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vendredi 18 avril 2008

Sacyr cède ses 33% d'Eiffage pour 1,92 milliard, la Caisse des dépôts monte à près de 20%


Il les a vendus à 62 euros par action ce qui représente un total de 1,92 milliard d'euros. Le titre Eiffage a terminé la séance de ce jeudi à 58,71 euros à la Bourse de Paris, en recul de 2,23%.

Sacyr indique que la participation a été vendue à un groupe d'investisseurs institutionnels français acceptés par Eiffage.
Sacyr indique que la participation a été vendue à un groupe d'investisseurs institutionnels français acceptés par Eiffage.
C'est la fin d'un long feuilleton. Le groupe de BTP espagnol Sacyr a annoncé ce jeudi soir après la clôture de la Bourse qu'il a cédé les 33,2% qu'il détenait dans le capital du groupe français de BTP et de concession Eiffage.

Il les a vendus à 62 euros par action (alors qu'il évoquait il y a quelques jours un accord sur un prix de 63 euros) ce qui représente un total de 1,92 milliard d'euros. Le titre Eiffage a terminé la séance de ce jeudi à 58,71 euros à la Bourse de Paris, en recul de 2,23%.

Sacyr indique que cette participation a été vendue à un groupe d'investisseurs institutionnels français acceptés par Eiffage. Il s'agirait notamment de la CNP, de BNP Paribas, de Natixis, de la Société générale, des AGF (groupe Allianz) et de Groupama qui indique en avoir repris 3%.

La Caisse des dépôts, qui a d'abord indiqué ce jeudi ne pas avoir conclu d'accord avec Sacyr, a ensuite, dans dans un communiqué, annoncé avoir acquis auprès du groupe espagnol 10,95% supplémentaires du capital d'Eiffage. Elle porte ainsi sa participation à 19,465%.

Le groupe espagnol souligne que cette cession met fin à tous les litiges en cours entre les deux groupes. Le bras de fer entre Sacyr et Eiffage a en effet donné lieu à de nombreuses procédures devant la justice. Sacyr en tant que personne morale et son président Luis Del Rivero avaient ainsi été mis en examen mardi par un juge parisien dans le cadre du dossier Eiffage. Et la cour d'appel de Paris avait invalidé début avril pour vice de forme une décision de l'AMF, l'autorité des marchés financiers, obligeant Sacyr à lancer une offre sur la totalité du groupe français. Mais elle a aussi reconnu que le groupe espagnol avait agi de concert avec des investisseurs hispaniques alliés au sein du capital d'Eiffage.

Eiffage a fini jeudi à 58,71 euros à la Bourse de Paris, en baisse de 2,23%.


latribune.fr

dimanche 13 avril 2008

Romain Zaleski se renforce dans le capital de Vinci

Le milliardaire franco-polonais vient de franchir le seuil des 3% du capital dans le groupe de BTP.

Vinci est décidément très convoité. L'homme d'affaires franco-polonais, qui a commencé à prendre position chez le groupe de BTP et de concessions via sa holding Carlo Tassara, en mai dernier, détient aujourd'hui 3% du capital. C'est le deuxième homme d'affaires à être actionnaire de Vinci, après François Pinault qui détient environ 5%.

Pourtant sur les marchés, l'intérêt de Romain Zaleski pour Vinci n'a pas relancé la spéculation sur le titre. A 10h30, l'action était en repli de 0,45%, à 46,59 euros.

Pour Romain Zaleski, l'opération est intéressante. L'action est aujourd'hui peu valorisée. Depuis janvier, le titre a perdu 8%. Les investisseurs s'inquiètent d'un ralentissement du marché de la construction.

L'homme d'affaires a de l'argent disponible. Fin février, il a vendu le solde des titres qu'il détenait dans Arcelor-Mittal pour 1,165 milliard d'euros.

latribune.fr

samedi 12 avril 2008

La Cour d'appel de Paris rejette l'obligation d'OPA de Sacyr sur Eiffage

La Cour d'appel de Paris a renvoyé dos à dos, ce mercredi, les deux groupes de BTP français Eiffage et espagnol Sacyr, annulant la décision de l'AMF d'exiger de Sacyr le lancement une offre publique d'achat (OPA) et déclarant non conforme l'offre publique d'échange (OPE) proposée par ce dernier. Sacyr se donne "quelques semaines" pour décider tranquillement de la suite des événements.

Sacyr ne sera pas obligé de lancer une OPA sur Eiffage
Sacyr ne sera pas obligé de lancer une OPA sur Eiffage
La Cour d'appel de Paris a renvoyé dos à dos, mercredi, les deux groupes de BTP français Eiffage et espagnol Sacyr. Elle a en effet annulé la décision de l'AMF (Autorité des Marchés financiers) d'exiger de Sacyr qu'il lance une offre publique d'achat (OPA) et a déclaré non conforme l'offre publique d'échange (OPE) proposée par ce dernier.

Dans un arrêt publié mercredi matin, la Cour d'appel "annule la décision" de l'Autorité des marchés financiers (AMF), mais seulement en ce qu'elle "demande à la société Sacyr, agissant de concert, de déposer un projet d'offre publique (OPA, NDLR) visant les actions de la société Eiffage". Par ailleurs, elle "rejette le recours formé par Sacyr contre la décision en ce qu'elle déclare non conforme (...) le projet d'OPE visant les actions d'Eiffage déposées par cette société".

Le groupe espagnol contrôle depuis un peu moins de deux ans 33,2% d'Eiffage, et les directions des deux groupes se livrent depuis à une guerre acharnée. Lors de la dernière assemblée générale du groupe, Eiffage était parvenu à priver de droits de vote une partie des autres actionnaires espagnols du groupe, les accusant d'agir de concert avec Sacyr. En riposte, Sacyr a lancé une OPE sur Eiffage, mais le Français veut le forcer à lancer une OPA, beaucoup plus coûteuse.

Courant juin, l'AMF avait donné raison à Eiffage en ne considérant pas valide l'OPE de Sacyr, estimant que les actionnaires espagnols avaient agi de concert, et forçant l'Espagnol à déposer une OPA au prix minimum de 129,30 euros par action, prix le plus élevé payé "par les actionnaires de concert au cours des douze derniers mois". Sacyr avait déposé un recours devant la justice française pour contester la décision de l'AMF l'obligeant à lancer une OPA. La décision de l'AMF l'aurait en effet obligé à lancer son OPA à un prix très élevé: depuis la période des achats réalisés par les Espagnols, le cours d'Eiffage est fortement retombé. L'action vaut actuellement environ 62 euros, soit moins de la moitié du prix fixé par l'AMF.

C'est donc le soulagement qui prévaut chez Sacyr. Le PDG du groupe de BTP espagnol, Luis del Rivero, s'est déclaré mercredi après-midi "ouvert à toutes les solutions" après l'arrêt de la cour d'appel de Paris. Le conseil d'administration du groupe se réunira "dans les prochaines semaines" pour décider "avec sérénité et calme" de rester ou non dans le capital du groupe français Eiffage, a-t-il précisé.

Le PDG a rappelé qu'à titre personnel il ne possédait "que 13,8%" de Sacyr et que les décisions ne seraient prises qu'une fois son conseil d'admnistration réuni. "Nous ferons une réunion de notre conseil d'administration (...) et (...) on prendra une décision avec tranquillité", a-t-il poursuivi, "vous verrez dans les prochaines semaines ce que nous ferons".

Sur les marchés, les deux titres concernés ont réagi de façon contrastée à la décision de justice. Alors que les actions Eiffage à la Bourse de Paris et Sacyr à celle de Madrid avaient été suspendues ce matin, les cotations ont repris en fin de matinée. A Madrid, l'action Sacyr a nettement rebondi, les marchés saluant l'absence d'obligation de lancer une OPA au prix fort sur Eiffage. L'action gagnait ainsi plus de 4% à la reprise de cotation et a fini en hausse de 5,2%.

A Paris, en revanche, le titre Eiffage a réagi fort logiquement en sens inverse. Il a cédé ce mercredi de 3,04%, à 60,11 euros.


latribune.fr