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samedi 12 avril 2008

Nestlé vend sa filiale américaine Alcon à Novartis pour 39 milliards de dollars

Le géant suisse de l'agroalimentaire vend en deux temps, à son compatriote, sa participation de 77% détenue dans le spécialiste américain de l'ophtalmologie Alcon. Le montant de la transaction (près de 25 milliards d'euros) permettra à Nestlé de se désendetter et de poursuivre ses opérations de croissance externe dans la nutrition.

Le laboratoire pharmaceutique suisse Novartis a racheté 77% des parts détenues par Nestlé dans le spécialiste américain de l'ophtalmologie Alcon.
Le laboratoire pharmaceutique suisse Novartis a racheté 77% des parts détenues par Nestlé dans le spécialiste américain de l'ophtalmologie Alcon.
"Dans le monde d'aujourd'hui, il est juste de dire que Nestlé n'a pas besoin d'Alcon et qu'Alcon n'a pas besoin de Nestlé", avait déclaré Peter Brabeck, patron de Nestlé, en octobre dernier. Il suffisait aux dirigeants de Nestlé de trouver le bon acquéreur. C'est fait. Le laboratoire pharmaceutique suisse Novartis a annoncé ce lundi le rachat des 77% que détient Nestlé dans le spécialiste américain de l'ophtalmologie Alcon.

"Nous en avions envie depuis très longtemps", a reconnu le président-directeur général Daniel Vasella lors d'une téléconférence. Le laboratoire bâlois précise que cette opération "facilitera l'accès au marché en rapide croissance de l'ophtalmologie". Alcon a enregistré en 2007 un chiffre d'affaires de 5,6 milliards de dollars pour des résultats opérationnel de 1,9 milliard et un bénéfice net de 1,6 milliard. Le groupe emploie 14.500 personnes dans 75 pays.
"Cette acquisition fait progresser notre stratégie visant à accéder aux segments en forte croissance du marché de la santé tout en équilibrant les risques intrinsèques", explique Daniel Vasella, cité dans le communiqué.

L'opération se fera en deux étapes pour un prix total de 39 milliards de dollars (25 milliards d'euros), précise dans un communiqué le laboratoire bâlois. Dans un premier temps, Novartis rachètera 25% au prix unitaire de 143,18 dollars, soit une somme de 11 milliards de dollars environ. La conclusion est prévue au second semestre 2008.

Le groupe bâlois dispose d'une option exclusive pour la part restante de 52% à un prix fixé à 181 dollars par action, totalisant quelque 28 milliards de dollars. Cette opération peut se dérouler entre janvier 2010 et juillet 2011.

Novartis a l'intention de financer la première étape avec ses réserves de liquidités internes et en recourant à un financement externe à court terme estimé actuellement à 5,5 milliards de dollars. Le financement de la seconde étape devrait être assuré par la trésorerie et un nouvel emprunt.

De son côté, Nestlé utilisera le produit de la vente pour réduire son endettement qui a fortement progressé après le rachat de Gerber (ex-filiale de Novartis) en septembre 2007 pour 5,5 milliards de dollars et pour des opportunités dans le domaine de la nutrition, la santé et le bien-être. Tous les regards sont tournés vers L'Oréal dans lequel Nestlé détient une participation importante. Mais une nouvelle fois, la firme de Vevey indique qu'aucune décision ne sera prise avant 2009".

En attendant que la cession d'Alcon soit effective dans sa totalité, Nestlé consolidera sa part dans ses comptes. La direction de Nestlé s'attend à ce que la transaction soit relutive sur le bénéfice par action dès 2008.


latribune.fr

mercredi 5 septembre 2007

Coca Cola HBC rachète une compagnie russe pour 191,5 millions d'euros

Coca Cola Hellenic Bottling, deuxième société d'embouteillage au monde, a racheté la compagnie russe de production de boissons Aquavision pour 191,5 millions d'euros.

Le groupe grec Coca Cola Hellenic Bottling (CCHBC) a bouclé le rachat pour 191,5 millions d'euros de 100% de la compagnie russe de production de boissons Aquavision qui appartenait à la holding Health Tech Corporation (HTC).

La transaction a été approuvée par le Service fédéral anti-monopole russe, a annoncé HTC. Aquavision dispose d'une usine située près de Moscou étendue sur 25 hectares et dotée de quatre unités de production. La compagnie russe a récemment lancé des jus de fruits sous la marque "botaniQ".

Leader du secteur agroalimentaire en Grèce, côté à Athènes, Sydney, Londres et New York, le groupe CCHBC, deuxième société d'embouteillage au monde, est présent dans 28 pays.

latribune.fr

mardi 4 septembre 2007

Nestlé achète les eaux Henniez en Suisse

La multinationale helvétique Nestlé a annoncé l'acquisition des Sources minérales Henniez pour 95 millions d'euros.

Nestlé a annoncé l'acquisition des Sources minérales Henniez après un accord avec la famille Rouge, qui cède sa majorité de 61,66% au prix de 3.000 francs suisses (1.822,95 euros ) par action.

Une offre publique d'achat portant sur le solde de la société d'eaux minérales et gazeuses sera lancée au prix de 5.303 francs (3.222,36 euros) par action, explique la multinationale helvétique.

Le montant de la transaction s'élève à 155 millions de francs suisses (95 millions d'euros) et, au final, Nestlé Waters détiendra un peu moins de 25% des parts de marché en Suisse dans le secteur des eaux embouteillées.

Henniez, qui emploie plus de 270 personnes sur trois sites dans les cantons de Vaud et du Valais, a réalisé un chiffre d'affaires de 152 millions de francs (92,38 millions d'euros) en 2006.

latribune.fr

jeudi 19 juillet 2007

Nestlé et PepsiCo auraient envisagé une fusion au printemps

[ 19/07/07 - 09H04 - AFP ]


Les groupes suisse Nestlé et américain PepsiCo, deux géants mondiaux de l'alimentation, ont envisagé une fusion au printemps avant d'abandonner le projet, affirme jeudi le Wall Street Journal.
Les discussions ont été ouvertes à l'initiative de PepsiCo, selon le journal qui cite des sources proches des négociations. Le groupe américain a pour ambition de diversifier sa gamme de produits vers les aliments dits de "bien-être" pour être moins dépendant des sodas et des en-cas salés et sucrés.
Mais Nestlé, qui veut s'orienter également vers des produits plus sains, a considéré qu'une fusion l'éloignerait de cet objectif et a décliné l'offre.
La fusion posait également des problèmes d'équilibre financier puisque la valeur boursière de Nestlé est une fois et demi supérieure à celle de PepsiCo.
Des rumeurs récurrentes sur les marchés boursiers ont donné PepsiCo comme un repreneur potentiel du groupe français Danone au cours des derniers mois.