDF Suez compte ainsi accroître ses réserves en mer du Nord d'environ 30%.

latribune.fr

EDF lorgnerait toujours l'américain Constellation


Selon le Financial Times, le géant français de l'électricité étudierait une éventuelle contre-offre sur le groupe américain Constellation Energy qui doit normalement être racheté par Warren Buffett.

EDF

Le groupe français vient déjà d'acquérir British Energy.

EDF qui vient déjà de racheter British Energy pour 15,7 milliards d'euros, aurait toujours des vues sur l’américain Constellation.

Selon le Financial Times, l’électricien français finaliserait avec l’aide du fonds d'investissement KKR une offre de rachat sur le groupe d’énergie.

Cette offre viendrait contrecarrer la proposition de rachat de 4,7 milliards de dollars déjà faite par l’homme d’affaires Warren Buffett alors qu'EDF venait d'augmenter sa participation pour la porter à 9,5% dans le capital du groupe énergétique américain.

latribune.fr

lundi 11 août 2008

Continental cherche à grossir pour échapper à l'offre de Schaeffer


L'équipementier automobile convoité par son concurrent pourrait annoncer l'acquisition d'un sous-traitant. Une opération de l'ordre de 3 milliards d'euros qui pourrait être examinée par le conseil d'administration de Continental cette semaine.

Le patron de l'équipementier automobile allemand Continental se proposerait d'acheter un sous-traitant pour trois milliards d'euros afin de rendre moins attractif le rachat de sa propre entreprise par le concurrent Schaeffler, rapportait en fin de semaine le Hannoversche Allgemeine Zeitung.

Et toujours selon le journal allemand, Manfred Wennemer soumettrait cette proposition à son conseil d'administration mercredi.

Le but serait d'augmenter le niveau de dette de l'entreprise pour la rendre moins attractive à une offre hostile d'achat de Schaeffler, une entreprise trois fois moins grande par son chiffre d'affaires. Continental, déjà très endettée après l'acquisition d'une filiale du conglomérat Siemens, pour 11 milliards d'euros, redoute son propre démantèlement en cas de rachat par Schaeffler.

Schaeffler s'est déjà assuré via des montages financiers sophistiqués le contrôle de 36% de Continental.

latribune.fr

Belvédère prêt à céder Marie Brizard pour se désendetter


Le groupe, actuellement en procédure de sauvegarde, est déterminé à réduire fortement son endettement en vendant des actifs. Selon "Les Echos", il pourrait revendre Marie Brizard acheté il y a deux ans et demi.

Belvédère se prépare à revenir à ce qui était son périmètre il y a deux ans et demi, à savoir un groupe basé essentiellement sur la vodka. Pour ce faire, Belvédère serait prêt, selon notre confrère les Echos de ce lundi, à se défaire de Marie Brizard acquis pour construire un groupe de spiritueux de taille mondiale disposant d'un catalogue complet de vins et d'alcools.

Cette acquisition avait certes permis au groupe de grandir et de grossir. Mais, depuis, les difficultés financières du groupe, qui ont amené le tribunal de commerce de Beaune à le placer en procédure de sauvegarde le 16 juillet dernier, ont changé la donne. Aujourd'hui, la priorité pour les responsables consiste à désendetter Belvédère en cédant des actifs. Une stratégie qui devrait conduire à revendre tout ou partie de Marie Brizard.

Plusieurs candidats auraient déjà marqué leur intérêt, croit savoir les Echos. L'un des produits vedettes mis en vente est l'anisette historique Marie Brizard elle-même. Mais, pour les acquéreurs, la pépite de cet ensemble est sans doute William Peel, un whisky d'entrée de gamme le plus vendu en France, et le onzième dans le monde. Il s'en est écoulé 1,8 million de caisses en 2007. Belvédère est aussi prêt à se séparer de ses autres whiskies (Sir Pitterson, Glen Roger's, Canadian's Tippers), de divers spiritueux, comme le Pastis Berger, le gin Old Lady's, le cognac Gautier, etc. Plusieurs vins (Bodegas Marques de Puerto, Duc de Birac, Eclat du Rhône, etc.) sont également proposés. Belvédère pourrait aussi se défaire des ex-Chais Baucairois, récemment rebaptisés "Moncigale", une autre filiale de Marie Brizard qui assemble et met en bouteille des vins.

Si le groupe parvient à se délester de toutes ses marques, il reviendra ainsi à son métier d'origine, la vodka. Un alcool en plein essor, dont il est l'un des spécialistes mondiaux, avec avant tout une très forte présence en Pologne, où il détient plus d'un quart du marché. En parallèle, le patron et actionnaire de référence est en "discussions avancées" avec des partenaires qui pourraient prendre 15 % du capital et accompagner l'entreprise à long terme, a-t-il indiqué vendredi à l'occasion de l'assemblée générale des actionnaires. Il s'agit de fonds d'investissement et d'un groupe étranger du secteur des boissons.

latribune.fr

Veolia Environnement monte, il va céder sa filiale énergie Clemessy


Le groupe Clemessy (installations électriques pour l'industrie), filiale de Dalkia, la branche énergie de Veolia Environnement, va être vendue, selon les syndicats. Deux acheteurs potentiels, Spie Batignolles et un fonds d'investissement européen, seraient sur les rangs. L'action monte de plus de 1,7%.

Déterminé à céder des actifs non stratégiques, Veolia Environnement pourrait passer à l'action très rapidement. Détenue à 66 % par Veolia et à 34% par EDF, sa filiale Dalkia, s'apprête à vendre le groupe Clemessy (installations électriques pour l'industrie), selon des déclarations des délégués CFDT faites en fin de semaine, après un entretien avec le président du directoire.

Dolores Ventorosi, déléguée CFDT, a précisé à l'Agence France Presse (AFP) que le président du directoire de Clemessy, Alain Franchi, avait annoncé que Veolia voulait vendre Clemessy et qu'il y avait aujourd'hui deux acheteurs potentiels, Spie Batignolles et un fonds d'investissement européen.

La CFDT, majoritaire chez Clemessy qui emploie plus de 5.000 salariés, dont 1.600 en Alsace où elle a son siège social, avait demandé à rencontrer Alain Franchi suite à des rumeurs de cession. "Lors de l'entrevue (qui s'est déroulée mercredi, ndlr), il nous a confirmé que les rumeurs de vente étaient bien fondées", a indiqué Dominique Le Morvan, délégué central CFDT qui a participé à l'entretien.

Selon le délégué, cité samedi par le quotidien L'Alsace, "la vente sera effective à la rentrée car Veolia à intérêt à nous céder alors que notre entreprise se porte bien". S'agissant des deux prétendants à une reprise, le délégué ne fait pas mystère de sa préférence pour une alliance avec le constructeur Spie Batignolles, affirmant que "Alain Franchi nous a assuré qu'il ne supprimera aucun poste de travail". Selon lui, Veolia pourrait cependant chercher d'autres repreneurs.

Clemessy a réalisé en 2007 un chiffre d'affaires consolidé de 545 millions d'euros et un résultat net de 10,6 millions.

Le titre Veolia a gagné ce lundi 1,71% à 37,31 euros

latribune.fr

Richemont se renforce dans l'horlogerie


Le groupe suisse a acquis 60% dans la manufacture Roger Dubuis, créée en 1995 à Genève, auprès d'un des actionnaires fondateurs, Carlos Dias. Les modèles proposés par Roger Dubuis sont fabriqués en toute petite quantité, moins de trente exemplaires par collection.

Le groupe suisse Richemont qui souhaite renforcer son activité luxe a acquis une participation majoritaire dans l'horloger helvétique Roger Dubuis pour un montant non divulgué, selon un communiqué du numéro deux mondial du luxe publié ce lundi.

Richemont a acquis 60% dans la manufacture Roger Dubuis, créée en 1995 à Genève, auprès d'un des actionnaires fondateurs, Carlos Dias, précise le groupe suisse dans son communiqué. Créateur dans l'âme et passionné de design, c'est en Italie que Carlos Dias réalise ses premiers pas d'entrepreneur dans le mobilier. Puis, il se lance dans l'édition fondant une société salariant 160 personnes avant de se dédier à la création et à la fabrication d'accessoires de prêt-à-porter. Mais fervent amateur d'horlogerie et collectionneur de belles montres, il décide de se consacrer pleinement à ce secteur de biens de luxe dès 1993, d'abord en qualité de conseiller pour une marque horlogère de renommée internationale puis en tant qu'entrepreneur.

Les collections de la marque Roger Dubuis se démarquent notamment par leur non-conformisme et l'originalité de leur design, par la haute technicité des mécanismes. Pour faire valoir l'exclusivité de ses créations, Carlos Dias a limité la production de ses montres à 28 exemplaires pour les modèles en or. Ce qui lui permet de proposer des pièces quasi uniques résultant des multiples associations possibles de mouvements, cadrans, boîtiers, sertissages et bracelets.

L'exclusivité singularise également le réseau de distribution qui s'étend aujourd'hui sur l'ensemble des continents. Huit boutiques exclusives ont ouvert leurs portes à Genève, Tokyo, Hong-Kong, Singapour, Kuala Lumpur, Jakarta et Madrid. L'horloger va continuer de travailler comme marque indépendante au sein du groupe. L'opération n'aura pas d'impact sur la profitabilité du groupe lors de l'exercice en cours (clos le 31 mars 2009), a souligné Richemont.

Le numéro deux mondial, derrière le français LVMH, détient notamment un portefeuille de marques horlogères très prestigieuses, comme Vacheron-Constantin, Lange & Söhne, Officine Panerai, Piaget, IWC, Jaeger-LeCoultre et Baume & Mercier. Richemont a confirmé vendredi la scission de ses activités en deux branches distinctes, permettant au groupe suisse de se concentrer sur ses activités dédiées au luxe et de les séparer de sa participation dans le fabricant de tabac britannique British American Tobacco (BAT).

latribune.fr